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Le mensonge: l’évolution

La Genèse : la clé pour défendre votre foi

par Ken Ham


          Ce livre est disponible chez:
          Editions l’Oasis
          B.P. 31
          34210 OLONZAC - FRANCE
          tél 04 68 32 93 55
          fax 04 68 91 38 63
          editionsoasis@wanadoo.fr

Publié en les États-Unis par Master Books. Copyright en 1987 par Ken Ham. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne doit être utilisée ou reproduite sous quelque forme que ce soit sans l’autorisation écrite de l’imprimeur, sauf dans le cas de brèves citations dans des articles ou compte rendus. Pour tout renseignement, s’adresser à :

Master Books, Inc.
P.O. Box 727
Green Forest, AR 72638
Etats-Unis

Dédicace

Cet ouvrage est dédié à trois personnes exceptionnelles sans lesquelles il n’aurait jamais vu le jour:

Tout d’abord, à ma mère et à mon défunt père pour leur attachement aux Ecritures. Convaincus de la véracité de ses doctrines, ils en ont accepté les principes sans compromis et les ont appliqués à tous les domaines de leur vie. Cette éducation m’a équipé pour qu’une autorité plus élevée (le Seigneur) puisse m’appeler à Son service à plein temps. Je rends grâces à Dieu pour cette formation chrétienne et pour la conviction de mes parents concernant la Parole infaillible de Dieu.

Ensuite, à ma chère épouse, Molly, solidaire avec moi dans tous les aspects de la vie et dans le ministère de la défense du créationnisme. Sa consécration sincère et dévouée, compte tenu de mon engagement dans ce travail de première importance, peut être résumée par ces paroles de Ruth : “Où tu iras, j’irai, où tu demeureras, je demeurerai” (Ruth 1 :16). Les capacités dont Dieu l’a dotée et son amour pour nos quatre enfants ont été une grande bénédiction. Cela m’a permis de m’absenter assez souvent pour proclamer le Dieu créateur à des millions de personnes dans le monde entier.

L’auteur

Kenneth A. Ham (diplomé des Sciences appliquées, diplômé en Education) est le fondateur-directeur de l’association “Answers in Genesis” (Réponses dans la Genèse) aux Etats-Unis et de l’organisme “Creation Science Foundation” (Fondation pour la science créationniste) en Australie. Son arrière-plan en tant que professeur de biologie des écoles secondaires publiques lui a permis de comprendre les implications scientifiques les plus complexes du débat création/évolution.

M. Ham a donné des conférences dans des milliers d’églises, d’écoles, de facultés et d’universités. Il a été invité à participer à de nombreuses émissions de radio et de télévision. Il anime également une émission quotidienne de radio intitulée “Answers with Ken Ham” (Réponses avec Ken Ham) . Son ministère s’efforce de démontrer à quel point la question création/évolution fait partie intégrante de la vie d’un chrétien. Communicateur humoristique aux anecdotes captivantes, il a le don de rendre compréhensibles, pour l’auditeur non-averti, les philosophies complexes et souvent embrouillées.

Ken Ham est l’auteur d’un livre de poèmes pour enfants : “A is for Adam” (A est pour Adam), et il est co-auteur de : “The Answer Book” (Le livre des réponses). On peut entrer en contact avec Ken aux adresses suivantes :

Etats-Unis :
Answers in Genesis
P.O. Box 510 Hebron, KY 41048 USA
Téléphone : (859) 727-2222 Télécopie : (859) 727-2299

UK :
Answers in Genesis
PO Box 8078
Leicester LE21 9AJ
United Kingdom
Téléphone : (0116) 2708400 Télécopie : (0116) 2700110

Table des matières

Remerciements
Avant-propos
Introduction

Premier chapitre — Le christianisme en butte aux attaques

Dans notre société, la guerre fait rage entre le christianisme et l’humanisme. Bien peu de gens comprennent que le conflit se situe au niveau des fondements : la création contre l’évolution. Avant de se lancer dans un combat, il est essentiel d’en situer le champ de bataille. Ce chapitre définit la vraie nature de ce conflit.

Deuxième chapitre — Croire à l’évolution est un choix moral et religieux

Les médias et l’école publique nous disent qu’il est impossible d’enseigner le récit de “la création” dans les écoles, parce que ce récit relève de la religion, tandis que “l’évolution” fait partie de la science. Mais quiconque comprend les principes de base de la science arrive à la conclusion que l’évolution est, en réalité, une religion.

Troisième chapitre — Croire à la création est un choix moral et religieux

Les théories de la création et de l’évolution relèvent à la fois de la science et de la foi. La controverse ne se situe pas entre la religion et la science, mais entre la science d’une religion et celle d’une autre.

Quatrième chapitre — La racine du problème

Les gens refusent d’accepter la théorie de la création car cela implique qu’un créateur en a établi les règles. Si l’homme croit à l’existence de ce créateur, il ne pourra plus établir ses propres règles.

Cinquième chapitre — Des fondations qui s’effritent

Si on éliminait la Genèse, la structure du christianisme commencerait à s’effondrer. Une philosophie dictée par l’opinion (et basée sur l’évolution) est en train de détruire la société.

Sixième chapitre — La Genèse : ça compte

De nombreux chrétiens ne se rendent pas compte que les événements décrits dans le livre de la Genèse sont des événements littéraux et historiques (y compris ceux de Genèse 1-11). Ils constituent le fondement de toute la doctrine chrétienne. Toutes les doctrines de la théologie biblique tirent leur origine, directement ou indirectement, du livre de la Genèse. Pour comprendre Dieu et ce qu’Il représente pour l’homme, il est indispensable de comprendre et de croire le récit de la Genèse. S’il s’agissait seulement d’un mythe ou d’une allégorie, alors les doctrines du christianisme n’auraient aucun fondement.

Bien des chrétiens ajoutent les principes de l’évolution à la Bible. Ils acceptent Dieu en tant que créateur, mais limitent Son rôle à contrôler le processus de l’évolution. Ce point de vue est en contradiction avec plusieurs aspects du christianisme.

Septième chapitre — La mort : Une malédiction et une bénédiction

Dans un monde créé par le Dieu d’amour, il est facile de comprendre la raison de la souffrance et de la mort . L’évolution (avec ses millions d’années de lutte et de mort) détruit le fondement du message de la croix.

Huitième chapitre — Les méfaits de la théorie de l’évolution

Accepter la théorie athée de l’évolution c’est rejeter le Dieu créateur. Au cours des années, bien des gens se sont servis de la théorie de l’évolution pour justifier l’avortement, le communisme, le nazisme, l’usage abusif de la drogue, l’homosexualité, et d’autres aberrations. La popularité de cette théorie s’est accrue parallèlement à celle de ces phénomènes sociaux. Bien entendu, la théorie de l’évolution n’est pas la cause directe des maux de notre société ; toutefois, on s’est servi de ses principes pour rendre acceptables ces idéologies et ces moeurs. En définitive, ces problèmes sont la conséquence directe du rejet du Dieu créateur.

Neuvième chapitre — L’évangélisation dans un monde païen

Un grand nombre de nos lecteurs n’ont peut-être jamais entendu le terme d’“évangélisation créationniste”. C’est une méthode tout à fait biblique. Paul lui doit une bonne partie de ses réussites. Il faut que l’église s’en serve pour rétablir des fondements justes; alors, seulement, elle pourra présenter le message global de l’Evangile. A l’heure actuelle, la théorie de l’évolution est le plus grand obstacle à la pénétration de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ dans les coeurs. L’évangélisation créationniste est une méthode puissante pour renverser ces barrières et pour ouvrir les coeurs et les esprits à l’Evangile.

Dixième chapitre — Bergers, réveillez-vous !

Une plaidoierie s’adresse aux pasteurs et aux responsables spirituels afin qu’ils reconnaissent l’importance de la question création/évolution. Ce n’est pas une question d’ordre secondaire. Beaucoup de responsables religieux ne comprennent pas la vraie nature de cette controverse car ils sont convaincus que ce qu’ils ont appris en classe relève de la vraie science. L’Eglise subit les conséqences de ces compromis avec la théorie de l’évolution.

Onzième chapitre — La création, le déluge et le feu à venir

Dans II Pierre 3, l’apôtre annonce qu’à la fin des temps, les hommes ne croiront plus en Dieu en tant que Créateur. Ceci devrait être un véritable avertissement sur l’importance des origines du monde. La prédiction en II Pierre 3, concernant les derniers jours, s’accomplit sous nos yeux.

Annexes

Le matériel contenu dans les annexes a pour but de répondre de manière détaillée aux questions fréquemment posées sur la controverse création/évolution.

Annexe 1 : Vingt raisons démontrant l’incompatibilité entre la Genèse et l’évolution.

Annexe 2 : Pourquoi Dieu a-t-Il pris 6 jours pour la création ?

Remerciements

Cet ouvrage est le fruit de dix années d’expérience dans le ministère créationniste en Australie. Il n’est pas facile de se souvenir de tous ceux qui m’ont aidé et influencé pendant cette période.

Le jour où nous avons inauguré la Fondation pour la Science Créationniste en Australie, nous n’imaginions pas que notre oeuvre s’étendrait ainsi dans le monde entier. Mes collègues, le Professeur Rendle-Short, le Dr. John Osgood, le Dr. Andrew Snelling et le Dr. Steve Gustafson retrouveront dans cet ouvrage des bribes de leurs recherches et de leur enseignement. Ces hommes m’ont beaucoup aidé au cours de ces années.

Mes remerciements les plus sincères vont aux MM. W.F.G. Gadsby et Robert Doolan, au Pasteur P. Gadsby et au Dr. Len Morris, lesquels se sont chargés de la révision et de la relecture du manuscrit. Je tiens également à remercier mon très cher ami, le Dr. Carl Wieland. Malgré les graves traumatismes résultant d’un terrible accident de la circulation, il m’a aidé à réviser le manuscrit. J’y ai incorporé ses suggestions, ce qui a donné au manuscrit une finesse que je n’aurais jamais pu lui donner moi-même.

J’exprime ici ma reconnaissance envers mes deux secrétaires dévouées. Carol Van Luyn a passé de nombreuses heures à dactylographier le manuscrit. Margaret Buchanan a fait preuve d’expertise et de patience au cours des centaines d’heures nécessaires à l’édition du manuscrit.

Je voudrais également remercier mon ami Steve Cardno, le dessinateur graphique de notre Fondation, pour ses efforts dans la préparation des illustrations qui jalonnent ce livre. Celles-ci et bien d’autres sont reproduites sur transparents et me sont très utiles dans mon ministère d’enseignement.

A plusieurs reprises, le lecteur trouvera dans cet ouvrage le nom du Dr. Gary Parker. Ce dernier est un conférencier et un auteur créationniste bien connu. J’ai eu l’honneur de participer à de nombreuses conférences à ses côtés, tant en Australie qu’aux Etats-Unis. Les nombreuses expériences vécues ensemble ont beaucoup enrichi cet ouvrage.

Enfin, je tiens à remercier sincèrement le Dr. Henry Morris de la “Creation Research Foundation” (Fondation pour la Recherche sur la Création). Ses livres, en particulier “The Genesis Record” (Le Compte rendu de la Genèse), ont profondément influencé ma vie. Face à lui, je me considère plutôt comme un apprenti … et le maître reconnaîtra sans aucun doute les empreintes de son travail au fil des pages de ce livre. Merci, enfin, à tous mes amis et collègues qui, ces dernières années, ont été pour moi un précieux soutien.

Avant-propos

Eprouvez-vous des difficultés à amener vos amis et connaissances à croire en Dieu et en Son Fils, Jésus-Christ, afin que leurs vies soient transformées ? Vous demandez-vous pourquoi l’église semble perdre du terrain face aux maux de ce siècle impie ? Ce livre n’explique pas seulement la raison de tels problèmes mais il offre aussi une solution efficace. Après avoir lu l’analyse logique de la situation et la solution simple proposée par Ken Ham, vous direz probablement : “Pourquoi donc n’y ai-je pas pensé moi-même?”

A une vitesse grandissante, la société approuve les moeurs qui étaient jugées, il y a à peine trente ans, non seulement mauvaises, mais illégales. Il fut un temps où l’église chrétienne exerçait une influence significative sur notre société, tandis qu’aujourd’hui la société s’efforce d’effacer tout vestige de son héritage chrétien. Après s’être répandu comme une traînée de poudre, depuis un petit groupe de croyants au premier siècle, le christianisme a touché les quatre coins du globe. Mais, de nos jours, le christianisme perd du terrain plus rapidement qu’il n’en avait gagné jadis.

Il y a une cause profonde à ce retournement de situation, une erreur fondamentale dans notre manière d’évangéliser. A une certaine époque, les chrétiens influençaient les moeurs sociales du pays ainsi que sa législation; tandis que, de nos jours, même dans les pays comme les Etats-Unis, où la constitution garantit le libre exercice de la religion, leurs droits sont bafoués.

Dans cet ouvrage, Ken Ham va au fond du problème. Il montre à quel point nous avons lutté contre les symptômes du problème, tout en ignorant la cause première. Pourquoi n’avons-nous pas pu convaincre la société de combattre les fléaux que sont l’avortement, le divorce, l’homosexualité, la pornographie et la drogue? M. Ham a identifié la racine du problème. La cause en est si subtile que la plupart des grands groupements religieux sont tombés dans le piège sans pouvoir le reconnaître.

Depuis l’école publique jusqu’au séminaire de théologie, on enseigne que l’évolution est un fait scientifique, au même titre que la loi de la pesanteur. Les étudiants ont conclu que tout doit avoir une explication naturaliste; par conséquent, ils ont oublié Dieu. Ils savaient de toute façon que les Dix Commandements gêneraient leur style de vie donc ils se sont hâtés d’échapper à cette contrainte. Ils ont adopté une nouvelle moralité : “si cela vous procure une sensation agréable, allez aussi loin que vous le pouvez sans vous faire prendre au piège”.

S’il n’y a pas de créateur, il n’y a aucun but à la vie. Personne ne nous surveille et nous n’avons aucun compte à rendre pour nos actions. Nous voici donc à la racine des problèmes de notre société. Lorsque le Dieu créateur disparaît du tableau, il n’y a plus d’absolu. Cela engendre le mépris des lois et des principes et l’homme erre dans un univers sans raison d’être, influencé par ses passions et la situation du moment.

M. Ham démontre que le livre de la Genèse, en particulier, est un compte rendu d’événements réels corroboré par des évidences scientifiques indiscutables. De plus, il montre de quelle manière la remise en question de ce livre biblique, même au sein du christianisme, a provoqué la dégénérescence de la société, au point que le seul code moral qu'elle accepte est basé sur les slogans suivants : “la survie du plus fort” ; “fais tout ce dont tu as envie” et “si ça te fait plaisir, vas-y”. Il n’y a plus aucun principe moral absolu.

Ce livre devrait être lu par tous les chrétiens. Il leur fournira les réponses aux questions posées le plus fréquemment par le non-croyant. Il donnera aussi des conseils aux parents qui doivent préparer leurs enfants à faire face à un monde impie et rebelle. M. Ham puise dans une richesse d’expérience qu’il a acquise au fil des ans en répondant aux questions posées après ses conférences aux Etats-Unis et en Australie.

Luther D. Sunderland
Janvier 1987
Auteur de “L’Enigme de Darwin : Fossiles et autres problèmes”

Introduction

J’ai été élevé dans un foyer chrétien où l’on croyait fermement à l’infaillibilité et à l’inerrance de la Bible en tant que Parole de Dieu. Nous devions en appliquer les principes à tous les domaines de notre vie. Je pressentis un grand conflit lorsqu’à l’école secondaire, on nous enseigna la théorie de l’évolution. Si le récit de la Genèse n’était pas véridique, alors à quelle partie de la Bible pouvais-je me fier ?

Mes parents savaient que la théorie de l’évolution était erronée puisque, dans la Genèse, Dieu nous décrit la création du monde de manière détaillée. Pour eux, ces détails faisaient partie du fondement même du christianisme. A cette époque, nous ne disposions pas de la riche documentation sur le conflit création /évolution produite depuis par des organismes tels que “the Institute for Creation Research” (l’Institut pour la Recherche sur la Création). Je suis allé demander à mon pasteur comment résoudre cette énigme. Il m’a conseillé d’accepter les principes de l’évolution et de les greffer au récit biblique de la création, m’expliquant que c’est par cette méthode que Dieu créa tous les êtres vivants. Son conseil ne réglait pas du tout mon problème. Si la Parole de Dieu avait été faussée dans la Genèse, comment croire au reste des Ecritures ?

Au cours de mes études scientifiques à l’université et de mes années de formation pédagogique, je mis ce problème de côté et me contentai de régurgiter, sans y croire, l’enseignement de mes professeurs sur les principes de l’évolution. Je n’avais aucune raison scientifique de ne pas y croire mais je savais que, du point de vue biblique, cette théorie devait être fausse, sinon ma foi allait se désagréger.

Peu de temps avant d’obtenir mon premier poste d’enseignant, M. Gordon JONES, directeur adjoint d’un établissement de formation pédagogique et membre de notre église, me remit un petit livre exposant les failles les plus évidentes de la théorie de l’évolution. Il me cita également des ouvrages que certains auteurs, comme le Dr. Henry MORRIS, commençaient à publier sur ce sujet. Je me mis à fouiller les librairies pour y trouver tous les ouvrages sur la question. Je découvris qu’il était facile de défendre les principes de la création contre ceux de l’évolution. C’est alors que le Seigneur me chargea de la lourde responsabilité de divulguer cette information. Je ne comprenais pas pourquoi l’église ne s’en était pas chargée, puisque ces arguments avaient vraiment restauré ma foi dans les Ecritures.

Découvrir que le livre de la Genèse était le fondement même de toute la doctrine chrétienne fut, pour moi, une vraie révélation. Cet ouvrage est la synthèse de toutes les conférences que je donne aux chrétiens pour leur faire comprendre l’importance de la Genèse et le conflit qui oppose la théorie de la création à celle de l’évolution. De très nombreux auditeurs sont venus m’avouer qu’ils ne s’étaient jamais rendus compte de l’importance et de la pertinence de la Genèse ; plusieurs d’entre eux m’ont confirmé que ma conférence avait ravivé leur foi. Il est encourageant de savoir, qu’aujourd’hui encore, bon nombre d’entre eux soutiennent de tout coeur les ministères de la défense du créationnisme.

Cet ouvrage présente la pertinence du texte littéral de la Genèse et je prie qu’il éveille l’esprit et le coeur de pasteurs, de croyants, de chercheurs et d’étudiants.

Chapitre 1
Le christianisme en butte aux attaques

A la fin d’une conférence, un jeune homme s’approcha de moi en s’exclamant : “Ce que vous avez dit … c’est comme si une lampe avait tout à coup éclairé mon cerveau !” Et une jeune femme d’ajouter : “Vous m’avez fait comprendre que je voyais le christianisme comme si j’étais arrivée au milieu d’un film. Mais, ce soir, vous m’avez tout montré depuis le début. Maintenant je comprends vraiment ce qu’est le christianisme.” Un homme d’âge mûr a renchéri : “L’information que vous nous avez donnée est comme une clé. Elle dévoile non seulement la cause des problèmes dont souffre notre société mais aussi le secret d’un témoignage efficace pour Jésus-Christ … Merci. ”

Nous vivons des temps extrêmement difficiles. La société dans son ensemble s’oppose de plus en plus au christianisme. On accepte l’homosexualité et l’avortement, on refuse de respecter l’autorité ainsi que l’éthique du travail ; on abandonne le mariage, tout comme les habits, on s’adonne à la pornographie, la délinquance augmente et j’en passe. Même dans les pays soi-disant “chrétiens”, les chrétiens doivent lutter pour la liberté d’expression.

Comment ces changements sont-ils arrivés dans notre société ? Pourquoi les gens vous regardent-ils d’un air ironique lorsque vous leur parlez de Christ ? Pourquoi ne veulent-ils plus entendre parler de l’Evangile ? La cause doit en être fondamentale. Dans ce livre, vous découvrirez les principales raisons pour lesquelles notre société s’est détournée de Christ. Mais, mieux encore, vous y trouverez une méthode biblique (qui vous assurera le succès) pour gagner ces vies au Seigneur.

Dans le passé, notre société reposait sur les principes absolus du christianisme. Tout le monde savait ce qu’il fallait faire et ce qu’il ne fallait pas faire. Les déviations sexuelles, le divorce injustifié, l’avortement, la pornographie et l’affichage de la nudité étaient inacceptables. La société infligeait diverses sanctions aux coupables. Notre sens des valeurs provenait des principes énoncés dans la Bible comme les Dix Commandements. La grande majorité des gens acceptait ou, du moins, respectait la croyance en Dieu.

Mais, depuis quelques années, de plus en plus de gens rejettent le Dieu de la Bible. Comme ils ne croient plus en Dieu, ils attaquent les fondements même de la société dans laquelle ils vivent. Ainsi, si Dieu n’existe pas, pourquoi devrait-on se plier aux Dix Commandements ? Qui peut s’arroger le droit de déclarer que l’homosexualité est une pratique immorale ? Pourquoi les femmes ne pourraient-elles pas se faire avorter dès qu’elles en expriment le désir ? Dès que les gens chassent Dieu de leur conscience, ils se mettent à modifier toutes les lois fondées sur les principes absolus du christianisme et données par le Dieu créateur (et donc possesseur) de toutes choses.

Les principes absolus du christianisme ont été dilués ou même retirés des fondements de la société pour être remplacés par une vue globale qui dit: “Pourquoi adopter les moeurs chrétiennes, vivre et organiser notre monde selon les principes bibliques ? Il existe d’autres façons d’agir : il faut tolérer toutes les croyances religieuses et tous les modes de vie qui diffèrent des nôtres.” Toutefois, cette soi-disant “tolérance” est, en réalité, une intolérance envers les principes absolus du christianisme. Cette fausse tolérance a progressivement et subtilement détruit le christianisme à l’insu de la majorité des chrétiens. Beaucoup de chrétiens se sont mis à croire qu’ils n’avaient pas le droit d’imposer leur point de vue à la société. On nous dit, par exemple, que ceux qui s’opposent à l’avortement ne doivent pas chercher à imposer leurs opinions personnelles à la société. Mais avez-vous déjà entendu faire ce reproche à ceux qui sont favorables à l’avortement ? Ce sont donc ces derniers qui imposent leur opinion personnelle à la société : la légalisation de l’avortement ! Quoi que l’on fasse, l’un des partis impose forcément son optique personnelle sur l’autre. La neutralité n’existe pas ; malheureusement, bon nombre de chrétiens se sont laissés piéger. Ils croient qu’ils peuvent rester neutres.

De la même manière, beaucoup d’établissements chrétiens d’enseignement supérieur déclarent : “Nous n’adoptons aucune position dogmatique sur la Genèse. Nous tolérons tous les points de vue.” Mais alors, que répondent ces gens quand on leur demande : “Pourriez-vous accepter la position selon laquelle nous devons prendre le texte de la Genèse dans son sens littéral ?” “Ah, non !” s’exclament-ils, “nous ne pouvons pas nous permettre cette façon de voir parce que nous reconnaissons toutes les façons de penser !” En réalité, ils ont choisi une position dogmatique pour enseigner à leurs étudiants une optique dogmatique : il n’est pas nécessaire d’accepter la Genèse dans son sens littéral si on ne le désire pas.

Au cours de l’une de mes conférences, quelqu’un m’a dit sur un ton fâché : “Ce n’est pas juste. Vous affirmez avec insistance qu’il faut prendre la Genèse dans son sens littéral, que Dieu a vraiment créé le monde en six jours, que la théorie de l’évolution est fausse et qu’un déluge a réellement recouvert toute la terre. Vous faites preuve d’intolérance vis-à-vis d’autrui. Vous devez vous montrer tolérant envers ceux qui, comme moi, croient que Dieu s’est servi de l’évolution et que le texte de la Genèse est tout simplement symbolique.” Je lui demandai alors, “Que voulez-vous que je fasse ?” Il me répondit, “Vous devez accepter que d’autres points de vue puissent être vrais et vous devez vous montrer tolérant envers les opinions qui diffèrent des vôtres.” “Hé bien voilà ”, lui répliquai-je alors, “selon moi, la Genèse doit être prise au sens littéral. C’est le seul point de vue qui soit correct. Toutes les autres manières d’aborder la Genèse sont erronées. Etes-vous prêt à tolérer mon point de vue ?” Embarrassée, cette personne hésita … je pouvais presque l’entendre penser : “Si je dis oui, j’accepte qu’il affirme que les points de vue comme le mien sont erronés ; si je dis non, alors, évidemment, je fais preuve d’intolérance envers son point de vue. Que faire ?” Il me regarda alors en s’exclamant : “C’est de la sémantique !” En fait, il s’avouait vaincu et refusait d’admettre qu’il ne tolérait pas mon opinion. Cette personne avait adopté une position aussi dogmatique et étroite d’esprit que la mienne.

Les affirmations dogmatiques sont rarement appréciées. On entend souvent dire, “Vous ne pouvez pas parler de manière aussi dogmatique !” En disant cela, ils sont eux-mêmes dogmatiques. Ils pensent que certaines personnes sont dogmatiques et que d’autres ne le sont pas. La question n’est pas de savoir si vous êtes dogmatique ou non, mais par quel dogme vous préférez « être dogmatisé » !

Un jour, un groupe du nom de “Tolérance” se forma. Ses membres soutenaient que nous devions tolérer toutes les pratiques, les croyances et les traditions religieuses. Il fallait faire disparaître l’intolérance de la société. Il était intéressant d’étudier leur dépliant dans lequel ils dressaient la liste de toutes les pratiques auxquelles ils s’opposaient. La plupart des choses qu’ils ne toléraient pas étaient liées aux christianisme. Ils déclaraient, en réalité, que la société devait tout tolérer, sauf le christianisme !

Le concept d’ouverture d’esprit naît de l’idée que la vérité absolue n’existe pas ou que personne ne peut jamais vraiment connaître toute la vérité. Certains disent qu’il n’existe pas d’absolu ! Cette façon de penser provient d’une philosophie anti-biblique selon laquelle tout est relatif.

La société tolère de moins en moins les vérités absolues du christianisme, c’est-à-dire les vérités et les principes inaltérables des Ecritures. En continuant ainsi, elle finira très certainement par déclarer le christianisme comme illégal. Lorsque les valeurs morales de notre société reposaient sur les principes absolus du christianisme, les activités immorales, comme l’homosexualité et la pornographie étaient proscrites. Depuis lors, on a observé un retournement de situation fondamental. Les valeurs de la société reposent maintenant sur une “moralité relative” : vous pouvez faire tout ce qui vous plaît et vous n’avez à rendre compte de vos actes qu’à vous-mêmes, tant que vous réussissez à convaincre une majorité de la population que vos actes ne font de mal à personne. La société n’a donc plus le droit de formuler des objections face aux écarts sexuels, à l’affichage public de la nudité et à d’autres actes de ce genre tant que la loi (qui est sans cesse modifiée pour être plus “tolérante”) n’est pas enfreinte.

A partir de Ses principes absolus, Dieu a établi des lois auxquelles nous devons nous plier. Les chrétiens ne peuvent pas s’entendre avec une collectivité mondiale à la moralité relative. L’un des groupes devra inévitablement se plier devant l’autre. Notre société se compose de deux corps de doctrine qui s’opposent férocement. Il s’agit en fait d’un combat spirituel d’envergure. Malheureusement, bien des chrétiens perdent la bataille parce qu’ils n’ont pas su reconnaître la nature du conflit dans lequel ils sont engagés.

Je suis convaincu que ce conflit spirituel s’enracine dans la question des origines du monde (création ou évolution ?). Bien que pour le lecteur cette idée puisse paraître étrange ou nouvelle, elle est l’essence même de la lutte que nous menons pour gagner l’âme de notre prochain, que ce soit du point de vue biblique ou de celui de la logique.

La majorité des gens ont une conception erronée de la nature du conflit qui oppose la création à l’évolution parce qu’ils sont amenés à croire que la théorie de l’évolution appartient au domaine des sciences. Ce n’est pas du tout une science (voir chapitre 2). C’est un corps de doctrine concernant le passé. Nous n’avons pas accès au passé. Nous ne disposons que du présent. Sur l’échelle du temps, tous les fossiles, les animaux vivants, les plantes et notre planète, ainsi que tout l’univers appartiennent au présent. Nous ne pouvons pas faire d’expérience directe sur le passé en suivant la méthode scientifique (selon laquelle il faut recréer une chose pour observer son développement) puisque les seules preuves dont nous disposons appartiennent au présent.

Il est important de comprendre que, par définition, ceux qui croient à la création font aussi une déclaration de foi au sujet du passé. Ils se basent sur le récit contenu dans la Bible (la Parole de Celui qui était présent et qui sait tout sur toutes choses).

La théorie de l’évolution est présentée par des hommes qui n’étaient pas présents à l’origine et qui ne prétendent pas être omniscients. En fait, tout le conflit repose sur une question essentielle : croyons-nous ce que nous dit Dieu (qui était présent à l’origine), ou ce que disent des êtres humains faillibles, quelles que soient leurs compétences, (des hommes qui étaient absents à l’origine de toutes choses) ?

Il est surprenant de constater qu’en notre ère soi-disant “scientifique”, si peu de gens comprennent vraiment ce qu’est la science et sur quels principes elle repose. Bien des gens croient que les savants sont des hommes impartiaux qui, vêtus de leur blouse blanche de laboratoire, recherchent la vérité de manière objective. En réalité, les savants sont tout simplement des hommes et des femmes comme nous! Ils s’attachent eux aussi à des croyances et à des préjugés. Leurs préjugés dictent leur utilisation des preuves et en particulier leur choix de certaines preuves par rapport à d’autres. Les savants ne font pas preuve d’objectivité dans leurs recherches; ils ne sont pas neutres.

Bien des gens ne comprennent pas ce qu’est le préjugé. Ils pensent que certaines personnes ont des partis pris et que d’autres n’en ont pas. Prenez un athée, par exemple. Il ne croit pas que Dieu existe. Si un athée devait se poser la question suivante : “Dieu a-t-Il créé le monde?”, sa réponse serait forcément, “non”. Dès qu’un athée commence à se laisser troubler par cette question, il cesse d’être athée. Ainsi, quelles que soient les découvertes du savant athée dans le domaine des fossiles ou de la nature qui les entoure, il ne changera pas de point de vue. Il ne pourra jamais les associer à des événements bibliques tels que le déluge au temps de Noé. Même s’il découvrait un immense bateau au sommet du mont Ararat, il ne pourrait jamais se permettre d’y voir une preuve du récit biblique de l’arche de Noé. Ce serait s’écarter de son optique religieuse d’athée. Toutes les opinions d’un athée sont préconçues dès le départ. Il est important d’y penser en lisant un ouvrage ou en regardant un documentaire télévisé produit par un athée.

Bien des opinions préconçues m’ont été présentées dans des circonstances très diverses. Ainsi, lors d’une interview à la radio à Denver, au Colorado, le présentateur m’a dit qu’il me donnait sept minutes pour exposer des preuves en faveur de la création et qu’il se contenterait de m’écouter sans rien dire. Alors, je me mis à décrire en détail les récits bibliques du déluge, de la Tour de Babel, ainsi que d’autres faits significatifs. J’expliquais comment des découvertes dans d’autres cultures ainsi que dans le domaine des fossiles soutenaient le récit biblique. J’explorais ensuite divers aspects de la création pour démontrer la véracité de la Bible. Au bout des 7 minutes, le présentateur s’exclama sur les ondes : “Hé ! bien, je n’ai rien entendu qui puisse appuyer la théorie de la création ; la discussion est close”. En réalité, il déclarait qu’il n’était pas prêt à accepter les preuves que je lui avais données, parce qu'il voulait s'accrocher à son idée préconçue : l’agnosticisme. Un agnostique est totalement partial. Convaincu qu’on ne peut rien savoir avec certitude, quelles que soient les preuves présentées, il vous répondra toujours, “Je n’en sais rien”. Dès qu’il “sait”, il cesse d’être agnostique. Du point de vue biblique, Romains 1 nous enseigne que les preuves de la création se trouvent tout autour de nous et que, par conséquent, quiconque ne croit pas à notre Créateur et Sauveur est condamné. Reconnaissons également qu’il n’est pas nécessaire de voir le Créateur pour croire à la création. Ce n’est pas parce qu’on ne peut voir l’architecte et le constructeur d’une maison qu’on peut déclarer qu’elle a été conçue par pur hasard.

Mais alors, qu’en est-il du “révélationniste”, qui croit que le Dieu de l’histoire s’est révélé dans un livre (un livre qui dit plus de trois mille fois être la Parole de Dieu) ? Peut-il considérer même l’espace d’une seconde la proposition opposée, c’est à dire, que Dieu n’a pas créé le monde ? Non, parce que ses convictions reposent sur le fait que Dieu est notre créateur et que Sa Parole est véridique.

Athées, agnostiques, révélationnistes et théistes ont des convictions religieuses. Leur interprétation des preuves dépendra donc des principes sur lesquels reposent leurs opinions religieuses. Il ne s’agit pas de savoir si vos opinions sont préconçues ou non (elles le sont) mais de décider à laquelle de ces préconceptions vous adhérez.

Dans beaucoup d’écoles, il existe des exemples frappants de préjugés face à la théorie de la création. La conversation qui suit démontre la mentalité des élèves d’une l’école publique et illustre parfaitement la notion de préjugé. A la fin d’une présentation de la création, un élève déclara : “L’histoire de l’arche de Noé ne peut absolument pas être vraie. Il n’y avait pas assez de place à bord pour tous ces animaux.” Je lui demandai, “Avez-vous une idée de combien d’animaux sont entrés dans l’arche ?” Il répondit, “Non, mais ça n’aurait jamais pu arriver”. Je lui demandai alors quelle était la taille de l’arche. “Je ne sais pas”, répondit-il, “mais il n’y avait pas suffisamment de place pour embarquer tous les animaux.” Autrement dit, cet élève ne connaissait ni la taille de l’arche, ni combien d’animaux Dieu voulait y faire entrer mais il avait déjà décidé que ce récit était un conte de fée qui n’aurait jamais pu se produire dans la réalité.

Un professeur d’université qui croit au créationnisme m’a rapporté la discussion qu’il a eue avec ses collègues au sujet du déluge. Bien entendu, ceux-ci en rejetaient l’idée en raillant. Il leur dit alors qu’il était possible, qu’un jour, quelqu’un découvre l’arche de Noé sur le Mont Ararat. Un de ses collègues lui répondit que même si on y trouvait un immense bateau ressemblant à l’arche de Noé et qu’on le traînait jusqu’au milieu du grand boulevard de sa ville, il refuserait d’y croire. Ce collègue ne faisait qu’exposer ses préjugés !

Bien des fois, j’ai pu faire une présentation logique et convaincante du créationnisme aux élèves. Beaucoup d’entr’eux se tournaient vers leur professeur, attendant de sa part une réponse qui prouverait que j’avais tort dans un domaine quelconque. Il est facile de lire l’expression sur leurs visages. On y voit leur pensée : “Tout ce qu’il dit semble vrai mais il doit y avoir une erreur quelque part parce qu’en réalité, nous ne voulons pas croire à ce que dit la Bible”. Il arrive aussi qu’un professeur me pose une question qui, aux yeux de la classe, prouvera définitivement que j’ai tort. Je peux voir dans leurs yeux qu’ils sont convaincus que je serai incapable de répondre à sa question. Quelquefois, ils se mettent même à applaudir dès qu’ils entendent la question. C’est leur façon de se réjouir de ma défaite imminente. Mais il est intéressant de voir leur déconfiture quand ils m’entendent donner une réponse logique à la question … tout est à recommencer. Il est triste de constater qu’un grand nombre d’entr’eux aient décidé d’avance de ne pas croire à la Bible.

On me demande souvent comment faire pour que les gens abandonnent leurs préjugés. C’est une bonne question. En tant que chrétien, tout ce que je peux dire, c’est que le Saint-Esprit doit s’en charger. La Bible nous enseigne que nous marchons soit dans la lumière, soit dans les ténèbres (Actes 26 :18). Si nous n’assemblons pas, nous dispersons. Nous sommes soit pour Christ, soit contre Lui (Matthieu 12 :30). La Bible est absolument claire : personne ne peut être neutre. Nous conservons tous des préjugés. Tout comme le Saint-Esprit nous juge et nous convainc de la vérité, Lui seul peut modifier les opinions des gens. Dieu charge les chrétiens de répandre Sa Parole de façon claire et agréable, puis de prier le Saint-Esprit de Se servir de leurs messages pour ouvrir les coeurs et les esprits à Jésus-Christ. Je suis sûr que les chrétiens savent mieux que quiconque ce qu’est une opinion préconçue. Nous avons tous été des pécheurs condamnés, animés d’un parti pris contre Dieu. Nous avons vu, que par la puissance du Saint-Esprit, Jésus-Christ a modifié nos préjugés en transformant notre vie. L’une des raisons pour lesquelles nous, créationnistes, avons tant de peine à convaincre certains évolutionnistes, c’est que leurs idées préconçues faussent ce qu’ils nous entendent dire. D’avance, ils se sont fait une idée fixe de nos croyances. Ils ont une idée préconçue de ce qu’ils peuvent attendre de nos compétences scientifiques et ainsi de suite.

Dans bien des cas, les évolutionnistes ont mal compris ou mal interprété ce que leur disaient les créationnistes. Ils nous écoutent avec leurs “oreilles évolutionnistes”, sans comprendre notre point de vue. En tant que créationnistes, nous comprenons que Dieu a créé un monde parfait, que l’homme est tombé dans le péché et que le monde a été condamné. Nous croyons que Dieu a envoyé le déluge à l’époque de Noé pour juger le monde, que Jésus-Christ est venu mourir et qu’Il est ressuscité des morts pour rétablir toutes choses : c’est la création, la chute et la rédemption. Mais avec leur pensée “uniformiste” (c.à.d. que le monde dans lequel nous vivons actuellement, rythmé par la lutte et la mort, est le même depuis des millions d’années), les évolutionnistes ne peuvent pas observer l’histoire du monde du même point de vue que les créationnistes.

Le Dr. Gary Parker en a vécu un exemple frappant lors d’une discussion qu’il a eue avec un professeur de l’Université La Trobe à Victoria, en Australie. Cet évolutionniste rejetait la création en affirmant, entr’autres, que notre monde est trop imparfait pour avoir été l’oeuvre d’un créateur. Cet homme ne comprenait pas, bien qu’on lui ait expliqué clairement qu’à cause de la chute et du déluge, notre monde n’est plus tel qu’il était lors de sa création. Pour bien saisir le conflit entre créationnistes et évolutionnistes, il est essentiel de comprendre parfaitement les croyances de chacun.

Au cours d’une autre discussion, un biologiste évolutionniste disait que si Dieu a créé tous les animaux le cinquième et le sixième jour, alors pourquoi ne trouve-t-on pas de perroquets et de souris avec les trilobites ? Le Dr. Parker lui expliqua que les perroquets et les souris ne vivent pas dans le même environnement que les trilobites. Il ajouta que les fossiles ont été, en quelque sorte, classés par le déluge. En effet, comme les plantes et les animaux vivent dans différentes régions, chacun s’est trouvé emprisonné dans les sédiments qui représentaient l’environnement dans lequel il se trouvait. Les propos de cet évolutionniste ont permis de découvrir le préjugé qui l’empêchait de comprendre le point de vue créationniste.

Le lecteur se rappellera que, lorsque nous parlons de conflit entre créationnistes et évolutionnistes, nous parlons de croyances, c’est à dire, de religions dans les deux cas. Il ne s’agit pas d’un conflit entre la religion et la science, comme les évolutionnistes essaient de nous le faire croire, mais bien d’une opposition entre deux religions, la science d’une religion face à la science d’une autre religion.

La théorie de l’évolution est un point de vue religieux, qui donne toute suprématie à l’opinion humaine. Puisqu’elle rejette Dieu qui nous a créés et qui nous a prescrit des lois, les fruits de la théorie de l’évolution, comme nous le constaterons plus loin, sont la délinquance, l’immoralité, l’impureté, l’avortement, le racisme, etc. Le récit de la création est un point de vue religieux fondé sur la Parole de Dieu, et son fruit (grâce à l’Esprit) est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur et la maîtrise de soi. Le conflit qui oppose la théorie de l’évolution à celle de la création (Dieu est-Il le créateur ?) est au centre des problèmes dont souffre notre société actuelle. Il faut que les chrétiens abordent cette question fondamentale. Le vrai combat se livre entre ces deux points de vue.

Chapitre 2
Croire à l’évolution est un choix moral et religieux

Le terme “évolutionniste” reviendra souvent dans les chapitres qui suivent. Dans d’autres parties de ce livre, nous analyserons les thèses des chrétiens qui essaient de concilier les concepts de l’évolution et ceux de la Bible. Cependant, la plupart des évolutionnistes ne sont pas des chrétiens. Le terme “évolutionniste” désignera ceux qui croient que l’évolution (le passage du temps, le rôle de la chance, et la lutte pour la survie) sont les facteurs responsables de la vie sur terre, plutôt que le Dieu de la Bible.

Dans la publication officielle de la Branche Méridionale des Sceptiques Australiens (ce groupe a des objectifs semblables à ceux des groupes humanistes américains) tout le numéro 5 d’automne 1985 Volume 2, constitué d’un article de 30 pages, attaquait le ministère de science créationniste en Australie et aux Etats-Unis. Leur article se termine ainsi : “Même si toute l’évidence soutenait la thèse scientifique du récit de la Genèse, cela ne ferait que montrer à quel point les anciens Hébreux ont fait preuve de bon sens ou quelle chance ils ont eue. On n’a pas besoin d’explications de la part d’un Dieu qu’on ne peut pas voir.” Ces gens, qui attaquent avec vigueur le ministère créationniste en nous traitant de groupe religieux, sont eux-mêmes un groupe religieux. En fait, ils ont dit que, même si toute l’évidence soutenait le récit de la Genèse, ils ne croiraient pas que ce livre fasse autorité en la matière. Ils travaillent à partir de la prémisse que la Bible n’est pas la Parole de Dieu et qu’elle ne pourra jamais l’être. Ils croient, peu importe les évidences, qu’il n’y a pas de Dieu. Ces mêmes personnes affirment catégoriquement que l’évolution est un fait.

L’évolution est, à la base, une philosophie religieuse. Dans les conférences sur le créationnisme, nous expliquons aux auditeurs que la thèse de la création, autant que celle de l’évolution, sont des optiques religieuses sur lesquelles les gens bâtissent leurs modèles particuliers de philosophie, de science ou d’histoire. Par conséquent, il ne s’agit pas d’un affrontement entre la science et la religion mais entre une religion et une autre (la science d’une religion contre la science d’une autre religion).

Le célèbre évolutionniste, Théodose Dobzhansky (L’Enseignant de Biologie Américain, Volume 35, Numéro 3, Mars 1973, page 129) cite Pierre Teilhard de Chardin : “L’évolution est une lumière qui illumine tous les faits, une trajectoire que doivent suivre toutes les lignes de la pensée.” Pour le chrétien, bien sûr, cette pensée est en contradiction directe avec les paroles de Jésus en Jean 8 :12, “Je suis la lumière du monde, Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.” En Esaïe 2 :5, le prophète nous exhorte à “ … marcher à la lumière de l’Eternel”. Au verset 22 du même chapitre, nous lisons : “Cessez de vous confier en l’homme”.

Il n’est pas difficile de démontrer que l’évolution n’est pas une science, mais une religion. La méthode scientifique nécessite l’observation d’un phénomène, employant un ou plusieurs de nos cinq sens (le goût, la vue, l’odorat, l’ouïe et le toucher) pour acquérir des connaissances concernant le monde, ainsi que la capacité de refaire ces observations. Naturellement, on ne peut observer que ce qui existe dans le présent. Il est facile de comprendre qu’aucun savant n’était présent au cours des soi-disant millions d’années pour être témoin de la prétendue progression évolutionniste de la vie depuis sa forme la plus simple jusqu’à la complexité qu’on voit de nos jours . Aucun scientifique n’était présent pour observer la première vie se former dans quelque mer préhistorique. Aucun savant n’a pu observer le Big Bang qui est censé avoir eu lieu il y a 10 ou 20 milliards d’années, ni la supposée formation de la terre il y a 4,5 milliards d’années (ni même 10.000 ans en arrière !). Aucun scientifique n’était présent — aucun témoin humain n’était là pour voir ces événements. Et ces événements ne peuvent certainement pas se répéter aujourd’hui.

Toute l’évidence que possède un scientifique existe uniquement dans le présent. Tous les fossiles, les animaux vivants et les plantes, le monde, l’univers — tout, en fait — existe maintenant — dans le présent. On évite de dire à l’homme de la rue (y compris à la plupart des étudiants) que les scientifiques n’ont que le présent et ne peuvent pas se prononcer sur le passé. L’évolution est un système de croyances concernant le passé, développé par des hommes qui n’étaient pas là pour voir ce dont ils parlent mais qui essaient d’expliquer l’origine grâce aux évidences qu’ils trouvent aujourd’hui (c’est à dire, les fossiles, les animaux et les plantes). Le dictionnaire Webster définit la religion comme suit : “ … une cause, un principe ou un système de croyances tenues avec ardeur et foi.” Ceci est sûrement une description appropriée de l’évolution. L’évolution est un système de croyances — une religion.

Le simple bon sens nous apprend que l’on ne fouille pas le sol pour découvrir un “âge des dinosaures” qui aurait eu lieu il y a 70 à 200 millions d’années. On creuse le sol pour trouver des dinosaures morts à l’heure actuelle. On ne peut pas les voir tels qu’ils étaient dans le passé lointain.

Les os des fossiles ne viennent pas déjà étiquetés, précisant leur âge. De même, les fossiles ne sont pas accompagnés de photos vous montrant ce à quoi ils ressemblaient.

Lorsque le public visite un musée, il examine des morceaux d’os et d’autres fossiles, bien arrangés, sous verre. Ces objets exposés sont souvent accompagnés de gravures faites par des artistes et représentant ce à quoi devaient ressembler les plantes et les animaux dans leur environnement naturel. Rappelons-nous : personne n’a retrouvé les gravures juste les fossiles. Et ces fossiles existent dans le présent. Par exemple, en Tasmanie, on trouve un lit de grès contenant des millions de petits morceaux d’os dont la plupart ne sont pas plus gros que le bout de votre pouce. Les évolutionnistes ont placé une gravure à l’entrée d’un terrain de fouille pour que les touristes puissent voir comment les animaux vivaient et les plantes croissaient dans la région “il y a des millions d’années”. Vous pouvez fixer du regard ces ossements aussi longtemps que vous le souhaitez mais vous n’y verrez jamais l’image dessinée par les scientifiques. Ce tableau ne sera jamais autre chose que la représentation de leur opinion préconçue.

Lors de mes conférences dans les lycées et facultés, j’aime demander aux étudiants ce qu’on peut apprendre d’un dépôt de fossiles. Je leur demande si tous les animaux ont pu vivre et toutes les plantes croître sur le site à la même époque, s’ils sont morts et ont été enterrés en même temps. Je les avertis alors de s’assurer que leur réponse soit en rapport avec la vraie recherche scientifique. Après réflexion, ils arrivent à la conclusion qu’ils ne savent pas si tous ces organismes ont vécu à la même époque car ils ne les ont pas vus. Il en est de même pour leur mort. Ils savent seulement que le tout a été enterré ensemble, parce qu’on les a trouvés ensemble. Par conséquent, si vous essayez de reconstruire l’environnement dans lequel vivaient ces organismes à partir de votre fouille de fossiles, vous pouvez commettre une grave erreur. L’application correcte de la science doit être renforcée dans notre système éducatif.

Le seul moyen d’avoir raison dans n’importe quel domaine, y compris celui des origines, serait d’avoir toute connaissance. A moins de savoir que toutes les évidences sont réunies, on ne peut jamais être certain d’arriver aux bonnes conclusions. On ne sait pas s’il y a des évidences supplémentaires à découvrir et si ces dernières changeraient nos conclusions. On ne pourrait jamais savoir si on a toutes les évidences. Voici le véritable problème — comment peut-on être sûr à 100% de quoi que ce soit ? N’est-ce pas un dilemne ? Lorsqu’on regarde un film de détective à la télé. Qui est le coupable ? Mais, c’est évident ! A la moitié du film, le spectateur est persuadé de connaître le criminel - le valet par exemple. Vers la fin du film, il en est toujours convaincu. Trois minutes avant le dénouement, de nouveaux indices lui sont présentés, et là, il change complètement d’avis. Finalement, le coupable n’était pas du tout le valet.

Cependant, si nous commençons avec les évidences irréfutables des Ecritures, nous sommes informés qu’en Dieu le Père et en Christ “ … sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance” (Colossiens 2 :3). Aucun esprit humain ne peut tout savoir. Mais nous avons Quelqu’un qui sait tout. C’est la fin de notre dilemne. Nous n’avons aucun doute que ce que Dieu a révélé dans Sa Parole est vrai et précis. “Dieu n’est point un homme pour mentir … ” dans aucun domaine (Nombres 23 :19). A l’avenir, nous en saurons bien plus. Il ajoutera à notre connaissance mais Il ne changera pas ce que Sa Parole a déjà révélé.

Aucun être humain, aucun scientifique n’a toutes les évidences. C’est pourquoi les théories scientifiques changent constamment. A mesure que les scientifiques découvrent de nouvelles choses, ils modifient leurs conclusions.

On raconte l’histoire d’un ancien élève qui est retourné voir son professeur d’université bien des années après avoir reçu son diplôme en économie. Il demanda à voir le contenu des interrogations de l’année en cours. Il a été surpris de constater qu’elles étaient pratiquement les mêmes que celles qu’il avait eues en tant qu’étudiant. Le professeur lui a précisé que, même si les questions étaient restées les mêmes, les réponses étaient maintenant totalement différentes.

Un jour, je participais à un débat radio-diffusé avec un professeur de géologie d’une université américaine. Il disait que l’évolution était une vraie science du fait que les évolutionnistes étaient toujours prêts à modifier leurs théories à mesure qu’ils découvraient de nouvelles données. Il pousuivait en disant que la création n’était pas une thèse scientifique parce que les vues d’un créationniste étaient dictées par la Bible et, donc, n’étaient pas ouvertes au changement.

J’ai répondu, “La raison pour laquelle les théories scientifiques changent c’est parce que nous ne savons pas tout, n’est-ce pas ? Nous n’avons pas toutes les données.”

“C’est juste”, répondit-il.

Je poursuivis, “Mais nous ne saurons jamais tout”.

“C’est vrai aussi”, dit-il.

Alors je dis : “Nous continuerons toujours à trouver de nouveaux indices”.

“Tout à fait correct”, approuva-t-il.

Je répondis alors, “Ceci signifie que nous ne pouvons jamais être sûrs de rien.”

“C’est juste”, répondit-il.

“Donc, nous ne pourrons jamais être sûrs de l’évolution.”

“Ah, non ! L’évolution est un fait”, cria-t-il. Il était pris au piège par sa propre logique. Il a démontré à quel point son opinion était déterminée par son orientation philosophique.

Les modèles scientifiques sont sujets aux changements à la fois pour les créationnistes et les évolutionnistes. Mais les croyances sur lesquelles ils sont fondés ne changent pas. La plupart des scientifiques ne se rendent pas compte que la croyance (ou la religion) sert de base pour les modèles (les interprétations ou les histoires) scientifiques employés pour essayer d’expliquer la situation présente. Les évolutionnistes persistent dans leur conviction que toute vie peut être expliquée par les processus naturels et qu’aucun Dieu n’y est impliqué (ni même nécessaire). L’évolution est la religion à laquelle ils ont juré leur loyauté. Les chrétiens doivent s’éveiller à cette réalité. La théorie de l’évolution est une religion et non une science !

Chapitre 3
Croire en la création est un choix religieux et moral

La création, telle qu’elle est racontée dans la Bible, est la base spirituelle sur laquelle se fonde la science qui honore le créateur (souvent appelée le créationnisme scientifique). Elle est basée sur la Bible, la Parole de Celui qui affirme avoir été là dans le passé (Dieu se situe, en fait, en dehors du temps). Il a influencé des hommes par Son Esprit pour écrire Ses paroles. C’est une base adéquate pour découvrir et pour comprendre tout ce qui est nécessaire concernant Sa création.

Nous avons besoin de définir, dans le détail, ce que nous entendons par la vue créationniste. Elle consiste en une optique de l’histoire à trois volets: la création parfaite, la corruption par le péché, et la restauration par Jésus-Christ. Ces concepts sont résumés comme suit :

  1. En six jours, Dieu créa les cieux, la terre et tout ce qui est en eux, à partir du néant — chaque partie est conçue pour travailler harmonieusement avec toutes les autres. Lorsque Dieu a achevé son oeuvre de création, Il l’appela “très bonne”. La mort n’existait pas. Les gens et les animaux étaient végétariens. La terre paraît avoir eu un climat tempéré d’un pôle à l’autre, avec un système d’arrosage souterrain riche en nutriments et les orages n’existaient pas.
  2. Cependant, nous ne vivons plus dans le monde tel qu’il a été créé par Dieu à l’origine. Du fait que nos premiers parents ont placé leur opinon humaine au-dessus de la parole de Dieu (comme nous continuons à le faire), la lutte et la mort sont entrées dans le monde et Dieu maudit la création. Charles Darwin a appelé cette lutte à la mort “la sélection naturelle” et a proposé sa théorie comme un substitut au créateur. Les évolutionnistes ont ajouté à cette théorie le principe des mutations (des changements accidentels dans l’hérédité). Mais la mort et les accidents ne créent rien: au contraire, ils entraînent la maladie, les tares, la décadence et le dépérissement dans le monde créé par Dieu. Après le péché et la rébellion de l’homme (la chute), la terre se remplit de tant de violence et de corruption que Dieu détruisit ce monde-là par un déluge afin de lui donner un nouveau départ avec Noé, sa famille et les animaux préservés dans l’arche. Les fossiles de milliards d’organismes morts sont enterrés dans des couches rocheuses, lesquelles couches ont été déposées par l’eau sur toute la terre. Elles nous rappellent le jugement de Dieu sur le péché.
  3. Après le déluge, nous voyons que la terre est de nouveau remplie de violence, de corruption et de mort, à cause du péché humain qui consiste à élever l’opinion de l’homme au-dessus de la Parole de Dieu. Jésus-Christ est venu pour guérir et pour restaurer et, par Sa mort et Sa résurrection, Il a vaincu la mort. Nous pouvons obtenir la vie éternelle en tant que nouvelles créatures en Christ. De la même manière, aussi sûrement que Dieu a créé le monde et a jugé ce dernier par le déluge, notre monde impie sera détruit par le feu. Cependant, pour ceux qui placent leur confiance en Jésus, la vie éternelle les attend dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Il n’y aura plus de corruption parce que la malédiction de Dieu aura été enlevée.

La Bible dit que Dieu sait tout. Il a toute connaissance. Si cela est vrai, la Bible est donc la parole de Celui qui sait tout ce qui est à savoir. Si nous voulons parvenir à de bonnes conclusions sur n’importe quel sujet, la seule manière fiable est de se reporter à Celui qui a une connaissance absolue. Nous, les chrétiens, devons bâtir notre pensée dans tous les domaines sur la Bible. Nous devons commencer par la Parole de Dieu et non par la parole de l’homme limité et faillible. Nous devons évaluer ce que disent les gens sur la base de ce que dit la Parole de Dieu — et non l’inverse.

Lors d’un séminaire, j’ai dit que nous devions construire notre manière de penser sur la Parole de Dieu. Elle doit être notre point de départ. Un pasteur, sur un ton qui laissait percer son irritation, a dit qu’il devait sûrement consulter la Bible pour savoir comment réparer sa voiture ! Manifestement, il ne comprenait pas que ce sont les principes gouvernant notre manière de penser qui doivent venir de la Bible. Ces principes sont immuables. Il est évident que la Bible ne contient pas les détails concernant la réparation d’une voiture. D’un autre côté, la science moderne, laquelle a permis l’invention de l’automobile, a vu le jour quand les gens ont commencé à baser leur science sur la Bible. Par conséquent, cette machine fonctionne selon des lois faites par Dieu. Nous devrions pouvoir investiguer ces lois et les appliquer à divers domaines. Aucun évolutionniste bien renseigné ne nierait que la science moderne ait pu venir d’un fondement biblique. En d’autres termes, ce que nous croyons et la manière dont nous pensons dépendent de notre point de départ. La Bible contient les principes et les détails fondamentaux nécessaires au développement d’une pensée correcte dans tous les domaines.

Malheureusement, beaucoup trop de gens ont commencé par juger la Bible à partir des paroles des hommes. Quelle arrogance! Nous ne pouvons pas dicter à Dieu ce qu’Il devrait dire. Nous devons être prêts à passer sous Son autorité et écouter Ses propos. Oui, la vue créationniste est une religion mais elle est basée sur la révélation d’un créateur onmiscient. La vue évolutionniste est également une religion mais cette dernière n’est pas basée sur une révélation de Dieu. Au contraire, elle est fondée sur les propos d’hommes qui n’étaient pas présents; des hommes qui (de leur propre aveu) ne savent pas tout. La Bible affirme que ces hommes ont un préjugé contre Dieu et Sa Parole.

Si la Bible n’est pas la parole infaillible de Celui qui sait tout, alors nous n’avons rien. Nous ne pourrons jamais être sûrs de quoi que ce soit. Qu’est donc la vérité : ma parole, votre parole ou la parole de quelqu’un d’autre ? Au fond, comment déterminez-vous ce qu’est la vérité ou comment la recherchez-vous ?

Je me souviens d’un séminaire au cours duquel un jeune homme affirmait : “Je ne peux pas croire en la création. Je crois au Big Bang. Nous ne sommes que les produits du hasard et des processus de sélection naturelle. Il n’y a pas de Dieu. Que répondez-vous à cela ?” J’ai répondu, “Si vous êtes le produit d’un processus dû au hasard, votre cerveau est aussi le résultat d’un hasard. Par conséquent, les processus de pensée qui déterminent votre logique sont aussi les résultats du hasard. Si votre logique s’est développée ainsi, vous ne pouvez pas être sûr qu’elle a évolué correctement. Vous ne pouvez même pas être sûr que vous posez les questions appropriées, parce que vous ne pouvez pas vous fier à votre propre logique.” Il est resté sans voix. Après la session, il s’est approché pour me demander de lui indiquer les meilleurs ouvrages sur le créationnisme en disant qu’il devrait réfléchir sérieusement sur le sujet. Il avait commencé à se rendre compte que, sans un Dieu absolu, il ne possédait rien.

Les chrétiens possèdent la Bible qui affirme être la Parole de Dieu. Nous pouvons aussi prendre ce que dit la Bible pour vérifier si les évidences scientifiques disponibles aujourd’hui s’harmonisent avec elle. Si nous prenons le livre de la Genèse, qui se présente comme le récit de nos origines et de notre histoire, nous pouvons voir ce qu’il dit concernant la création du monde et ce qui s’est passé par la suite. Nous pourrions alors évaluer ce que nous nous attendrions à trouver si la Bible était vraie. Ce sera notre modèle scientifique concernant la création. Ensuite, nous pourrons regarder le monde pour voir si nous y trouvons ces évidences (c’est à dire, investiguer le présent — tout ce que nous avons — pour vérifier si elles sont conformes à notre modèle).

Par exemple, la Bible nous informe que Dieu créa les êtres vivants par espèces ou groupes distincts. Nous pouvons alors avancer l’hypothèse que les animaux et les plantes doivent se trouver dans des groupes totalement différents — avec une interchangeabilité impossible de l’un à l’autre. En réalité, c’est exactement ce que nous trouvons (dans les organismes vivants aussi bien que dans les organismes morts et fossilisés).

La Genèse nous dit qu’à cause de la méchanceté, Dieu a jugé le monde par un déluge universel. Si cela est vrai, quelles sortes d’évidences devrions-nous trouver ? Nous nous attendrions à découvrir des milliards d’êtres morts (fossiles) enterrés dans des couches rocheuses, déposées par l’eau et par des processus catastrophiques sur la plus grande partie de la surface terrestre. C’est exactement ce que nous observons.

En Genèse 11, nous lisons le récit d’événements qui ont eu lieu à la Tour de Babel. De nouveau, nous pouvons poser la question : “Si cet événement a vraiment eu lieu, quelles évidences nous attendrions-nous à trouver ?” L’évidence, telle qu’elle nous provient des diverses cultures, coincide-t-elle avec ce récit ? De nouveau, la réponse est positive. Tous les êtres humains peuvent, sans distinction, se multiplier et produire des descendants reproducteurs — nous sommes tous de la même espèce. Tous les êtres humains ont la même couleur (la génétique nous dit que ce sont des nuances différentes de la même couleur). Si tous les êtres humains ont le même ancêtre, Noé (et ultimement Adam), alors toutes les cultures se seraient développées depuis le Déluge de Noé et la division se serait opérée à la Tour de Babel.

Les évolutionnistes parlent de différentes races humaines dans le monde d’aujourd’hui. Le terme “races” peut être employé de diverses manières suivant la définition que vous acceptez. Hélas, certains évolutionnistes ont employé le terme dans le sens que certains groupes d’êtres humains n’auraient pas évolué autant que d’autres. Quand ils emploient le terme de “races”, ils parlent en réalité de diverses catégories d’êtres humains, en fonction de leur niveau d’évolution. Grâce à l’enseignement évolutionniste favorisé par le système éducatif et par les médias, l’homme de la rue a tendance à penser au mot “races” comme s’appliquant à l’humanité dans le sens de l’évolution. A moins d’employer ce terme uniquement pour désigner la couleur de la peau d’un groupe ethnique, il vaudrait mieux parler d’une seule race lorsqu’il s’agit de l’humanité, et non de diverses races. “Il (Dieu) a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure” (Actes 17/26).

C’est un fait connu que presque toutes les cultures du monde ont des histoires ou des légendes à partir desquelles on pourrait à peu près écrire le livre de la Genèse. La plupart des cultures ont une histoire concernant un déluge universel semblable à celui de Noé. Des légendes sur la création — similaires au récit de la Genèse concernant la création de la femme, l’entrée de la mort et le fait que le premier homme et les animaux étaient végétariens (Genèse 1/29-30) — abondent dans les cultures tout autour du monde. De nombreuses évidences prouvent que ces contes ont été transmis de génération en génération. Les vrais récits sont dans la Bible mais les similarités dans les récits des diverses cultures à travers le monde ne sont pas celles auxquelles on s’attendrait si on les considérait d’un point de vue évolutionniste.

Je me souviens avoir appris que la raison pour laquelle les Babyloniens (et d’autres peuples) avaient des légendes similaires au récit de la Genèse est due au fait que les Juifs auraient emprunté des mythes d’origine babylonienne pour les inclure dans leurs écrits. Lorsqu’on examine de près cette idée, on trouve cependant les histoires babyloniennes assez grotesques et incroyables dans presque tous leurs aspects. Par exemple, les légendes babyloniennes du déluge racontent que les dieux se coupent en deux les uns les autres et que l’eau jaillit de ces corps meurtris. Le récit biblique du déluge est de loin plus sobre et plus crédible. Lorsqu’on y pense, les histoires passées de génération en génération ne sont pas soigneusement conservées, en particulier si elles sont transmises oralement ; les récits ne s’affinent pas avec le passage du temps. La vérité est perdue et les récits dégénèrent beaucoup. Les récits bibliques ont été transmis par écrit, soigneusement conservés par la providence de Dieu et n’ont pas été corrompus. Les récits babyloniens, qui ne sont qu’un reflet du récit véridique contenu dans la Bible, ont été corrompus, à cause des limites d’hommes faillibles.

Ainsi, commençons par la Bible et, à partir de ce fondement, les évidences du temps présent devraient s’harmoniser avec elle. C’est précisément ce qui renforce notre conviction, à savoir que la Bible est réellement la Parole de Dieu. Cependant, tout ceci n’est d’aucune valeur scientifique, puisqu’en ce qui concerne le passé, rien ne peut être prouvé. Ni l’évolution, ni la création ne peuvent être prouvées de manière scientifique.

L’hypothèse de la création, ainsi que celle de l’évolution, sont des systèmes de croyances qui ont pour résultat deux modèles scientifiques différents. Elles interprètent l’évidence de deux manières opposées. Cela ne veut pas dire que le créationniste aura toujours la bonne explication concernant chaque fait. Du fait que le créationniste ne possède pas toutes les données disponibles, peut-être ne pourra-t-il pas tout expliquer en termes spécifiques mais tous les faits devraient entrer dans le cadre du récit biblique.

Dans une église, un scientifique s’est levé pour dire d’une voix assez forte à l’assistance de ne pas croire à ce que je venais de dire. Il a annoncé être capable de prouver que mes propos sur la création et sur le déluge de Noé étaient erronés. D’après lui, la science avait prouvé que la Bible contenait des erreurs. Puisqu’il avait affirmé publiquement qu’il était un chrétien, je lui demandais s’il croyait à l’existence d’un personnage historique du nom de Noé. Il disait qu’il y croyait. Je lui demandais la raison de sa croyance. Il répondit qu’il y croyait parce qu’il l’avait lu dans la Bible. Je lui demandais alors s’il croyait à un déluge universel. Sa réponse était non. Je lui demandais alors la raison de son incrédulité. Il répondit que l’évidence scientifique montrait clairement qu’il n’y avait jamais eu de déluge universel — que la science avait prouvé que la Bible était erronée sur ce point. Je lui demandais alors comment il pouvait faire confiance au récit biblique pour l’existence de Noé et ne pas lui faire confiance pour le déluge universel. J’ai aussi mentionné qu’une des évidences qu’il avait avancées niant le déluge universel pouvait être inteprétée de bien d’autres manières. Du fait que nous n’avons pas toutes les données et que nous ne connaissons pas toutes les hypothèses impliquées dans toutes les techniques employées pour dater la terre, etc. n’était-il pas possible que ses interprétations soient erronées et que la Bible ait raison ? Il a bien admis qu’il ne savait pas tout et qu’il était possible qu’il y ait des présuppositions derrière certaines des méthodes scientifiques auxquelles il faisait allusion. Ces renseignements supplémentaires pourraient éventuellement modifier ses conclusions. Il a admis que tout cela était une possibilité, mais qu’il ne pouvait croire la Bible dans tous les domaines (cf. le déluge de Noé) jusqu’au moment où la science l’avait prouvé. Nous voyons, encore une fois, qu’il ne comprenait pas ce qu’était la science et le fait que la science ne peut rien prouver en ce qui concerne la passé. J’ai accepté la Bible comme étant la Parole de Dieu et par conséquent, j’interprète les évidences sur cette base. Il accepte la Bible comme contenant la Parole de Dieu mais elle est assujettie aux preuves scientifiques. Bien sûr, si vous tenez à cette deuxième approche, votre attitude vis-à-vis de la Bible devra être modifiée continuellement à mesure que les scientifiques feront de nouvelles découvertes et que leurs théories changeront. Vous ne pourrez jamais être sûr de rien.

A l’école publique, j’ai essayé de m’assurer que mes élèves avaient une compréhension correcte de la science et qu’ils apprenaient à penser de manière logique. Cependant, lorsque j’ai commencé à y enseigner le créationnisme, mon approche a été différente. Je montrais aux élèves les problèmes que posait l’évolutionnisme et de quelle manière les évidences appuyaient la vue créationniste. Par contre, lorsque les élèves se rendaient dans une autre classe où l’enseignant était un évolutionniste, il ne faisait qu’interpréter à nouveau l’évidence pour eux selon son modèle. J’employais ce qu’on peut appeler une approche par les évidences — utilisant les évidences pour convaincre les élèves que l’hypothèse évolutionniste était fausse et que la vue créationniste est valide.

Ensuite, j’ai changé de méthode et j’ai enseigné aux élèves la vraie nature de la science — ce qu’elle peut faire et ne peut pas faire. Nous avons examiné par le détail les limites qu’ont les scientifiques à l’égard du passé. Ils ont appris que tous les scientifiques ont des présuppositions (ou des croyances) qu’ils emploient dans leur interprétation des données. J’ai partagé avec eux mes croyances bibliques concernant la création, la chute, le déluge de Noé, ainsi que d’autres sujets et la manière dont on peut bâtir des modèles scientifiques. Il leur a été démontré comment les données scientifiques cadraient dans ce modèle de la création et non pas dans celui de l’évolution. J’avais commencé à enseigner selon l’approche de la présupposition. La différence était étonnante. Lorsque les élèves se rendaient dans d’autres classes, où leurs enseignants essayaient d’interpréter à nouveau les données scientifiques, les élèves étaient capables d’identifier les présuppositions de leurs professeurs derrière leurs propos. Les élèves ont reconnu que c’était le système des croyances qui déterminait la manière dont le professeur regardait les évidences scientifiques. Le sujet des origines était en dehors du domaine de la stricte preuve scientifique.

Certains de mes collègues en étaient perplexes. Une fois, une jeune dame est venue vers moi pour me dire, sur un ton abrasif, que j’avais détruit sa crédibilité auprès de ses élèves. Elle avait enseigné à ses élèves que le charbon s’était formé dans des marécages sur une période de plusieurs millions d’années. J’avais enseigné aux élèves qu’il y avait diverses hypothèses concernant la formation du charbon. Puisque ce professeur n’avait pas enseigné les limites de la science et avait enseigné sa théorie des marécages comme un fait, sa crédibilité était minée aux yeux de ses élèves. Elle était en colère parce qu’elle ne savait que répondre. Les élèves se rendaient compte de son embarras.

A tous ceux qui ont l’occasion d’enseigner des thèmes de la création/évolution je dis qu’il faut examiner soigneusement la méthode pédagogique employée. Assurez-vous que les élèves comprennent tout le domaine philosophique, c’est à dire, les présuppositions et les idées préconçues impliquées. Les élèves comprendront mieux les questions qu’on se pose dans ce domaine ; de plus, ils deviendront de meilleurs scientifiques et penseurs par la suite.

Dans la mesure où l’on présente les présuppositions, ainsi que les limites de la science, les élèves posent des questions passionnantes à la fin d’un tel programme. Quand nous employons la méthode basée sur les évidences, nous retrouvons des questions telles que : “Que pensez-vous de la datation au carbone 14 ? Les scientifiques n’ont-ils pas déjà prouvé que les fossiles sont vieux de plusieurs millions d’années ? Avec assez de temps, tout peut arriver, n’est-ce pas ?” Mais avec l’approche basée sur les présuppositions, nous entendons les questions suivantes : “D’où vient Dieu ? Comment savez-vous que la Bible est vraie et qu’on peut lui faire confiance ? Qui a écrit la Bible ? Pourquoi le christianisme est-il meilleur que le bouddhisme ?” Les élèves commençaient à voir les vrais enjeux. En réalité, c’est un conflit de croyances. Les résultats de cette approche ont été étonnants. Beaucoup d’élèves ont écouté le message de Christ et ont montré un intérêt réel pour le christianisme, avec un certain nombre de conversions.

Cette méthode est efficace non seulement auprès des élèves d’écoles publiques mais aussi auprès des élèves d’écoles chrétiennes. Elle vaut aussi pour le public en général. Ce que les gens reconnaissent, c’est que les créationnistes et les évolutionnistes possèdent les mêmes données. Par conséquent, le sujet discuté concerne les diverses interprétations de ces mêmes faits. Ils commencent à voir le vrai champ de bataille : il s’agit de deux religions en conflit. Les évidences scientifiques sont très importantes dans ce débat (ce qui explique pourquoi les créationnistes font beaucoup de recherches), mais la méthode employée pour présenter ces évidences est vitale pour avoir du succès.

Après avoir fait une présentation à une classe dans une faculté chrétienne au Kansas (USA) employant un matériel comme celui décrit plus haut, auquel j’avais ajouté bien d’autres évidences, un étudiant s’est levé pour dire devant toute la classe : “Ce que vous avez dit paraît logique et convaincant concernant l’acceptation de la Genèse comme la vérité. Mais, vous devez avoir tort, car mon professeur de Géologie ici à la faculté est un évolutionniste et il serait en total désacccord avec vous. S’il était ici, je suis sûr qu’il pourrait me dire où vous vous trompez, même si je ne le vois pas pour le moment.” J’ai répondu, “Même si votre professeur de Géologie était ici et qu’il dise des choses que je ne comprends pas, du fait que je ne sois pas géologue, si ce qu’il disait était en désaccord avec la Bible, il aurait tort. Si je n’arrivais pas à expliquer en quoi il aurait tort, ce serait seulement parce que je ne possèderais pas les données pour connaître les erreurs dans ses arguments. La Bible est la Parole de Dieu, et elle est infaillible. Je suis sûr que je pourrais demander à un géologue créationnniste de trouver en quoi votre professeur se trompe car la Bible aura toujours raison.”

Nous, les chrétiens, devons accepter la Bible comme la Parole du Dieu infaillible et ayant autorité, puisque Lui-même nous a bénis avec la conviction qui vient de l’oeuvre du Saint-Esprit — autrement, nous n’avons rien. Si la Bible doit être constamment remise en question, si nous ne pouvons pas lui faire confiance, si elle doit être sans cesse assujettie à de nouvelles interprétations basées sur ce que l’homme croit avoir découvert … alors, nous n’avons aucune autorité absolue. Ce n’est pas pour rien que nous avons la Parole de Celui qui sait tout ; si nous ne l’avions pas, nous n’aurions rien pour nous servir de base. C’est spirituellement que l’on discerne la vérité. Sans l’Esprit-Saint qui demeure en nous, il ne peut y avoir de compréhension véritable.

Chapitre 4
La racine du problème

Pourquoi les évolutionnistes n’admettent-ils pas, qu’en réalité, la théorie de l’évolution constitue une religion? Ceci est lié au fait que la croyance concernant nos origines affecte de manière définitive notre vue globale du monde, dont la signification de la vie, etc. S’il n’y a pas de Dieu, si nous sommes le résultat de processus basés sur le hasard, alors il n’y a aucune autorité absolue. Et si personne n’établit les règles, chacun peut faire ce dont il a envie et même tout le mal qu’il veut pourvu qu’il échappe aux conséquences. L’évolution est une religion qui permet aux gens de justifier la rédaction de leurs propres règles. Le péché d’Adam consistait en ce qu’il ne voulait pas obéir aux règles établies par Dieu mais accomplir sa volonté propre. Il s’est rebellé contre Dieu et nous souffrons tous de ce même péché : la rébellion contre l’autorité absolue. Pour les gens, l’évolution est devenue la soi-disant justification “scientifique” de leur rébellion contre Dieu.

Dans le livre de la Genèse, la Bible nous donne un compte rendu digne de confiance pour tout ce qui a trait à l’origine et aux débuts de la vie sur terre. Un nombre croissant de scientifiques se rend compte que lorsque l’on prend la Bible comme son point de départ et que l’on y bâtit son modèle scientifique et historique, toute l’évidence disponible s’y harmonise, qu’elle provienne d’animaux et de plantes vivantes ou de fossiles et de cultures. Ceci confirme que la Bible est vraiment la Parole de Dieu et qu’elle est entièrement digne de confiance.

Bien entendu, les humanistes s’opposent à cette démarche, puisqu’ils n’envisagent pas la possibilité que Dieu soit le créateur. Dans plusieurs pays, ils luttent pour que soient enlevées du programme scolaire de l’école publique la prière, la lecture biblique et l’instruction sur la création. Ils ont trompé le public en lui faisant croire que cette démarche vise seulement à enlever la religion de l’école pour y laisser une situation neutre. Ceci est tout simplement faux. Ils n’ont pas éliminé la religion de l’école publique ; ils ont simplement remplacé le christianisme par une religion anti-Dieu : l’humanisme.

La plupart des écoles publiques sont devenues des institutions qui forment des générations d’élèves dans la religion de l’humanisme. Il y a bien une minorité d’enseignants chrétiens au sein des écoles publiques qui essaient d’y être “le sel de la terre”. Cependant, leur rôle devient de plus en plus difficile. D’autre part, un bon nombre de professeurs chrétiens cachent leur lumière sous un boisseau par crainte d’affirmer leur foi dans un environnement si païen. Certains enseignants sont menacés de la perte de leur emploi s’il s’avèrait qu’ils enseignent une philosophie chrétienne dans le système scolaire.

Les réactions émotives face au mouvement créationniste dans le monde entier prouvent que la religion évolutionniste est attaquée par un système de croyances totalement différent. Cette émotivité est ressentie dans la manière dont parlent les anti-créationnistes dans ce débat. Voici, par exemple, une citation du Dr. Michael Archer, Professeur titulaire de Zoologie à l’Université de New South Wales, dans la revue “Australian Natural History” Volume 21 Numéro 1 : “Le créationnisme scientifique n’est pas seulement faux ; il est tout simplement invraisemblable. C’est une parodie grotesque de la pensée humaine et un mauvais usage de l’intelligence de l’homme. En bref, pour le croyant, c’est une insulte à l’égard de Dieu.”

La bataille véritable se situe au niveau des évolutionnistes qui n’acceptent pas le christianisme. Ils refusent d’admettre qu’il y a un Dieu auprès duquel il faudra rendre des comptes. C’est peut-être la raison pour laquelle un professeur évolutionniste a dit : “Vous ne me convaincrez jamais que l’évolution est une religion”. En d’autres termes, peu importe ce que nous pouvions lui montrer concernant la nature de l’évolution, il refusait d’accepter que ce soit une religion. Il ne voulait pas admettre qu’il avait une foi, car il devrait alors admettre que sa foi était aveugle. Et il n’aurait pas pu dire que sa foi était la bonne.

Le public a été amené, de manière erronée, à penser que l’évolution ne relève que du domaine scientifique, tandis que la croyance en Dieu ne relève que de la religion. La théorie de l’évolution fait trébucher les gens au point qu’ils n’écoutent pas lorsque les chrétiens partagent avec eux la vérité du Dieu

créateur. Vous remarquerez dans l’opposition faite aux créationnistes par les humanistes, que ce soit par des débats, les médias, les livres, etc. que ces derniers donnent rarement des évidences tendant à corroborer la théorie de l’évolution. La raison principale est, bien entendu, qu’il n’y en a pas.

Faites donc un tour au musée d’histoire naturelle, vous verrez et regarderez toute “l’évidence” évolutionniste qui y est exposée. Les différentes espèces d’animaux et de plantes sont représentées par des spécimens soigneusement conservés ou par un grand nombre de fossiles. Les notes explicatives sont à caractère évolutionniste, alors que l’évidence à l’intérieur du présentoir en verre ne l’est pas. Le récit hypothétique de l’évolution est seulement un écrit attaché à l’extérieur du présentoir.

Tout ce qu’il faudrait aux évolutionnistes, c’est qu’ils découvrent une seule évidence prouvant leur théorie. Si l’évolution est vraie et que la création est un non-sens, les évolutionnistes ont les médias à leur disposition pour prouver à tous que l’évolution est la vérité. Cependant, ils ne peuvent pas le faire. Au contraire, les évidences appuient magistralement le message exact de la Bible. C’est bien dommage que les créationnistes n’aient pas la même couverture médiatique pour expliquer au monde que les données scientifiques appuient de manière incontestable la vérité du créationnisme.

Soyons honnêtes : les évolutionnistes séculiers doivent s’opposer aux ministères créationnistes car si ce que nous disons est juste (ce qui est bien le cas) — que Dieu est le

créateur — alors toute leur philosophie est détruite. Leur philosophie ne peut pas admettre l’existence de Dieu. Si la théorie de l’évolution n’est pas juste, la seule qui reste est celle de la création. C’est pourquoi ils se cramponneront à la philosophie évolutionniste, même si toutes les évidences la contredisent. C’est en réalité une question spirituelle.

Certains diront peut-être que si l’évidence est si massivement favorable à la thèse que Dieu a créé le monde, les gens la croiraient sûrement. En Romains 1 :20, nous lisons, “En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’oeil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages.”

La Bible nous dit qu’il y a assez d’évidences dans le monde pour convaincre les gens que Dieu est le créateur, et pour condamner ceux qui ne le croient pas. S'il en est ainsi, pourquoi les gens ne le croient-ils pas? Est-ce parce qu’ils ne veulent pas le croire? L’apôtre Pierre affirme en II Pierre 3 :5 que dans les derniers jours les hommes veulent ignorer que Dieu a créé le monde. Cela signifie qu’il y a une décision de leur part de ne pas croire.

La Bible nous dit également : “Nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu” (Romains 3 :11). “Car Dieu, qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la lumière dans nos coeurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ” (II Cor. 4 :6). En d’autres termes, c’est Dieu qui ouvre nos coeurs à la vérité. Lorsque nous pensons au récit du Pharaon qui ne voulait pas laisser le peuple de Dieu quitter l’Egypte, la Bible dit : “L’Eternel endurcit le coeur de Pharaon, et Pharaon ne voulut point les laisser aller” (Exode 10 :27). Cette idée paraît également en Exode 7 :14 : “ … Pharaon a le coeur endurci ; il refuse de laisser aller le peuple”. Dans le Nouveau Testament, nous lisons que Jésus enseigna les Pharisiens et les scribes par les paraboles, en disant : “Pour eux s’accomplit cette prophétie d’Esaïe : Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point ; vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point. Car le coeur de ce peuple est devenu insensible ; ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, qu’ils ne comprennent de leur coeur, qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse” (Matthieu 13 :14-15).

Romains 1 :28 nous dit, “Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes”.

Ainsi, c’est Dieu qui nous permet de voir la vérité — de constater que toute l’évidence est là — qu’Il est le créateur. Cependant, dans un sens réel, nous devons aussi avoir la volonté de la voir. Pourquoi les humanistes et les évolutionnistes ne voient-ils pas que toute l’évidence soutient parfaitement ce que dit la Bible ? C’est parce qu’ils ne veulent pas le voir. Ce n’est pas parce qu’ils n’auraient pas toutes les données à leur disposition. Ils refusent simplement de laisser s’interpréter les évidences à la lumière de l’enseignement biblique.

En Esaïe 50 :10, nous lisons : “Quiconque parmi vous craint l’Eternel, qu’il écoute la voix de son serviteur ! Quiconque marche dans l’obscurité et manque de lumière, qu’il se confie dans le nom de l’Eternel, et qu’il s’appuie sur son Dieu !”.

C’est ma prière que ceux qui s’opposent au Dieu créateur en viennent à se confier en Lui comme leur Seigneur et Sauveur. Lorsque nous lisons la suite du chapitre 50, ce texte devrait nous faire prier davantage pour les humanistes et les évolutionnistes qui veulent marcher selon leur propre lumière — la lumière de l’homme. Le verset 11 déclare : “Voici, vous tous qui allumez un feu, et qui êtes armés de torches, allez au milieu de votre feu et de vos torches enflammées ! C’est par ma main que ces choses vous arriveront. Vous vous coucherez dans la douleur.”

Nous ne souhaitons ce destin à aucun être humain. Comme le dit le Seigneur dans Sa parole, ce n’est pas Son désir que quiconque périsse. Cependant, ce Dieu d’amour est aussi le Juge suprême et Il ne peut regarder le péché. Par conséquent, le péché doit être jugé pour ce qu’il est. Dieu néanmoins, dans sa miséricorde infinie, a envoyé son Fils unique. “Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle”. (Jean 3 :16).

“Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes” (Jean 1:1-4).

Chapitre 5
Des fondements qui s’effritent

La théorie de l’évolution a été enseignée et présentée comme une vérité scientifique et beaucoup de chrétiens ont ajouté des thèses évolutionnistes à leur croyance biblique en Dieu comme créateur. Beaucoup de chrétiens reconnaissent le Dieu créateur, tout en croyant qu’Il a employé le processus de l’évolution pour amener toutes choses à l’existence. Cette conception est connue sous le nom : “évolution théiste”. Une grande confusion en a résulté, au point que beaucoup de croyants remettent en question les affirmations claires de la Bible. Les chrétiens ne discernent plus ce qui est la vérité de ce qui ne l’est pas. Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas l’importance fondamentale de la question création/évolution.

Comme nous l’avons déjà indiqué, il y a un rapport entre le sujet des origines et les questions qui affectent notre société, telles que le mariage, l’habillement, l’avortement, les déviations sexuelles, l’autorité parentale, etc. Comment pouvons-nous déterminer nos convictions dans ces domaines ? Les chrétiens doivent regarder de très près le raisonnement sur lequel s’appuient leurs croyances.

Pour commencer à comprendre ce sujet, nous devons comprendre l’importance du récit de la création dans le livre de la Genèse. En Jean 5 :46-47, nous lisons ces paroles de Jésus : “Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi. Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ?” Puis, en Luc 16 :31, Jésus cite Abraham lorsqu’il dit, “S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait.”

Ces deux textes soulignent l’importance capitale attribuée aux écrits de Moïse, à commencer par la Genèse. En Luc 24 :44, Jésus a parlé de la “Loi de Moïse”, en faisant allusion aux cinq livres de la Loi (le Pentateuque), dont le livre de la Genèse, confirmant que Moïse en est l’auteur. En Actes 28 :23, nous lisons qu’à Rome, Paul annonçait Jésus aux Juifs à partir de Moïse et des prophètes. On mentionne souvent les écrits de Moïse. Mais un de ces cinq livres est évoqué beaucoup plus souvent que les quatre autres. Il s’agit du livre de la Genèse. Et pourtant quel livre de la Bible est plus attaqué, ridiculisé, rejeté, allégorisé ou mystifié que la Genèse, que ce soit dans les milieux chrétiens ou non-chrétiens et même dans beaucoup de facultés bibliques et théologiques ? Pourquoi?

Les fondements sous attaque

Psaume 11 :3 pose la question : “Quand les fondements sont renversés, le juste, que fera-t-il ?”

Il est essentiel de comprendre ici le lien fait par le psalmiste. La société s’appuie sur des fondements moraux. Par un accord réciproque qui a souvent été appelé un “contrat social”, l’homme, dans une société ordonnée et civilisée, fixe des limites à sa propre conduite. Mais lorsque de telles obligations sont répudiées et que la loi s’effondre avec l’ordre qu’elle a établi, quelle option possède l’homme qui recherche la paix ? Le psalmiste contemple une société dont les fondements sont minés et se demande ce que peuvent faire les hommes justes et bons pour empêcher son effondrement imminent.

Certains citent alors les Ecritures, de manière tout à fait correcte, d’ailleurs, en disant que Jésus-Christ est le fondement et qu’Il ne peut pas être détruit. Mais dans le contexte de ce verset, il est plutôt question de la connaissance fondamentale sur laquelle est bâti notre cadre de moralité. La connaissance fondamentale de Jésus-Christ en tant que créateur peut disparaître de la pensée d’un peuple, qu’il se trouve en Australie, en Amérique, en Angleterre ou dans n’importe quelle autre société. La disparition de cette connaissance ne signifie nullement que Jésus-Christ ne soit pas le créateur, ni qu’Il soit détrôné. Mais, pour les nations qui abandonnent cette connaissance de base, tout le tissu social en souffrira.

Si vous détruisez les fondations de n’importe quel édifice, la structure s’effondrera. Si vous voulez détruire un bâtiment, vous êtes sûrs d’y arriver très rapidement si vous minez les fondations.

De même, si quelqu’un veut détruire le christianisme, il faut détruire les fondements établis dans le livre de la Genèse. Est-ce étonnant que Satan attaque davantage la Genèse que tout autre livre de la Bible ?

La doctrine biblique des origines, telle qu’elle est contenue dans le livre de la Genèse, est fondamentale pour toutes les autres doctrines de l’Ecriture. Réfutez ou minez de quelque façon que ce soit la doctrine biblique des origines et tout le reste de la Bible s’en trouvera compromis. Chaque doctrine biblique, quelle qu’elle soit, est basée directement ou indirectement sur le livre de la Genèse.

Par conséquent, si nous n’avons pas une compréhension fiable de ce livre-là, nous ne pourrons jamais atteindre une pleine compréhension de l’essence même du christianisme. Si nous voulons comprendre la signification de n’importe quel sujet, nous devons d’abord en comprendre les origines — les bases.

La Genèse est le seul livre qui fournit un compte rendu de l’origine de toutes les entités de base de la vie et de l’univers : la vie, l’homme, le gouvernement, la culture, les nations, la mort, le peuple choisi, le péché, le régime alimentaire, l’habillement, le système solaire … la liste est presque infinie. La signification de toutes ces choses dépend de leur origine. De la même manière, la signification et l’objectif de l’Evangile chrétien dépendent de l’origine du problème pour lequel la mort du Sauveur demeure la solution.

Comment répondriez-vous aux questions suivantes ? Imaginez quelqu’un s’approchant de vous pour dire, “Hé, chrétien, crois-tu au mariage ? Crois-tu que le mariage se limite à la relation entre un homme et une femme pour toute la vie ? Si oui, pourquoi ?” Le chrétien dirait alors qu’il croit au mariage parce qu’il est mentionné quelque part dans la Bible, parce que Paul a dit quelque chose là-dessus, et parce que l’adultère est un péché qui fait l’objet de certaines lois dans la Bible.

Si vous n’êtes pas un chrétien, réfléchissez alors à ces questions : “Etes-vous marié ? Pourquoi ? Pourquoi ne pas vivre simplement avec quelqu’un sans vous donner la peine de vous marier ? Croyez-vous que le mariage est l’union entre un homme et une femme pour la vie ? Pourquoi ne pas avoir six femmes ? Ou six maris ? Que se passerait-il si votre fils rentrait à la maison pour vous dire, ‘Papa, je vais épouser William demain.’ Lui diriez-vous alors, ‘Tu ne peux pas faire cela, mon fils ! Ca ne se fait pas !’ Et si votre fils répondait, ‘Si, si, Papa. Il y a même des églises qui nous marieraient .’” Si vous n’êtes pas un chrétien, que diriez-vous alors à votre fils ? Avez-vous la moindre base, la moindre justification pour insister sur le fait qu’il ne doit pas avoir un style de vie homosexuel ?

Lorsqu’ils essaient d’expliquer pourquoi ils ont (ou n’ont pas) une croyance particulière, beaucoup de gens aujourd’hui ont des opinions plutôt que des raisons. Il est parfois intéressant de regarder les interviews télévisées lors des émissions d’actualités. Je me souviens d’une émission, en Australie, au cours de laquelle étaient interviewés plusieurs participants. Ils devaient exprimer leurs opinions concernant un projet de loi visant à accorder aux couples homosexuels les mêmes prestations que celles accordées aux couples hétérosexuels mariés. Beaucoup d’opinions exprimées sonnaient comme ceci : “Ce n’est pas juste … Cela me va à rebrousse-poil … C’est mauvais … Ce n’est pas normal … C’est injuste … Cela ne devrait pas exister … Ce n’est pas bon.. On ne devrait pas le permettre … ” ou, au contraire “Et alors, pourquoi pas ? … Les gens ont le droit de vivre comme ils le veulent ! … ” etc.

Après avoir donné une conférence sur le créationnisme dans une école publique, un élève m’a dit, “Je veux écrire mes propres règles de vie et décider ce que je veux faire, de moi-même. ”

Je lui répondis, “Tu peux faire cela si tu veux, fiston, mais dans ce cas, pourquoi ne pourrais-je pas te tirer dessus ? ”

Il m’a dit, “Tu ne peux pas faire cela !”

“Pourquoi pas?”

“Parce que ce n’est pas juste”, dit-il.

Je lui répondis : “Pourquoi n’est-ce pas juste? ”

“Parce que c’est injuste ”.

“Pourquoi est-ce injuste? ”

Il me regarda d’un air perplexe et m’a dit, “Parce que ce n’est pas juste !”

Cet élève avait un problème. Sur quelle base pouvait-il décider de ce qui était bon ou mauvais ? Il avait commencé la conversation en indiquant qu’il voulait écrire ses propres règles. Il lui a été répondu que s’il pouvait écrire ses propres règles, je pourrais aussi écrire les miennes. Il était sûrement d’accord avec cela. S’il en était ainsi et que je puisse convaincre assez de personnes que des gens comme lui étaient dangereux, alors, pourquoi ne pourrions-nous pas l’éliminer de la société? Il commença alors à me dire de nouveau : “Ce n’est pas juste. C’est injuste, ce n’est pas juste.” S’il ne s’appuyait sur aucune autorité absolue qui établisse les règles, ce serait alors une bataille entre son opinion et la mienne. Peut-être que celui qui est à la fois le plus fort et le plus malin gagnerait. Il finit par comprendre le raisonnement.

Beaucoup de gens ont l’opinion qu’un style de vie homosexuel est mauvais. Cependant, si ce n’est qu’une opinion, alors tout aussi valable est l’opinion que ce style de vie est acceptable. Ce que nous voulons démontrer, c’est qu’il ne s’agit pas d’une affaire d’opinions. Il s’agit de savoir quel est, de la part de Celui qui nous a créés et à qui nous appartenons, le fondement des principes gouvernant ce domaine de la vie. Que dit Dieu dans Sa Parole concernant cette question ?

Les chrétiens ont une norme pour définir le bien et le mal parce qu’ils croient à un créateur qui exerce le droit de propriété sur toute Sa création. Nous Lui appartenons non seulement parce qu’Il nous a créés, mais aussi, comme le disent les Ecritures, “ … .vous ne vous appartenez point à vous-mêmes, car vous avez été rachetés à un grand prix … . ” (I Corinthiens 6:19,20). Dieu a tout créé ; Il a l’autorité absolue. Du fait que les êtres humains sont des êtres créés, ils sont sous une obligation totale envers Celui qui exerce une autorité absolue sur eux. Notre Autorité Absolue a le droit d’établir les règles. Il est dans notre meilleur intérêt d’obéir, parce qu’Il est le créateur. Ainsi, ce qui est bien et ce qui est mal n’est pas une affaire d’opinion personnelle mais doit être en accord avec les principes trouvés dans la Parole de Dieu, de Celui qui a autorité sur nous. Tout comme le constructeur d’une voiture fournit un manuel pour le bon entretien du véhicule qu’il a conçu et produit, notre créateur fournit à Sa création toutes les instructions nécessaires pour vivre une vie pleine, libre et abondante. Dieu a fourni Son “livre d’instructions”, non pas dans le but de gâcher notre vie ou de ravir notre joie mais parce qu’Il nous aime et qu’Il sait ce qui est le meilleur pour nous.

Bien des parents chrétiens avouent que leurs enfants se sont rebellés contre l’éthique chrétienne, en demandant pourquoi ils devaient obéir aux règles de leurs parents. Ceci arrive souvent parce que les parents n’ont pas instruit leurs enfants à partir de perspectives fondamentales concernant ce qu’ils doivent ou ne doivent pas faire. Si les enfants perçoivent les règles de la maison comme rien d’autre que l’opinion de leurs parents, pourquoi alors devraient-ils les observer ? C’est tout à fait différent lorsque les enfants apprennent, depuis leur plus tendre enfance, que Dieu est le Créateur et qu’Il a déterminé ce qui est juste et ce qui est faux. Les règles viennent de Dieu et, par conséquent, elles doivent être observées. Il est impossible de construire une structure sans fondement et c’est pourtant ce que beaucoup de parents essaient de faire dans l’éducation de leurs enfants. Les résultats de tels efforts se voient tout autour de nous aujourd’hui — une génération dont un nombre croissant d’individus rejette Dieu et les vérités absolues du christianisme.

Dans une église, un père de famille bien triste est venu vers moi pour dire : “Mes fils se sont rebellés contre le christianisme. Je me souviens lorsqu’ils venaient me voir pour dire, ‘Pourquoi devrions-nous observer tes règles ?’ Je n’avais jamais pensé leur dire que ce n’étaient pas mes règles. Je ne me suis rendu compte que ce matin de quelle manière j’aurais dû leur donner le fondement que Dieu est le créateur et leur expliquer que c’est Lui qui a établi les règles. J’ai la responsabilité devant Lui, comme chef de foyer, de m’assurer que ces règles sont observées. Ils ont vu les doctrines chrétiennes que je leur communiquais comme étant uniquement mes opinions ou celles de l’église. Maintenant, ils ne veulent rien avoir à faire avec l’église. Ils font ce qui est juste à leurs propres yeux — non à ceux de Dieu. ”

Cette situation est typique de la société chrétienne de nos jours et elle est absolument liée à cette question de fondements. Bien des parents ne se rendent pas compte qu’ils n’établissent pas le bon fondement à la maison parce qu’ils ont négligé de mettre en avant le concept du Dieu créateur. Lorsque leurs enfants vont en classe, ils reçoivent une autre fondation : Dieu n’est pas le créateur et nous sommes simplement les produits du hasard. Est-ce étonnant que tant d’enfants se rebellent ? On ne peut bâtir une maison en commençant par le toit. Nous devons commencer par la fondation et bâtir dessus. Hélas, beaucoup de parents ont monté une structure pour la prochaine génération, mais sans préciser cette vérité fondamentale : Jésus-Christ est le créateur.

Un fondement totalement anti-Dieu est donné aux élèves dans la plupart de nos écoles. Ce fondement, bien entendu, ne permettra pas la construction d’un cadre chrétien. Une structure d’un autre type — l’humanisme — est celle qui sera érigée sur ce fondement étranger.

Tant de parents ont témoigné que leurs enfants se sont éloignés du christianisme lorsqu’ils étaient au lycée ou à la faculté. Nombreux sont ceux qui ont totalement rejeté le christianisme. Mais si les parents ont négligé de construire sur un bon fondement, chez eux, il n’est pas étonnant que la structure chrétienne se soit effondrée. J’ai le grand regret de constater que beaucoup d’écoles et de facultés chrétiennes enseignent aussi la théorie de l’évolution. Nous ne devons pas conclure que nos enfants sont hors de danger simplement parce qu’ils sont inscrits à un établissement chrétien. L’école peut affirmer qu’elle enseigne la création mais, à y regarder de plus près, on constate qu’elle enseigne que Dieu s’est servi de l’évolution dans le processus de la création.

Ce problème de structure sans fondement apparaît sous un autre angle. Bien des chrétiens sont contre l’avortement, les déviations sexuelles et d’autres problèmes moraux dans la société et pourtant, ils ne peuvent pas fournir d’arguments concluants justifiant leur position. La plupart des chrétiens ont une notion précise du bien et du mal mais ils n’en comprennent pas la raison. Ce manque de raisons pour notre position est perçu par autrui comme une simple opinion. En effet, pourquoi nos opinions seraient-elles plus valables que celles d’autrui?

Toutes ces questions sont liées à la compréhension du rôle de la Bible. Elle n’est pas simplement un guide pour la vie. Elle constitue la base de tout notre raisonnement. A moins de comprendre ce Livre-là, nous n’aurons pas une bonne compréhension de Dieu, de Sa relation avec l’homme et de ce qui constitue une philosophie chrétienne globale. C’est pour cela que Jésus dit en Jean 5 :47 que nous devons croire aux écrits de Moïse.

Par exemple, pour comprendre pourquoi on aurait tort de vivre comme un homosexuel, on doit comprendre que le fondement du mariage nous vient de la Genèse. C’est ici que nous lisons que Dieu ordonna le mariage et a précisé qu’il serait entre un homme et une femme pour la vie. Dieu créa Adam et Eve, non Adam et Yves ! Une raison importante en faveur du mariage est donnée en Malachie 2 :15 : Dieu a créé l’union entre deux êtres afin qu’ils puissent produire une semence pieuse (donnée par Dieu) ; autrement dit, des enfants qui craignent Dieu. Lorsqu’on comprend qu’il y a des rôles spécifiques ordonnés par Dieu pour l’homme et la femme, on a alors des raisons de combattre toute législation qui affaiblit ou qui détruit la famille.

Un style de vie homosexuel est anti-Dieu et, donc il est mauvais, non parce que c’est notre opinion mais parce que Dieu, l’Autorité Absolue, le dit. (Notez en particulier Lévitique 18 :22 ; Romains 1 :24,26,27 et Genèse 2 :23,24).

Dans notre propre pensée, aussi bien que dans celle de nos églises chrétiennes, nous devons renforcer la vérité que la Bible est la Parole de Dieu et que Dieu a un droit absolu sur nos vies. Nous devons écouter ce qu’Il dit concernant les principes de vie dans chaque domaine de notre existence, peu importe l’opinion des autres. Nos églises sont influencées dans beaucoup de domaines par des arguments basés sur l’homme et orientés par l’opinion. Considérons le sujet de l’avortement.

Je suis allé à des études bibliques où le groupe discutait du sujet de l’avortement. Beaucoup de participants donnaient leur opinion mais sans aucune référence à la Bible. Ils faisaient des commentaires du genre : “si ma fille était violée”, ou “si on savait que le bébé naîtrait déformé” ou encore “s’il n’y avait personne pour s’occuper de l’enfant à naître”, alors peut-être que l’avortement serait acceptable. C’est là où nos églises s’égarent. L’idée que tout le monde peut avoir une opinion sans la fonder sur des principes bibliques s’est infiltrée dans nos églises. C’est une des raisons pour laquelle nous avons tant de mal à mettre de l’ordre dans notre doctrine pour déterminer ce que nous devons croire. Ce n’est pas à l’opinion humaine autonome de déterminer ce qui se développe dans le sein maternel. Dans Sa Parole, Dieu nous donne les principes qui doivent gouverner notre pensée. Les Psaumes 139 et 51, Jérémie 1 et bien d’autres textes des Ecritures montrent clairement qu’au moment même de la conception, on est un être humain. C’est la seule manière de regarder le sujet. Il est temps de nous réveiller. Lorsqu’il s’agit de telles questions, nous devons nous rallier au point de vue de Dieu, et non à celui de l’homme !

Si nous avions moins de scrupules à agir de la sorte, beaucoup de problèmes présents dans les églises aujourd’hui seraient, évidemment, résolus plus facilement. Au synode d’une dénomination protestante, les participants discutaient afin de déterminer si l’église devait, oui ou non, ordonner les femmes comme pasteurs. Un participant s’est levé pour dire, “Nous devons consacrer les femmes au ministère pastoral car elles sont tout aussi intelligentes que les hommes.” Un autre a fait le commentaire : “Nous avons bien des femmes médecins et des femmes avocates donc pourquoi n’aurions-nous pas aussi des femmes pasteurs ?” Un autre disait, “Puisque les femmes sont égales aux hommes, elles devraient pouvoir être pasteurs.” Mais à ce colloque, comme à bien d’autres conventions, personne n’a dit : “Dieu a fait l’homme ; Dieu a fait la femme. Il a donné à chacun son rôle spécifique dans ce monde. La seule manière d’arriver à une bonne conclusion dans ce domaine est de commencer par ce que Dieu dit sur les rôles respectifs de la femme et de l’homme”. Le problème est que chacun veut faire valoir son opinion personnelle sans tenir compte de celle de Dieu.

Lors d’une réunion, une femme, sur un ton irrité, a réagi à ce que je disais concernant les rôles de l’homme et de la femme. Elle a dit qu’elle n’a pas le devoir d’être soumise à son mari avant que celui-ci ne soit parfait comme Christ. Je lui demandais alors où se trouvait cette idée dans la Bible. Elle disait qu’il était évident que la Bible enseignait cela, et donc elle n’avait pas besoin d’être soumise à son mari. Je lui ai répété la question, lui demandant de me montrer une affirmation claire ou un principe pouvant conduire à cette idée dans la Bible. Elle ne pouvait pas m’en montrer un seul, mais maintenait qu’elle avait raison. Pour toute l’assistance, il était évident qu’elle tenait à son opinion, peu importe l’enseignement des Ecritures. Elle ne voulait pas être soumise à son mari et elle ne voulait pas obéir aux Ecritures.

Un autre endroit où l’on peut entendre les opinions humaines s’exprimer de toutes les manières possibles est aux assemblées générales d’Eglises. J’ai assisté à des réunions où il s’agissait d’élire un diacre. Quelqu’un proposait un certain homme pour être diacre car il était un homme bon. Lorsqu’un autre suggérait qu’on devrait se conformer aux qualifications bibliques pour être diacre, d’autres encore exprimaient leur désaccord, disant qu’on ne pouvait éliminer un homme du diaconat simplement parce qu’il n’en remplissait pas les qualifications scripturaires. En d’autres termes, selon certains membres, les opinions humaines se situaient au-dessus des enseignements de la Bible.

Il y a bien des domaines dans lesquels nous voyons cette philosophie “infecter” notre société chrétienne. Le chef d’un établissement scolaire chrétien me disait qu’un certain nombre de parents désapprouvent sa discipline stricte, laquelle est pourtant basée sur les principes bibliques. Leur opposition s’exprime souvent par une comparaison avec d’autres écoles ; ils affirment que leurs enfants ne sont pas aussi mauvais que d’autres enfants de l’établissement scolaire. Au lieu de comparer leurs normes à celles de la Parole de Dieu, ils les comparaient à celles d’autrui. Certains parents insistaient sur le fait que d’autres élèves avaient fait les mêmes choses que les leurs sans avoir été pris en flagrant délit. Par conséquent, leurs enfants ne devraient pas non plus être punis. Le principal leur a expliqué que si leur principe était appliqué dans la société, il y aurait des problèmes énormes. L’agent de police devrait-il s’abstenir de verbaliser un conducteur en état d’ivresse simplement parce que d’autres conducteurs dans le même état n’ont pas été pris en flagrant délit ? Ces parents étaient hostiles aux règles appliquées par le principal de l’école — une norme basée sur l’autorité de la Parole de Dieu.

Paul dit : “Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues” (II Thess. 2 :15). Demeurons-nous fermes, ou chancelons-nous ? Notre société exprime, avec une férocité croissante, son rejet de Dieu et de Ses principes absolus. De nos jours, seules importent les opinions humaines.

Aujourd’hui, beaucoup de conflits dans l’église sont causés par les gens qui luttent pour imposer leurs propres opinions. Il ne s’agit pas de nos opinions, des vôtres ou des miennes. L’essentiel est ce que Dieu dit sur le sujet. Notre pensée doit se baser sur les principes de Sa Parole. Ces derniers doivent déterminer nos actes. Par conséquent, nous devons croire que le récit de la Genèse est fondamental à toute la philosophie chrétienne. L’une des difficultés majeures dans nos églises est celle-ci : beaucoup de gens n’ont pas confiance dans le récit de la Genèse. Par conséquent, ils ne savent pas à quelle autre partie de la Bible ils peuvent se fier. Ils traitent la Bible comme un livre intéressant contenant des vérités religieuses plus ou moins vagues. Cette vue est en train de détruire l’Eglise et notre société. Il est temps que les conducteurs spirituels s’en rendent compte ! Ne pas interpréter littéralement les onze premiers chapitres de la Genèse, c’est faire violence au reste des Ecritures.

Le Professeur James Barr, un érudit en hébreu et Professeur d’Interprétation des Saintes Ecritures à l’Université d’Oxford, m’a écrit ce qui suit dans une lettre personnelle, datée du 23 avril 1984 : “Autant que je sache, il n’y a aucun professeur d’hébreu ou d’Ancien Testament dans une université de renommée mondiale qui nierait que l’écrivain (ou les écrivains) de Genèse 1-11 avait bien l’intention de communiquer à ses lecteurs que : (a) la création a eu lieu pendant une série de six jours de 24 heures, tels que nous les connaissons maintenant ; (b) les chiffres contenus dans les généalogies de la Genèse fournissent, par addition, une chronologie depuis le début du monde à des époques ultérieures de l’histoire biblique ; et (c) le Déluge de Noé doit être compris comme étant universel et détruisant toute vie humaine et animale terrestre, à part celles qui étaient dans l’Arche.”

Veuillez noter que beaucoup, sinon la plupart de ces érudits “de renommée mondiale”, ne croient ni en la Bible ni au christianisme. Donc, ils n’ont aucune raison de “tordre” les Ecritures dans le but de les faire concorder avec la théorie d