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Publié en les États-Unis par Master Books. Copyright en 1987 par Ken Ham. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne doit être utilisée ou reproduite sous quelque forme que ce soit sans l’autorisation écrite de l’imprimeur, sauf dans le cas de brèves citations dans des articles ou compte rendus. Pour tout renseignement, s’adresser à :

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Etats-Unis


Dédicace

Cet ouvrage est dédié à trois personnes exceptionnelles sans lesquelles il n’aurait jamais vu le jour:

Tout d’abord, à ma mère et à mon défunt père pour leur attachement aux Ecritures. Convaincus de la véracité de ses doctrines, ils en ont accepté les principes sans compromis et les ont appliqués à tous les domaines de leur vie. Cette éducation m’a équipé pour qu’une autorité plus élevée (le Seigneur) puisse m’appeler à Son service à plein temps. Je rends grâces à Dieu pour cette formation chrétienne et pour la conviction de mes parents concernant la Parole infaillible de Dieu.

Ensuite, à ma chère épouse, Molly, solidaire avec moi dans tous les aspects de la vie et dans le ministère de la défense du créationnisme. Sa consécration sincère et dévouée, compte tenu de mon engagement dans ce travail de première importance, peut être résumée par ces paroles de Ruth : “Où tu iras, j’irai, où tu demeureras, je demeurerai” (Ruth 1 :16). Les capacités dont Dieu l’a dotée et son amour pour nos quatre enfants ont été une grande bénédiction. Cela m’a permis de m’absenter assez souvent pour proclamer le Dieu créateur à des millions de personnes dans le monde entier.

L’auteur

Kenneth A. Ham (diplomé des Sciences appliquées, diplômé en Education) est le fondateur-directeur de l’association “Answers in Genesis” (Réponses dans la Genèse) aux Etats-Unis et de l’organisme “Creation Science Foundation” (Fondation pour la science créationniste) en Australie. Son arrière-plan en tant que professeur de biologie des écoles secondaires publiques lui a permis de comprendre les implications scientifiques les plus complexes du débat création/évolution.

M. Ham a donné des conférences dans des milliers d’églises, d’écoles, de facultés et d’universités. Il a été invité à participer à de nombreuses émissions de radio et de télévision. Il anime également une émission quotidienne de radio intitulée “Answers with Ken Ham” (Réponses avec Ken Ham) . Son ministère s’efforce de démontrer à quel point la question création/évolution fait partie intégrante de la vie d’un chrétien. Communicateur humoristique aux anecdotes captivantes, il a le don de rendre compréhensibles, pour l’auditeur non-averti, les philosophies complexes et souvent embrouillées.

Ken Ham est l’auteur d’un livre de poèmes pour enfants : “A is for Adam” (A est pour Adam), et il est co-auteur de : “The Answer Book” (Le livre des réponses). On peut entrer en contact avec Ken aux adresses suivantes :

Etats-Unis :
Answers in Genesis
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Téléphone : (859) 727-2222 Télécopie : (859) 727-2299


UK :
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Leicester LE21 9AJ
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Table des matières

Remerciements
Avant-propos
Introduction

Premier chapitre — Le christianisme en butte aux attaques

Dans notre société, la guerre fait rage entre le christianisme et l’humanisme. Bien peu de gens comprennent que le conflit se situe au niveau des fondements : la création contre l’évolution. Avant de se lancer dans un combat, il est essentiel d’en situer le champ de bataille. Ce chapitre définit la vraie nature de ce conflit.

Deuxième chapitre — Croire à l’évolution est un choix moral et religieux

Les médias et l’école publique nous disent qu’il est impossible d’enseigner le récit de “la création” dans les écoles, parce que ce récit relève de la religion, tandis que “l’évolution” fait partie de la science. Mais quiconque comprend les principes de base de la science arrive à la conclusion que l’évolution est, en réalité, une religion.

Troisième chapitre — Croire à la création est un choix moral et religieux

Les théories de la création et de l’évolution relèvent à la fois de la science et de la foi. La controverse ne se situe pas entre la religion et la science, mais entre la science d’une religion et celle d’une autre.

Quatrième chapitre — La racine du problème

Les gens refusent d’accepter la théorie de la création car cela implique qu’un créateur en a établi les règles. Si l’homme croit à l’existence de ce créateur, il ne pourra plus établir ses propres règles.

Cinquième chapitre — Des fondations qui s’effritent

Si on éliminait la Genèse, la structure du christianisme commencerait à s’effondrer. Une philosophie dictée par l’opinion (et basée sur l’évolution) est en train de détruire la société.

Sixième chapitre — La Genèse : ça compte

De nombreux chrétiens ne se rendent pas compte que les événements décrits dans le livre de la Genèse sont des événements littéraux et historiques (y compris ceux de Genèse 1-11). Ils constituent le fondement de toute la doctrine chrétienne. Toutes les doctrines de la théologie biblique tirent leur origine, directement ou indirectement, du livre de la Genèse. Pour comprendre Dieu et ce qu’Il représente pour l’homme, il est indispensable de comprendre et de croire le récit de la Genèse. S’il s’agissait seulement d’un mythe ou d’une allégorie, alors les doctrines du christianisme n’auraient aucun fondement.

Bien des chrétiens ajoutent les principes de l’évolution à la Bible. Ils acceptent Dieu en tant que créateur, mais limitent Son rôle à contrôler le processus de l’évolution. Ce point de vue est en contradiction avec plusieurs aspects du christianisme.

Septième chapitre — La mort : Une malédiction et une bénédiction

Dans un monde créé par le Dieu d’amour, il est facile de comprendre la raison de la souffrance et de la mort . L’évolution (avec ses millions d’années de lutte et de mort) détruit le fondement du message de la croix.

Huitième chapitre — Les méfaits de la théorie de l’évolution

Accepter la théorie athée de l’évolution c’est rejeter le Dieu créateur. Au cours des années, bien des gens se sont servis de la théorie de l’évolution pour justifier l’avortement, le communisme, le nazisme, l’usage abusif de la drogue, l’homosexualité, et d’autres aberrations. La popularité de cette théorie s’est accrue parallèlement à celle de ces phénomènes sociaux. Bien entendu, la théorie de l’évolution n’est pas la cause directe des maux de notre société ; toutefois, on s’est servi de ses principes pour rendre acceptables ces idéologies et ces moeurs. En définitive, ces problèmes sont la conséquence directe du rejet du Dieu créateur.

Neuvième chapitre — L’évangélisation dans un monde païen

Un grand nombre de nos lecteurs n’ont peut-être jamais entendu le terme d’“évangélisation créationniste”. C’est une méthode tout à fait biblique. Paul lui doit une bonne partie de ses réussites. Il faut que l’église s’en serve pour rétablir des fondements justes; alors, seulement, elle pourra présenter le message global de l’Evangile. A l’heure actuelle, la théorie de l’évolution est le plus grand obstacle à la pénétration de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ dans les coeurs. L’évangélisation créationniste est une méthode puissante pour renverser ces barrières et pour ouvrir les coeurs et les esprits à l’Evangile.

Dixième chapitre — Bergers, réveillez-vous !

Une plaidoierie s’adresse aux pasteurs et aux responsables spirituels afin qu’ils reconnaissent l’importance de la question création/évolution. Ce n’est pas une question d’ordre secondaire. Beaucoup de responsables religieux ne comprennent pas la vraie nature de cette controverse car ils sont convaincus que ce qu’ils ont appris en classe relève de la vraie science. L’Eglise subit les conséqences de ces compromis avec la théorie de l’évolution.

Onzième chapitre — La création, le déluge et le feu à venir

Dans II Pierre 3, l’apôtre annonce qu’à la fin des temps, les hommes ne croiront plus en Dieu en tant que Créateur. Ceci devrait être un véritable avertissement sur l’importance des origines du monde. La prédiction en II Pierre 3, concernant les derniers jours, s’accomplit sous nos yeux.

Annexes

Le matériel contenu dans les annexes a pour but de répondre de manière détaillée aux questions fréquemment posées sur la controverse création/évolution.

Annexe 1 : Vingt raisons démontrant l’incompatibilité entre la Genèse et l’évolution.

Annexe 2 : Pourquoi Dieu a-t-Il pris 6 jours pour la création ?

Remerciements

Cet ouvrage est le fruit de dix années d’expérience dans le ministère créationniste en Australie. Il n’est pas facile de se souvenir de tous ceux qui m’ont aidé et influencé pendant cette période.

Le jour où nous avons inauguré la Fondation pour la Science Créationniste en Australie, nous n’imaginions pas que notre oeuvre s’étendrait ainsi dans le monde entier. Mes collègues, le Professeur Rendle-Short, le Dr. John Osgood, le Dr. Andrew Snelling et le Dr. Steve Gustafson retrouveront dans cet ouvrage des bribes de leurs recherches et de leur enseignement. Ces hommes m’ont beaucoup aidé au cours de ces années.

Mes remerciements les plus sincères vont aux MM. W.F.G. Gadsby et Robert Doolan, au Pasteur P. Gadsby et au Dr. Len Morris, lesquels se sont chargés de la révision et de la relecture du manuscrit. Je tiens également à remercier mon très cher ami, le Dr. Carl Wieland. Malgré les graves traumatismes résultant d’un terrible accident de la circulation, il m’a aidé à réviser le manuscrit. J’y ai incorporé ses suggestions, ce qui a donné au manuscrit une finesse que je n’aurais jamais pu lui donner moi-même.

J’exprime ici ma reconnaissance envers mes deux secrétaires dévouées. Carol Van Luyn a passé de nombreuses heures à dactylographier le manuscrit. Margaret Buchanan a fait preuve d’expertise et de patience au cours des centaines d’heures nécessaires à l’édition du manuscrit.

Je voudrais également remercier mon ami Steve Cardno, le dessinateur graphique de notre Fondation, pour ses efforts dans la préparation des illustrations qui jalonnent ce livre. Celles-ci et bien d’autres sont reproduites sur transparents et me sont très utiles dans mon ministère d’enseignement.

A plusieurs reprises, le lecteur trouvera dans cet ouvrage le nom du Dr. Gary Parker. Ce dernier est un conférencier et un auteur créationniste bien connu. J’ai eu l’honneur de participer à de nombreuses conférences à ses côtés, tant en Australie qu’aux Etats-Unis. Les nombreuses expériences vécues ensemble ont beaucoup enrichi cet ouvrage.

Enfin, je tiens à remercier sincèrement le Dr. Henry Morris de la “Creation Research Foundation” (Fondation pour la Recherche sur la Création). Ses livres, en particulier “The Genesis Record” (Le Compte rendu de la Genèse), ont profondément influencé ma vie. Face à lui, je me considère plutôt comme un apprenti . . . et le maître reconnaîtra sans aucun doute les empreintes de son travail au fil des pages de ce livre. Merci, enfin, à tous mes amis et collègues qui, ces dernières années, ont été pour moi un précieux soutien.

Avant-propos

Eprouvez-vous des difficultés à amener vos amis et connaissances à croire en Dieu et en Son Fils, Jésus-Christ, afin que leurs vies soient transformées ? Vous demandez-vous pourquoi l’église semble perdre du terrain face aux maux de ce siècle impie ? Ce livre n’explique pas seulement la raison de tels problèmes mais il offre aussi une solution efficace. Après avoir lu l’analyse logique de la situation et la solution simple proposée par Ken Ham, vous direz probablement : “Pourquoi donc n’y ai-je pas pensé moi-même?”

A une vitesse grandissante, la société approuve les moeurs qui étaient jugées, il y a à peine trente ans, non seulement mauvaises, mais illégales. Il fut un temps où l’église chrétienne exerçait une influence significative sur notre société, tandis qu’aujourd’hui la société s’efforce d’effacer tout vestige de son héritage chrétien. Après s’être répandu comme une traînée de poudre, depuis un petit groupe de croyants au premier siècle, le christianisme a touché les quatre coins du globe. Mais, de nos jours, le christianisme perd du terrain plus rapidement qu’il n’en avait gagné jadis.

Il y a une cause profonde à ce retournement de situation, une erreur fondamentale dans notre manière d’évangéliser. A une certaine époque, les chrétiens influençaient les moeurs sociales du pays ainsi que sa législation; tandis que, de nos jours, même dans les pays comme les Etats-Unis, où la constitution garantit le libre exercice de la religion, leurs droits sont bafoués.

Dans cet ouvrage, Ken Ham va au fond du problème. Il montre à quel point nous avons lutté contre les symptômes du problème, tout en ignorant la cause première. Pourquoi n’avons-nous pas pu convaincre la société de combattre les fléaux que sont l’avortement, le divorce, l’homosexualité, la pornographie et la drogue? M. Ham a identifié la racine du problème. La cause en est si subtile que la plupart des grands groupements religieux sont tombés dans le piège sans pouvoir le reconnaître.

Depuis l’école publique jusqu’au séminaire de théologie, on enseigne que l’évolution est un fait scientifique, au même titre que la loi de la pesanteur. Les étudiants ont conclu que tout doit avoir une explication naturaliste; par conséquent, ils ont oublié Dieu. Ils savaient de toute façon que les Dix Commandements gêneraient leur style de vie donc ils se sont hâtés d’échapper à cette contrainte. Ils ont adopté une nouvelle moralité : “si cela vous procure une sensation agréable, allez aussi loin que vous le pouvez sans vous faire prendre au piège”.

S’il n’y a pas de créateur, il n’y a aucun but à la vie. Personne ne nous surveille et nous n’avons aucun compte à rendre pour nos actions. Nous voici donc à la racine des problèmes de notre société. Lorsque le Dieu créateur disparaît du tableau, il n’y a plus d’absolu. Cela engendre le mépris des lois et des principes et l’homme erre dans un univers sans raison d’être, influencé par ses passions et la situation du moment.

M. Ham démontre que le livre de la Genèse, en particulier, est un compte rendu d’événements réels corroboré par des évidences scientifiques indiscutables. De plus, il montre de quelle manière la remise en question de ce livre biblique, même au sein du christianisme, a provoqué la dégénérescence de la société, au point que le seul code moral qu'elle accepte est basé sur les slogans suivants : “la survie du plus fort” ; “fais tout ce dont tu as envie” et “si ça te fait plaisir, vas-y”. Il n’y a plus aucun principe moral absolu.

Ce livre devrait être lu par tous les chrétiens. Il leur fournira les réponses aux questions posées le plus fréquemment par le non-croyant. Il donnera aussi des conseils aux parents qui doivent préparer leurs enfants à faire face à un monde impie et rebelle. M. Ham puise dans une richesse d’expérience qu’il a acquise au fil des ans en répondant aux questions posées après ses conférences aux Etats-Unis et en Australie.

Luther D. Sunderland
Janvier 1987
Auteur de “L’Enigme de Darwin : Fossiles et autres problèmes”

Introduction

J’ai été élevé dans un foyer chrétien où l’on croyait fermement à l’infaillibilité et à l’inerrance de la Bible en tant que Parole de Dieu. Nous devions en appliquer les principes à tous les domaines de notre vie. Je pressentis un grand conflit lorsqu’à l’école secondaire, on nous enseigna la théorie de l’évolution. Si le récit de la Genèse n’était pas véridique, alors à quelle partie de la Bible pouvais-je me fier ?

Mes parents savaient que la théorie de l’évolution était erronée puisque, dans la Genèse, Dieu nous décrit la création du monde de manière détaillée. Pour eux, ces détails faisaient partie du fondement même du christianisme. A cette époque, nous ne disposions pas de la riche documentation sur le conflit création /évolution produite depuis par des organismes tels que “the Institute for Creation Research” (l’Institut pour la Recherche sur la Création). Je suis allé demander à mon pasteur comment résoudre cette énigme. Il m’a conseillé d’accepter les principes de l’évolution et de les greffer au récit biblique de la création, m’expliquant que c’est par cette méthode que Dieu créa tous les êtres vivants. Son conseil ne réglait pas du tout mon problème. Si la Parole de Dieu avait été faussée dans la Genèse, comment croire au reste des Ecritures ?

Au cours de mes études scientifiques à l’université et de mes années de formation pédagogique, je mis ce problème de côté et me contentai de régurgiter, sans y croire, l’enseignement de mes professeurs sur les principes de l’évolution. Je n’avais aucune raison scientifique de ne pas y croire mais je savais que, du point de vue biblique, cette théorie devait être fausse, sinon ma foi allait se désagréger.

Peu de temps avant d’obtenir mon premier poste d’enseignant, M. Gordon JONES, directeur adjoint d’un établissement de formation pédagogique et membre de notre église, me remit un petit livre exposant les failles les plus évidentes de la théorie de l’évolution. Il me cita également des ouvrages que certains auteurs, comme le Dr. Henry MORRIS, commençaient à publier sur ce sujet. Je me mis à fouiller les librairies pour y trouver tous les ouvrages sur la question. Je découvris qu’il était facile de défendre les principes de la création contre ceux de l’évolution. C’est alors que le Seigneur me chargea de la lourde responsabilité de divulguer cette information. Je ne comprenais pas pourquoi l’église ne s’en était pas chargée, puisque ces arguments avaient vraiment restauré ma foi dans les Ecritures.

Découvrir que le livre de la Genèse était le fondement même de toute la doctrine chrétienne fut, pour moi, une vraie révélation. Cet ouvrage est la synthèse de toutes les conférences que je donne aux chrétiens pour leur faire comprendre l’importance de la Genèse et le conflit qui oppose la théorie de la création à celle de l’évolution. De très nombreux auditeurs sont venus m’avouer qu’ils ne s’étaient jamais rendus compte de l’importance et de la pertinence de la Genèse ; plusieurs d’entre eux m’ont confirmé que ma conférence avait ravivé leur foi. Il est encourageant de savoir, qu’aujourd’hui encore, bon nombre d’entre eux soutiennent de tout coeur les ministères de la défense du créationnisme.

Cet ouvrage présente la pertinence du texte littéral de la Genèse et je prie qu’il éveille l’esprit et le coeur de pasteurs, de croyants, de chercheurs et d’étudiants.

Chapitre 1
Le christianisme en butte aux attaques

A la fin d’une conférence, un jeune homme s’approcha de moi en s’exclamant : “Ce que vous avez dit . . . c’est comme si une lampe avait tout à coup éclairé mon cerveau !” Et une jeune femme d’ajouter : “Vous m’avez fait comprendre que je voyais le christianisme comme si j’étais arrivée au milieu d’un film. Mais, ce soir, vous m’avez tout montré depuis le début. Maintenant je comprends vraiment ce qu’est le christianisme.” Un homme d’âge mûr a renchéri : “L’information que vous nous avez donnée est comme une clé. Elle dévoile non seulement la cause des problèmes dont souffre notre société mais aussi le secret d’un témoignage efficace pour Jésus-Christ . . . Merci. ”

Nous vivons des temps extrêmement difficiles. La société dans son ensemble s’oppose de plus en plus au christianisme. On accepte l’homosexualité et l’avortement, on refuse de respecter l’autorité ainsi que l’éthique du travail ; on abandonne le mariage, tout comme les habits, on s’adonne à la pornographie, la délinquance augmente et j’en passe. Même dans les pays soi-disant “chrétiens”, les chrétiens doivent lutter pour la liberté d’expression.

Comment ces changements sont-ils arrivés dans notre société ? Pourquoi les gens vous regardent-ils d’un air ironique lorsque vous leur parlez de Christ ? Pourquoi ne veulent-ils plus entendre parler de l’Evangile ? La cause doit en être fondamentale. Dans ce livre, vous découvrirez les principales raisons pour lesquelles notre société s’est détournée de Christ. Mais, mieux encore, vous y trouverez une méthode biblique (qui vous assurera le succès) pour gagner ces vies au Seigneur.

Dans le passé, notre société reposait sur les principes absolus du christianisme. Tout le monde savait ce qu’il fallait faire et ce qu’il ne fallait pas faire. Les déviations sexuelles, le divorce injustifié, l’avortement, la pornographie et l’affichage de la nudité étaient inacceptables. La société infligeait diverses sanctions aux coupables. Notre sens des valeurs provenait des principes énoncés dans la Bible comme les Dix Commandements. La grande majorité des gens acceptait ou, du moins, respectait la croyance en Dieu.

Mais, depuis quelques années, de plus en plus de gens rejettent le Dieu de la Bible. Comme ils ne croient plus en Dieu, ils attaquent les fondements même de la société dans laquelle ils vivent. Ainsi, si Dieu n’existe pas, pourquoi devrait-on se plier aux Dix Commandements ? Qui peut s’arroger le droit de déclarer que l’homosexualité est une pratique immorale ? Pourquoi les femmes ne pourraient-elles pas se faire avorter dès qu’elles en expriment le désir ? Dès que les gens chassent Dieu de leur conscience, ils se mettent à modifier toutes les lois fondées sur les principes absolus du christianisme et données par le Dieu créateur (et donc possesseur) de toutes choses.

Les principes absolus du christianisme ont été dilués ou même retirés des fondements de la société pour être remplacés par une vue globale qui dit: “Pourquoi adopter les moeurs chrétiennes, vivre et organiser notre monde selon les principes bibliques ? Il existe d’autres façons d’agir : il faut tolérer toutes les croyances religieuses et tous les modes de vie qui diffèrent des nôtres.” Toutefois, cette soi-disant “tolérance” est, en réalité, une intolérance envers les principes absolus du christianisme. Cette fausse tolérance a progressivement et subtilement détruit le christianisme à l’insu de la majorité des chrétiens. Beaucoup de chrétiens se sont mis à croire qu’ils n’avaient pas le droit d’imposer leur point de vue à la société. On nous dit, par exemple, que ceux qui s’opposent à l’avortement ne doivent pas chercher à imposer leurs opinions personnelles à la société. Mais avez-vous déjà entendu faire ce reproche à ceux qui sont favorables à l’avortement ? Ce sont donc ces derniers qui imposent leur opinion personnelle à la société : la légalisation de l’avortement ! Quoi que l’on fasse, l’un des partis impose forcément son optique personnelle sur l’autre. La neutralité n’existe pas ; malheureusement, bon nombre de chrétiens se sont laissés piéger. Ils croient qu’ils peuvent rester neutres.

De la même manière, beaucoup d’établissements chrétiens d’enseignement supérieur déclarent : “Nous n’adoptons aucune position dogmatique sur la Genèse. Nous tolérons tous les points de vue.” Mais alors, que répondent ces gens quand on leur demande : “Pourriez-vous accepter la position selon laquelle nous devons prendre le texte de la Genèse dans son sens littéral ?” “Ah, non !” s’exclament-ils, “nous ne pouvons pas nous permettre cette façon de voir parce que nous reconnaissons toutes les façons de penser !” En réalité, ils ont choisi une position dogmatique pour enseigner à leurs étudiants une optique dogmatique : il n’est pas nécessaire d’accepter la Genèse dans son sens littéral si on ne le désire pas.

Au cours de l’une de mes conférences, quelqu’un m’a dit sur un ton fâché : “Ce n’est pas juste. Vous affirmez avec insistance qu’il faut prendre la Genèse dans son sens littéral, que Dieu a vraiment créé le monde en six jours, que la théorie de l’évolution est fausse et qu’un déluge a réellement recouvert toute la terre. Vous faites preuve d’intolérance vis-à-vis d’autrui. Vous devez vous montrer tolérant envers ceux qui, comme moi, croient que Dieu s’est servi de l’évolution et que le texte de la Genèse est tout simplement symbolique.” Je lui demandai alors, “Que voulez-vous que je fasse ?” Il me répondit, “Vous devez accepter que d’autres points de vue puissent être vrais et vous devez vous montrer tolérant envers les opinions qui diffèrent des vôtres.” “Hé bien voilà ”, lui répliquai-je alors, “selon moi, la Genèse doit être prise au sens littéral. C’est le seul point de vue qui soit correct. Toutes les autres manières d’aborder la Genèse sont erronées. Etes-vous prêt à tolérer mon point de vue ?” Embarrassée, cette personne hésita . . . je pouvais presque l’entendre penser : “Si je dis oui, j’accepte qu’il affirme que les points de vue comme le mien sont erronés ; si je dis non, alors, évidemment, je fais preuve d’intolérance envers son point de vue. Que faire ?” Il me regarda alors en s’exclamant : “C’est de la sémantique !” En fait, il s’avouait vaincu et refusait d’admettre qu’il ne tolérait pas mon opinion. Cette personne avait adopté une position aussi dogmatique et étroite d’esprit que la mienne.

Les affirmations dogmatiques sont rarement appréciées. On entend souvent dire, “Vous ne pouvez pas parler de manière aussi dogmatique !” En disant cela, ils sont eux-mêmes dogmatiques. Ils pensent que certaines personnes sont dogmatiques et que d’autres ne le sont pas. La question n’est pas de savoir si vous êtes dogmatique ou non, mais par quel dogme vous préférez « être dogmatisé » !

Un jour, un groupe du nom de “Tolérance” se forma. Ses membres soutenaient que nous devions tolérer toutes les pratiques, les croyances et les traditions religieuses. Il fallait faire disparaître l’intolérance de la société. Il était intéressant d’étudier leur dépliant dans lequel ils dressaient la liste de toutes les pratiques auxquelles ils s’opposaient. La plupart des choses qu’ils ne toléraient pas étaient liées aux christianisme. Ils déclaraient, en réalité, que la société devait tout tolérer, sauf le christianisme !

Le concept d’ouverture d’esprit naît de l’idée que la vérité absolue n’existe pas ou que personne ne peut jamais vraiment connaître toute la vérité. Certains disent qu’il n’existe pas d’absolu ! Cette façon de penser provient d’une philosophie anti-biblique selon laquelle tout est relatif.

La société tolère de moins en moins les vérités absolues du christianisme, c’est-à-dire les vérités et les principes inaltérables des Ecritures. En continuant ainsi, elle finira très certainement par déclarer le christianisme comme illégal. Lorsque les valeurs morales de notre société reposaient sur les principes absolus du christianisme, les activités immorales, comme l’homosexualité et la pornographie étaient proscrites. Depuis lors, on a observé un retournement de situation fondamental. Les valeurs de la société reposent maintenant sur une “moralité relative” : vous pouvez faire tout ce qui vous plaît et vous n’avez à rendre compte de vos actes qu’à vous-mêmes, tant que vous réussissez à convaincre une majorité de la population que vos actes ne font de mal à personne. La société n’a donc plus le droit de formuler des objections face aux écarts sexuels, à l’affichage public de la nudité et à d’autres actes de ce genre tant que la loi (qui est sans cesse modifiée pour être plus “tolérante”) n’est pas enfreinte.

A partir de Ses principes absolus, Dieu a établi des lois auxquelles nous devons nous plier. Les chrétiens ne peuvent pas s’entendre avec une collectivité mondiale à la moralité relative. L’un des groupes devra inévitablement se plier devant l’autre. Notre société se compose de deux corps de doctrine qui s’opposent férocement. Il s’agit en fait d’un combat spirituel d’envergure. Malheureusement, bien des chrétiens perdent la bataille parce qu’ils n’ont pas su reconnaître la nature du conflit dans lequel ils sont engagés.

Je suis convaincu que ce conflit spirituel s’enracine dans la question des origines du monde (création ou évolution ?). Bien que pour le lecteur cette idée puisse paraître étrange ou nouvelle, elle est l’essence même de la lutte que nous menons pour gagner l’âme de notre prochain, que ce soit du point de vue biblique ou de celui de la logique.

La majorité des gens ont une conception erronée de la nature du conflit qui oppose la création à l’évolution parce qu’ils sont amenés à croire que la théorie de l’évolution appartient au domaine des sciences. Ce n’est pas du tout une science (voir chapitre 2). C’est un corps de doctrine concernant le passé. Nous n’avons pas accès au passé. Nous ne disposons que du présent. Sur l’échelle du temps, tous les fossiles, les animaux vivants, les plantes et notre planète, ainsi que tout l’univers appartiennent au présent. Nous ne pouvons pas faire d’expérience directe sur le passé en suivant la méthode scientifique (selon laquelle il faut recréer une chose pour observer son développement) puisque les seules preuves dont nous disposons appartiennent au présent.

Il est important de comprendre que, par définition, ceux qui croient à la création font aussi une déclaration de foi au sujet du passé. Ils se basent sur le récit contenu dans la Bible (la Parole de Celui qui était présent et qui sait tout sur toutes choses).

La théorie de l’évolution est présentée par des hommes qui n’étaient pas présents à l’origine et qui ne prétendent pas être omniscients. En fait, tout le conflit repose sur une question essentielle : croyons-nous ce que nous dit Dieu (qui était présent à l’origine), ou ce que disent des êtres humains faillibles, quelles que soient leurs compétences, (des hommes qui étaient absents à l’origine de toutes choses) ?

Il est surprenant de constater qu’en notre ère soi-disant “scientifique”, si peu de gens comprennent vraiment ce qu’est la science et sur quels principes elle repose. Bien des gens croient que les savants sont des hommes impartiaux qui, vêtus de leur blouse blanche de laboratoire, recherchent la vérité de manière objective. En réalité, les savants sont tout simplement des hommes et des femmes comme nous! Ils s’attachent eux aussi à des croyances et à des préjugés. Leurs préjugés dictent leur utilisation des preuves et en particulier leur choix de certaines preuves par rapport à d’autres. Les savants ne font pas preuve d’objectivité dans leurs recherches; ils ne sont pas neutres.

Bien des gens ne comprennent pas ce qu’est le préjugé. Ils pensent que certaines personnes ont des partis pris et que d’autres n’en ont pas. Prenez un athée, par exemple. Il ne croit pas que Dieu existe. Si un athée devait se poser la question suivante : “Dieu a-t-Il créé le monde?”, sa réponse serait forcément, “non”. Dès qu’un athée commence à se laisser troubler par cette question, il cesse d’être athée. Ainsi, quelles que soient les découvertes du savant athée dans le domaine des fossiles ou de la nature qui les entoure, il ne changera pas de point de vue. Il ne pourra jamais les associer à des événements bibliques tels que le déluge au temps de Noé. Même s’il découvrait un immense bateau au sommet du mont Ararat, il ne pourrait jamais se permettre d’y voir une preuve du récit biblique de l’arche de Noé. Ce serait s’écarter de son optique religieuse d’athée. Toutes les opinions d’un athée sont préconçues dès le départ. Il est important d’y penser en lisant un ouvrage ou en regardant un documentaire télévisé produit par un athée.

Bien des opinions préconçues m’ont été présentées dans des circonstances très diverses. Ainsi, lors d’une interview à la radio à Denver, au Colorado, le présentateur m’a dit qu’il me donnait sept minutes pour exposer des preuves en faveur de la création et qu’il se contenterait de m’écouter sans rien dire. Alors, je me mis à décrire en détail les récits bibliques du déluge, de la Tour de Babel, ainsi que d’autres faits significatifs. J’expliquais comment des découvertes dans d’autres cultures ainsi que dans le domaine des fossiles soutenaient le récit biblique. J’explorais ensuite divers aspects de la création pour démontrer la véracité de la Bible. Au bout des 7 minutes, le présentateur s’exclama sur les ondes : “Hé ! bien, je n’ai rien entendu qui puisse appuyer la théorie de la création ; la discussion est close”. En réalité, il déclarait qu’il n’était pas prêt à accepter les preuves que je lui avais données, parce qu'il voulait s'accrocher à son idée préconçue : l’agnosticisme. Un agnostique est totalement partial. Convaincu qu’on ne peut rien savoir avec certitude, quelles que soient les preuves présentées, il vous répondra toujours, “Je n’en sais rien”. Dès qu’il “sait”, il cesse d’être agnostique. Du point de vue biblique, Romains 1 nous enseigne que les preuves de la création se trouvent tout autour de nous et que, par conséquent, quiconque ne croit pas à notre Créateur et Sauveur est condamné. Reconnaissons également qu’il n’est pas nécessaire de voir le Créateur pour croire à la création. Ce n’est pas parce qu’on ne peut voir l’architecte et le constructeur d’une maison qu’on peut déclarer qu’elle a été conçue par pur hasard.

Mais alors, qu’en est-il du “révélationniste”, qui croit que le Dieu de l’histoire s’est révélé dans un livre (un livre qui dit plus de trois mille fois être la Parole de Dieu) ? Peut-il considérer même l’espace d’une seconde la proposition opposée, c’est à dire, que Dieu n’a pas créé le monde ? Non, parce que ses convictions reposent sur le fait que Dieu est notre créateur et que Sa Parole est véridique.

Athées, agnostiques, révélationnistes et théistes ont des convictions religieuses. Leur interprétation des preuves dépendra donc des principes sur lesquels reposent leurs opinions religieuses. Il ne s’agit pas de savoir si vos opinions sont préconçues ou non (elles le sont) mais de décider à laquelle de ces préconceptions vous adhérez.

Dans beaucoup d’écoles, il existe des exemples frappants de préjugés face à la théorie de la création. La conversation qui suit démontre la mentalité des élèves d’une l’école publique et illustre parfaitement la notion de préjugé. A la fin d’une présentation de la création, un élève déclara : “L’histoire de l’arche de Noé ne peut absolument pas être vraie. Il n’y avait pas assez de place à bord pour tous ces animaux.” Je lui demandai, “Avez-vous une idée de combien d’animaux sont entrés dans l’arche ?” Il répondit, “Non, mais ça n’aurait jamais pu arriver”. Je lui demandai alors quelle était la taille de l’arche. “Je ne sais pas”, répondit-il, “mais il n’y avait pas suffisamment de place pour embarquer tous les animaux.” Autrement dit, cet élève ne connaissait ni la taille de l’arche, ni combien d’animaux Dieu voulait y faire entrer mais il avait déjà décidé que ce récit était un conte de fée qui n’aurait jamais pu se produire dans la réalité.

Un professeur d’université qui croit au créationnisme m’a rapporté la discussion qu’il a eue avec ses collègues au sujet du déluge. Bien entendu, ceux-ci en rejetaient l’idée en raillant. Il leur dit alors qu’il était possible, qu’un jour, quelqu’un découvre l’arche de Noé sur le Mont Ararat. Un de ses collègues lui répondit que même si on y trouvait un immense bateau ressemblant à l’arche de Noé et qu’on le traînait jusqu’au milieu du grand boulevard de sa ville, il refuserait d’y croire. Ce collègue ne faisait qu’exposer ses préjugés !

Bien des fois, j’ai pu faire une présentation logique et convaincante du créationnisme aux élèves. Beaucoup d’entr’eux se tournaient vers leur professeur, attendant de sa part une réponse qui prouverait que j’avais tort dans un domaine quelconque. Il est facile de lire l’expression sur leurs visages. On y voit leur pensée : “Tout ce qu’il dit semble vrai mais il doit y avoir une erreur quelque part parce qu’en réalité, nous ne voulons pas croire à ce que dit la Bible”. Il arrive aussi qu’un professeur me pose une question qui, aux yeux de la classe, prouvera définitivement que j’ai tort. Je peux voir dans leurs yeux qu’ils sont convaincus que je serai incapable de répondre à sa question. Quelquefois, ils se mettent même à applaudir dès qu’ils entendent la question. C’est leur façon de se réjouir de ma défaite imminente. Mais il est intéressant de voir leur déconfiture quand ils m’entendent donner une réponse logique à la question . . . tout est à recommencer. Il est triste de constater qu’un grand nombre d’entr’eux aient décidé d’avance de ne pas croire à la Bible.

On me demande souvent comment faire pour que les gens abandonnent leurs préjugés. C’est une bonne question. En tant que chrétien, tout ce que je peux dire, c’est que le Saint-Esprit doit s’en charger. La Bible nous enseigne que nous marchons soit dans la lumière, soit dans les ténèbres (Actes 26 :18). Si nous n’assemblons pas, nous dispersons. Nous sommes soit pour Christ, soit contre Lui (Matthieu 12 :30). La Bible est absolument claire : personne ne peut être neutre. Nous conservons tous des préjugés. Tout comme le Saint-Esprit nous juge et nous convainc de la vérité, Lui seul peut modifier les opinions des gens. Dieu charge les chrétiens de répandre Sa Parole de façon claire et agréable, puis de prier le Saint-Esprit de Se servir de leurs messages pour ouvrir les coeurs et les esprits à Jésus-Christ. Je suis sûr que les chrétiens savent mieux que quiconque ce qu’est une opinion préconçue. Nous avons tous été des pécheurs condamnés, animés d’un parti pris contre Dieu. Nous avons vu, que par la puissance du Saint-Esprit, Jésus-Christ a modifié nos préjugés en transformant notre vie. L’une des raisons pour lesquelles nous, créationnistes, avons tant de peine à convaincre certains évolutionnistes, c’est que leurs idées préconçues faussent ce qu’ils nous entendent dire. D’avance, ils se sont fait une idée fixe de nos croyances. Ils ont une idée préconçue de ce qu’ils peuvent attendre de nos compétences scientifiques et ainsi de suite.

Dans bien des cas, les évolutionnistes ont mal compris ou mal interprété ce que leur disaient les créationnistes. Ils nous écoutent avec leurs “oreilles évolutionnistes”, sans comprendre notre point de vue. En tant que créationnistes, nous comprenons que Dieu a créé un monde parfait, que l’homme est tombé dans le péché et que le monde a été condamné. Nous croyons que Dieu a envoyé le déluge à l’époque de Noé pour juger le monde, que Jésus-Christ est venu mourir et qu’Il est ressuscité des morts pour rétablir toutes choses : c’est la création, la chute et la rédemption. Mais avec leur pensée “uniformiste” (c.à.d. que le monde dans lequel nous vivons actuellement, rythmé par la lutte et la mort, est le même depuis des millions d’années), les évolutionnistes ne peuvent pas observer l’histoire du monde du même point de vue que les créationnistes.

Le Dr. Gary Parker en a vécu un exemple frappant lors d’une discussion qu’il a eue avec un professeur de l’Université La Trobe à Victoria, en Australie. Cet évolutionniste rejetait la création en affirmant, entr’autres, que notre monde est trop imparfait pour avoir été l’oeuvre d’un créateur. Cet homme ne comprenait pas, bien qu’on lui ait expliqué clairement qu’à cause de la chute et du déluge, notre monde n’est plus tel qu’il était lors de sa création. Pour bien saisir le conflit entre créationnistes et évolutionnistes, il est essentiel de comprendre parfaitement les croyances de chacun.

Au cours d’une autre discussion, un biologiste évolutionniste disait que si Dieu a créé tous les animaux le cinquième et le sixième jour, alors pourquoi ne trouve-t-on pas de perroquets et de souris avec les trilobites ? Le Dr. Parker lui expliqua que les perroquets et les souris ne vivent pas dans le même environnement que les trilobites. Il ajouta que les fossiles ont été, en quelque sorte, classés par le déluge. En effet, comme les plantes et les animaux vivent dans différentes régions, chacun s’est trouvé emprisonné dans les sédiments qui représentaient l’environnement dans lequel il se trouvait. Les propos de cet évolutionniste ont permis de découvrir le préjugé qui l’empêchait de comprendre le point de vue créationniste.

Le lecteur se rappellera que, lorsque nous parlons de conflit entre créationnistes et évolutionnistes, nous parlons de croyances, c’est à dire, de religions dans les deux cas. Il ne s’agit pas d’un conflit entre la religion et la science, comme les évolutionnistes essaient de nous le faire croire, mais bien d’une opposition entre deux religions, la science d’une religion face à la science d’une autre religion.

La théorie de l’évolution est un point de vue religieux, qui donne toute suprématie à l’opinion humaine. Puisqu’elle rejette Dieu qui nous a créés et qui nous a prescrit des lois, les fruits de la théorie de l’évolution, comme nous le constaterons plus loin, sont la délinquance, l’immoralité, l’impureté, l’avortement, le racisme, etc. Le récit de la création est un point de vue religieux fondé sur la Parole de Dieu, et son fruit (grâce à l’Esprit) est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur et la maîtrise de soi. Le conflit qui oppose la théorie de l’évolution à celle de la création (Dieu est-Il le créateur ?) est au centre des problèmes dont souffre notre société actuelle. Il faut que les chrétiens abordent cette question fondamentale. Le vrai combat se livre entre ces deux points de vue.

Chapitre 2
Croire à l’évolution est un choix moral et religieux

Le terme “évolutionniste” reviendra souvent dans les chapitres qui suivent. Dans d’autres parties de ce livre, nous analyserons les thèses des chrétiens qui essaient de concilier les concepts de l’évolution et ceux de la Bible. Cependant, la plupart des évolutionnistes ne sont pas des chrétiens. Le terme “évolutionniste” désignera ceux qui croient que l’évolution (le passage du temps, le rôle de la chance, et la lutte pour la survie) sont les facteurs responsables de la vie sur terre, plutôt que le Dieu de la Bible.

Dans la publication officielle de la Branche Méridionale des Sceptiques Australiens (ce groupe a des objectifs semblables à ceux des groupes humanistes américains) tout le numéro 5 d’automne 1985 Volume 2, constitué d’un article de 30 pages, attaquait le ministère de science créationniste en Australie et aux Etats-Unis. Leur article se termine ainsi : “Même si toute l’évidence soutenait la thèse scientifique du récit de la Genèse, cela ne ferait que montrer à quel point les anciens Hébreux ont fait preuve de bon sens ou quelle chance ils ont eue. On n’a pas besoin d’explications de la part d’un Dieu qu’on ne peut pas voir.” Ces gens, qui attaquent avec vigueur le ministère créationniste en nous traitant de groupe religieux, sont eux-mêmes un groupe religieux. En fait, ils ont dit que, même si toute l’évidence soutenait le récit de la Genèse, ils ne croiraient pas que ce livre fasse autorité en la matière. Ils travaillent à partir de la prémisse que la Bible n’est pas la Parole de Dieu et qu’elle ne pourra jamais l’être. Ils croient, peu importe les évidences, qu’il n’y a pas de Dieu. Ces mêmes personnes affirment catégoriquement que l’évolution est un fait.

L’évolution est, à la base, une philosophie religieuse. Dans les conférences sur le créationnisme, nous expliquons aux auditeurs que la thèse de la création, autant que celle de l’évolution, sont des optiques religieuses sur lesquelles les gens bâtissent leurs modèles particuliers de philosophie, de science ou d’histoire. Par conséquent, il ne s’agit pas d’un affrontement entre la science et la religion mais entre une religion et une autre (la science d’une religion contre la science d’une autre religion).

Le célèbre évolutionniste, Théodose Dobzhansky (L’Enseignant de Biologie Américain, Volume 35, Numéro 3, Mars 1973, page 129) cite Pierre Teilhard de Chardin : “L’évolution est une lumière qui illumine tous les faits, une trajectoire que doivent suivre toutes les lignes de la pensée.” Pour le chrétien, bien sûr, cette pensée est en contradiction directe avec les paroles de Jésus en Jean 8 :12, “Je suis la lumière du monde, Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.” En Esaïe 2 :5, le prophète nous exhorte à “ . . . marcher à la lumière de l’Eternel”. Au verset 22 du même chapitre, nous lisons : “Cessez de vous confier en l’homme”.

Il n’est pas difficile de démontrer que l’évolution n’est pas une science, mais une religion. La méthode scientifique nécessite l’observation d’un phénomène, employant un ou plusieurs de nos cinq sens (le goût, la vue, l’odorat, l’ouïe et le toucher) pour acquérir des connaissances concernant le monde, ainsi que la capacité de refaire ces observations. Naturellement, on ne peut observer que ce qui existe dans le présent. Il est facile de comprendre qu’aucun savant n’était présent au cours des soi-disant millions d’années pour être témoin de la prétendue progression évolutionniste de la vie depuis sa forme la plus simple jusqu’à la complexité qu’on voit de nos jours . Aucun scientifique n’était présent pour observer la première vie se former dans quelque mer préhistorique. Aucun savant n’a pu observer le Big Bang qui est censé avoir eu lieu il y a 10 ou 20 milliards d’années, ni la supposée formation de la terre il y a 4,5 milliards d’années (ni même 10.000 ans en arrière !). Aucun scientifique n’était présent — aucun témoin humain n’était là pour voir ces événements. Et ces événements ne peuvent certainement pas se répéter aujourd’hui.

Toute l’évidence que possède un scientifique existe uniquement dans le présent. Tous les fossiles, les animaux vivants et les plantes, le monde, l’univers — tout, en fait — existe maintenant — dans le présent. On évite de dire à l’homme de la rue (y compris à la plupart des étudiants) que les scientifiques n’ont que le présent et ne peuvent pas se prononcer sur le passé. L’évolution est un système de croyances concernant le passé, développé par des hommes qui n’étaient pas là pour voir ce dont ils parlent mais qui essaient d’expliquer l’origine grâce aux évidences qu’ils trouvent aujourd’hui (c’est à dire, les fossiles, les animaux et les plantes). Le dictionnaire Webster définit la religion comme suit : “ . . . une cause, un principe ou un système de croyances tenues avec ardeur et foi.” Ceci est sûrement une description appropriée de l’évolution. L’évolution est un système de croyances — une religion.

Le simple bon sens nous apprend que l’on ne fouille pas le sol pour découvrir un “âge des dinosaures” qui aurait eu lieu il y a 70 à 200 millions d’années. On creuse le sol pour trouver des dinosaures morts à l’heure actuelle. On ne peut pas les voir tels qu’ils étaient dans le passé lointain.

Les os des fossiles ne viennent pas déjà étiquetés, précisant leur âge. De même, les fossiles ne sont pas accompagnés de photos vous montrant ce à quoi ils ressemblaient.

Lorsque le public visite un musée, il examine des morceaux d’os et d’autres fossiles, bien arrangés, sous verre. Ces objets exposés sont souvent accompagnés de gravures faites par des artistes et représentant ce à quoi devaient ressembler les plantes et les animaux dans leur environnement naturel. Rappelons-nous : personne n’a retrouvé les gravures juste les fossiles. Et ces fossiles existent dans le présent. Par exemple, en Tasmanie, on trouve un lit de grès contenant des millions de petits morceaux d’os dont la plupart ne sont pas plus gros que le bout de votre pouce. Les évolutionnistes ont placé une gravure à l’entrée d’un terrain de fouille pour que les touristes puissent voir comment les animaux vivaient et les plantes croissaient dans la région “il y a des millions d’années”. Vous pouvez fixer du regard ces ossements aussi longtemps que vous le souhaitez mais vous n’y verrez jamais l’image dessinée par les scientifiques. Ce tableau ne sera jamais autre chose que la représentation de leur opinion préconçue.

Lors de mes conférences dans les lycées et facultés, j’aime demander aux étudiants ce qu’on peut apprendre d’un dépôt de fossiles. Je leur demande si tous les animaux ont pu vivre et toutes les plantes croître sur le site à la même époque, s’ils sont morts et ont été enterrés en même temps. Je les avertis alors de s’assurer que leur réponse soit en rapport avec la vraie recherche scientifique. Après réflexion, ils arrivent à la conclusion qu’ils ne savent pas si tous ces organismes ont vécu à la même époque car ils ne les ont pas vus. Il en est de même pour leur mort. Ils savent seulement que le tout a été enterré ensemble, parce qu’on les a trouvés ensemble. Par conséquent, si vous essayez de reconstruire l’environnement dans lequel vivaient ces organismes à partir de votre fouille de fossiles, vous pouvez commettre une grave erreur. L’application correcte de la science doit être renforcée dans notre système éducatif.

Le seul moyen d’avoir raison dans n’importe quel domaine, y compris celui des origines, serait d’avoir toute connaissance. A moins de savoir que toutes les évidences sont réunies, on ne peut jamais être certain d’arriver aux bonnes conclusions. On ne sait pas s’il y a des évidences supplémentaires à découvrir et si ces dernières changeraient nos conclusions. On ne pourrait jamais savoir si on a toutes les évidences. Voici le véritable problème — comment peut-on être sûr à 100% de quoi que ce soit ? N’est-ce pas un dilemne ? Lorsqu’on regarde un film de détective à la télé. Qui est le coupable ? Mais, c’est évident ! A la moitié du film, le spectateur est persuadé de connaître le criminel - le valet par exemple. Vers la fin du film, il en est toujours convaincu. Trois minutes avant le dénouement, de nouveaux indices lui sont présentés, et là, il change complètement d’avis. Finalement, le coupable n’était pas du tout le valet.

Cependant, si nous commençons avec les évidences irréfutables des Ecritures, nous sommes informés qu’en Dieu le Père et en Christ “ . . . sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance” (Colossiens 2 :3). Aucun esprit humain ne peut tout savoir. Mais nous avons Quelqu’un qui sait tout. C’est la fin de notre dilemne. Nous n’avons aucun doute que ce que Dieu a révélé dans Sa Parole est vrai et précis. “Dieu n’est point un homme pour mentir . . . ” dans aucun domaine (Nombres 23 :19). A l’avenir, nous en saurons bien plus. Il ajoutera à notre connaissance mais Il ne changera pas ce que Sa Parole a déjà révélé.

Aucun être humain, aucun scientifique n’a toutes les évidences. C’est pourquoi les théories scientifiques changent constamment. A mesure que les scientifiques découvrent de nouvelles choses, ils modifient leurs conclusions.

On raconte l’histoire d’un ancien élève qui est retourné voir son professeur d’université bien des années après avoir reçu son diplôme en économie. Il demanda à voir le contenu des interrogations de l’année en cours. Il a été surpris de constater qu’elles étaient pratiquement les mêmes que celles qu’il avait eues en tant qu’étudiant. Le professeur lui a précisé que, même si les questions étaient restées les mêmes, les réponses étaient maintenant totalement différentes.

Un jour, je participais à un débat radio-diffusé avec un professeur de géologie d’une université américaine. Il disait que l’évolution était une vraie science du fait que les évolutionnistes étaient toujours prêts à modifier leurs théories à mesure qu’ils découvraient de nouvelles données. Il pousuivait en disant que la création n’était pas une thèse scientifique parce que les vues d’un créationniste étaient dictées par la Bible et, donc, n’étaient pas ouvertes au changement.

J’ai répondu, “La raison pour laquelle les théories scientifiques changent c’est parce que nous ne savons pas tout, n’est-ce pas ? Nous n’avons pas toutes les données.”

“C’est juste”, répondit-il.

Je poursuivis, “Mais nous ne saurons jamais tout”.

“C’est vrai aussi”, dit-il.

Alors je dis : “Nous continuerons toujours à trouver de nouveaux indices”.

“Tout à fait correct”, approuva-t-il.

Je répondis alors, “Ceci signifie que nous ne pouvons jamais être sûrs de rien.”

“C’est juste”, répondit-il.

“Donc, nous ne pourrons jamais être sûrs de l’évolution.”

“Ah, non ! L’évolution est un fait”, cria-t-il. Il était pris au piège par sa propre logique. Il a démontré à quel point son opinion était déterminée par son orientation philosophique.

Les modèles scientifiques sont sujets aux changements à la fois pour les créationnistes et les évolutionnistes. Mais les croyances sur lesquelles ils sont fondés ne changent pas. La plupart des scientifiques ne se rendent pas compte que la croyance (ou la religion) sert de base pour les modèles (les interprétations ou les histoires) scientifiques employés pour essayer d’expliquer la situation présente. Les évolutionnistes persistent dans leur conviction que toute vie peut être expliquée par les processus naturels et qu’aucun Dieu n’y est impliqué (ni même nécessaire). L’évolution est la religion à laquelle ils ont juré leur loyauté. Les chrétiens doivent s’éveiller à cette réalité. La théorie de l’évolution est une religion et non une science !

Chapitre 3
Croire en la création est un choix religieux et moral

La création, telle qu’elle est racontée dans la Bible, est la base spirituelle sur laquelle se fonde la science qui honore le créateur (souvent appelée le créationnisme scientifique). Elle est basée sur la Bible, la Parole de Celui qui affirme avoir été là dans le passé (Dieu se situe, en fait, en dehors du temps). Il a influencé des hommes par Son Esprit pour écrire Ses paroles. C’est une base adéquate pour découvrir et pour comprendre tout ce qui est nécessaire concernant Sa création.

Nous avons besoin de définir, dans le détail, ce que nous entendons par la vue créationniste. Elle consiste en une optique de l’histoire à trois volets: la création parfaite, la corruption par le péché, et la restauration par Jésus-Christ. Ces concepts sont résumés comme suit :

  1. En six jours, Dieu créa les cieux, la terre et tout ce qui est en eux, à partir du néant — chaque partie est conçue pour travailler harmonieusement avec toutes les autres. Lorsque Dieu a achevé son oeuvre de création, Il l’appela “très bonne”. La mort n’existait pas. Les gens et les animaux étaient végétariens. La terre paraît avoir eu un climat tempéré d’un pôle à l’autre, avec un système d’arrosage souterrain riche en nutriments et les orages n’existaient pas.
  2. Cependant, nous ne vivons plus dans le monde tel qu’il a été créé par Dieu à l’origine. Du fait que nos premiers parents ont placé leur opinon humaine au-dessus de la parole de Dieu (comme nous continuons à le faire), la lutte et la mort sont entrées dans le monde et Dieu maudit la création. Charles Darwin a appelé cette lutte à la mort “la sélection naturelle” et a proposé sa théorie comme un substitut au créateur. Les évolutionnistes ont ajouté à cette théorie le principe des mutations (des changements accidentels dans l’hérédité). Mais la mort et les accidents ne créent rien: au contraire, ils entraînent la maladie, les tares, la décadence et le dépérissement dans le monde créé par Dieu. Après le péché et la rébellion de l’homme (la chute), la terre se remplit de tant de violence et de corruption que Dieu détruisit ce monde-là par un déluge afin de lui donner un nouveau départ avec Noé, sa famille et les animaux préservés dans l’arche. Les fossiles de milliards d’organismes morts sont enterrés dans des couches rocheuses, lesquelles couches ont été déposées par l’eau sur toute la terre. Elles nous rappellent le jugement de Dieu sur le péché.
  3. Après le déluge, nous voyons que la terre est de nouveau remplie de violence, de corruption et de mort, à cause du péché humain qui consiste à élever l’opinion de l’homme au-dessus de la Parole de Dieu. Jésus-Christ est venu pour guérir et pour restaurer et, par Sa mort et Sa résurrection, Il a vaincu la mort. Nous pouvons obtenir la vie éternelle en tant que nouvelles créatures en Christ. De la même manière, aussi sûrement que Dieu a créé le monde et a jugé ce dernier par le déluge, notre monde impie sera détruit par le feu. Cependant, pour ceux qui placent leur confiance en Jésus, la vie éternelle les attend dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Il n’y aura plus de corruption parce que la malédiction de Dieu aura été enlevée.

La Bible dit que Dieu sait tout. Il a toute connaissance. Si cela est vrai, la Bible est donc la parole de Celui qui sait tout ce qui est à savoir. Si nous voulons parvenir à de bonnes conclusions sur n’importe quel sujet, la seule manière fiable est de se reporter à Celui qui a une connaissance absolue. Nous, les chrétiens, devons bâtir notre pensée dans tous les domaines sur la Bible. Nous devons commencer par la Parole de Dieu et non par la parole de l’homme limité et faillible. Nous devons évaluer ce que disent les gens sur la base de ce que dit la Parole de Dieu — et non l’inverse.

Lors d’un séminaire, j’ai dit que nous devions construire notre manière de penser sur la Parole de Dieu. Elle doit être notre point de départ. Un pasteur, sur un ton qui laissait percer son irritation, a dit qu’il devait sûrement consulter la Bible pour savoir comment réparer sa voiture ! Manifestement, il ne comprenait pas que ce sont les principes gouvernant notre manière de penser qui doivent venir de la Bible. Ces principes sont immuables. Il est évident que la Bible ne contient pas les détails concernant la réparation d’une voiture. D’un autre côté, la science moderne, laquelle a permis l’invention de l’automobile, a vu le jour quand les gens ont commencé à baser leur science sur la Bible. Par conséquent, cette machine fonctionne selon des lois faites par Dieu. Nous devrions pouvoir investiguer ces lois et les appliquer à divers domaines. Aucun évolutionniste bien renseigné ne nierait que la science moderne ait pu venir d’un fondement biblique. En d’autres termes, ce que nous croyons et la manière dont nous pensons dépendent de notre point de départ. La Bible contient les principes et les détails fondamentaux nécessaires au développement d’une pensée correcte dans tous les domaines.

Malheureusement, beaucoup trop de gens ont commencé par juger la Bible à partir des paroles des hommes. Quelle arrogance! Nous ne pouvons pas dicter à Dieu ce qu’Il devrait dire. Nous devons être prêts à passer sous Son autorité et écouter Ses propos. Oui, la vue créationniste est une religion mais elle est basée sur la révélation d’un créateur onmiscient. La vue évolutionniste est également une religion mais cette dernière n’est pas basée sur une révélation de Dieu. Au contraire, elle est fondée sur les propos d’hommes qui n’étaient pas présents; des hommes qui (de leur propre aveu) ne savent pas tout. La Bible affirme que ces hommes ont un préjugé contre Dieu et Sa Parole.

Si la Bible n’est pas la parole infaillible de Celui qui sait tout, alors nous n’avons rien. Nous ne pourrons jamais être sûrs de quoi que ce soit. Qu’est donc la vérité : ma parole, votre parole ou la parole de quelqu’un d’autre ? Au fond, comment déterminez-vous ce qu’est la vérité ou comment la recherchez-vous ?

Je me souviens d’un séminaire au cours duquel un jeune homme affirmait : “Je ne peux pas croire en la création. Je crois au Big Bang. Nous ne sommes que les produits du hasard et des processus de sélection naturelle. Il n’y a pas de Dieu. Que répondez-vous à cela ?” J’ai répondu, “Si vous êtes le produit d’un processus dû au hasard, votre cerveau est aussi le résultat d’un hasard. Par conséquent, les processus de pensée qui déterminent votre logique sont aussi les résultats du hasard. Si votre logique s’est développée ainsi, vous ne pouvez pas être sûr qu’elle a évolué correctement. Vous ne pouvez même pas être sûr que vous posez les questions appropriées, parce que vous ne pouvez pas vous fier à votre propre logique.” Il est resté sans voix. Après la session, il s’est approché pour me demander de lui indiquer les meilleurs ouvrages sur le créationnisme en disant qu’il devrait réfléchir sérieusement sur le sujet. Il avait commencé à se rendre compte que, sans un Dieu absolu, il ne possédait rien.

Les chrétiens possèdent la Bible qui affirme être la Parole de Dieu. Nous pouvons aussi prendre ce que dit la Bible pour vérifier si les évidences scientifiques disponibles aujourd’hui s’harmonisent avec elle. Si nous prenons le livre de la Genèse, qui se présente comme le récit de nos origines et de notre histoire, nous pouvons voir ce qu’il dit concernant la création du monde et ce qui s’est passé par la suite. Nous pourrions alors évaluer ce que nous nous attendrions à trouver si la Bible était vraie. Ce sera notre modèle scientifique concernant la création. Ensuite, nous pourrons regarder le monde pour voir si nous y trouvons ces évidences (c’est à dire, investiguer le présent — tout ce que nous avons — pour vérifier si elles sont conformes à notre modèle).

Par exemple, la Bible nous informe que Dieu créa les êtres vivants par espèces ou groupes distincts. Nous pouvons alors avancer l’hypothèse que les animaux et les plantes doivent se trouver dans des groupes totalement différents — avec une interchangeabilité impossible de l’un à l’autre. En réalité, c’est exactement ce que nous trouvons (dans les organismes vivants aussi bien que dans les organismes morts et fossilisés).

La Genèse nous dit qu’à cause de la méchanceté, Dieu a jugé le monde par un déluge universel. Si cela est vrai, quelles sortes d’évidences devrions-nous trouver ? Nous nous attendrions à découvrir des milliards d’êtres morts (fossiles) enterrés dans des couches rocheuses, déposées par l’eau et par des processus catastrophiques sur la plus grande partie de la surface terrestre. C’est exactement ce que nous observons.

En Genèse 11, nous lisons le récit d’événements qui ont eu lieu à la Tour de Babel. De nouveau, nous pouvons poser la question : “Si cet événement a vraiment eu lieu, quelles évidences nous attendrions-nous à trouver ?” L’évidence, telle qu’elle nous provient des diverses cultures, coincide-t-elle avec ce récit ? De nouveau, la réponse est positive. Tous les êtres humains peuvent, sans distinction, se multiplier et produire des descendants reproducteurs — nous sommes tous de la même espèce. Tous les êtres humains ont la même couleur (la génétique nous dit que ce sont des nuances différentes de la même couleur). Si tous les êtres humains ont le même ancêtre, Noé (et ultimement Adam), alors toutes les cultures se seraient développées depuis le Déluge de Noé et la division se serait opérée à la Tour de Babel.

Les évolutionnistes parlent de différentes races humaines dans le monde d’aujourd’hui. Le terme “races” peut être employé de diverses manières suivant la définition que vous acceptez. Hélas, certains évolutionnistes ont employé le terme dans le sens que certains groupes d’êtres humains n’auraient pas évolué autant que d’autres. Quand ils emploient le terme de “races”, ils parlent en réalité de diverses catégories d’êtres humains, en fonction de leur niveau d’évolution. Grâce à l’enseignement évolutionniste favorisé par le système éducatif et par les médias, l’homme de la rue a tendance à penser au mot “races” comme s’appliquant à l’humanité dans le sens de l’évolution. A moins d’employer ce terme uniquement pour désigner la couleur de la peau d’un groupe ethnique, il vaudrait mieux parler d’une seule race lorsqu’il s’agit de l’humanité, et non de diverses races. “Il (Dieu) a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure” (Actes 17/26).

C’est un fait connu que presque toutes les cultures du monde ont des histoires ou des légendes à partir desquelles on pourrait à peu près écrire le livre de la Genèse. La plupart des cultures ont une histoire concernant un déluge universel semblable à celui de Noé. Des légendes sur la création — similaires au récit de la Genèse concernant la création de la femme, l’entrée de la mort et le fait que le premier homme et les animaux étaient végétariens (Genèse 1/29-30) — abondent dans les cultures tout autour du monde. De nombreuses évidences prouvent que ces contes ont été transmis de génération en génération. Les vrais récits sont dans la Bible mais les similarités dans les récits des diverses cultures à travers le monde ne sont pas celles auxquelles on s’attendrait si on les considérait d’un point de vue évolutionniste.

Je me souviens avoir appris que la raison pour laquelle les Babyloniens (et d’autres peuples) avaient des légendes similaires au récit de la Genèse est due au fait que les Juifs auraient emprunté des mythes d’origine babylonienne pour les inclure dans leurs écrits. Lorsqu’on examine de près cette idée, on trouve cependant les histoires babyloniennes assez grotesques et incroyables dans presque tous leurs aspects. Par exemple, les légendes babyloniennes du déluge racontent que les dieux se coupent en deux les uns les autres et que l’eau jaillit de ces corps meurtris. Le récit biblique du déluge est de loin plus sobre et plus crédible. Lorsqu’on y pense, les histoires passées de génération en génération ne sont pas soigneusement conservées, en particulier si elles sont transmises oralement ; les récits ne s’affinent pas avec le passage du temps. La vérité est perdue et les récits dégénèrent beaucoup. Les récits bibliques ont été transmis par écrit, soigneusement conservés par la providence de Dieu et n’ont pas été corrompus. Les récits babyloniens, qui ne sont qu’un reflet du récit véridique contenu dans la Bible, ont été corrompus, à cause des limites d’hommes faillibles.

Ainsi, commençons par la Bible et, à partir de ce fondement, les évidences du temps présent devraient s’harmoniser avec elle. C’est précisément ce qui renforce notre conviction, à savoir que la Bible est réellement la Parole de Dieu. Cependant, tout ceci n’est d’aucune valeur scientifique, puisqu’en ce qui concerne le passé, rien ne peut être prouvé. Ni l’évolution, ni la création ne peuvent être prouvées de manière scientifique.

L’hypothèse de la création, ainsi que celle de l’évolution, sont des systèmes de croyances qui ont pour résultat deux modèles scientifiques différents. Elles interprètent l’évidence de deux manières opposées. Cela ne veut pas dire que le créationniste aura toujours la bonne explication concernant chaque fait. Du fait que le créationniste ne possède pas toutes les données disponibles, peut-être ne pourra-t-il pas tout expliquer en termes spécifiques mais tous les faits devraient entrer dans le cadre du récit biblique.

Dans une église, un scientifique s’est levé pour dire d’une voix assez forte à l’assistance de ne pas croire à ce que je venais de dire. Il a annoncé être capable de prouver que mes propos sur la création et sur le déluge de Noé étaient erronés. D’après lui, la science avait prouvé que la Bible contenait des erreurs. Puisqu’il avait affirmé publiquement qu’il était un chrétien, je lui demandais s’il croyait à l’existence d’un personnage historique du nom de Noé. Il disait qu’il y croyait. Je lui demandais la raison de sa croyance. Il répondit qu’il y croyait parce qu’il l’avait lu dans la Bible. Je lui demandais alors s’il croyait à un déluge universel. Sa réponse était non. Je lui demandais alors la raison de son incrédulité. Il répondit que l’évidence scientifique montrait clairement qu’il n’y avait jamais eu de déluge universel — que la science avait prouvé que la Bible était erronée sur ce point. Je lui demandais alors comment il pouvait faire confiance au récit biblique pour l’existence de Noé et ne pas lui faire confiance pour le déluge universel. J’ai aussi mentionné qu’une des évidences qu’il avait avancées niant le déluge universel pouvait être inteprétée de bien d’autres manières. Du fait que nous n’avons pas toutes les données et que nous ne connaissons pas toutes les hypothèses impliquées dans toutes les techniques employées pour dater la terre, etc. n’était-il pas possible que ses interprétations soient erronées et que la Bible ait raison ? Il a bien admis qu’il ne savait pas tout et qu’il était possible qu’il y ait des présuppositions derrière certaines des méthodes scientifiques auxquelles il faisait allusion. Ces renseignements supplémentaires pourraient éventuellement modifier ses conclusions. Il a admis que tout cela était une possibilité, mais qu’il ne pouvait croire la Bible dans tous les domaines (cf. le déluge de Noé) jusqu’au moment où la science l’avait prouvé. Nous voyons, encore une fois, qu’il ne comprenait pas ce qu’était la science et le fait que la science ne peut rien prouver en ce qui concerne la passé. J’ai accepté la Bible comme étant la Parole de Dieu et par conséquent, j’interprète les évidences sur cette base. Il accepte la Bible comme contenant la Parole de Dieu mais elle est assujettie aux preuves scientifiques. Bien sûr, si vous tenez à cette deuxième approche, votre attitude vis-à-vis de la Bible devra être modifiée continuellement à mesure que les scientifiques feront de nouvelles découvertes et que leurs théories changeront. Vous ne pourrez jamais être sûr de rien.

A l’école publique, j’ai essayé de m’assurer que mes élèves avaient une compréhension correcte de la science et qu’ils apprenaient à penser de manière logique. Cependant, lorsque j’ai commencé à y enseigner le créationnisme, mon approche a été différente. Je montrais aux élèves les problèmes que posait l’évolutionnisme et de quelle manière les évidences appuyaient la vue créationniste. Par contre, lorsque les élèves se rendaient dans une autre classe où l’enseignant était un évolutionniste, il ne faisait qu’interpréter à nouveau l’évidence pour eux selon son modèle. J’employais ce qu’on peut appeler une approche par les évidences — utilisant les évidences pour convaincre les élèves que l’hypothèse évolutionniste était fausse et que la vue créationniste est valide.

Ensuite, j’ai changé de méthode et j’ai enseigné aux élèves la vraie nature de la science — ce qu’elle peut faire et ne peut pas faire. Nous avons examiné par le détail les limites qu’ont les scientifiques à l’égard du passé. Ils ont appris que tous les scientifiques ont des présuppositions (ou des croyances) qu’ils emploient dans leur interprétation des données. J’ai partagé avec eux mes croyances bibliques concernant la création, la chute, le déluge de Noé, ainsi que d’autres sujets et la manière dont on peut bâtir des modèles scientifiques. Il leur a été démontré comment les données scientifiques cadraient dans ce modèle de la création et non pas dans celui de l’évolution. J’avais commencé à enseigner selon l’approche de la présupposition. La différence était étonnante. Lorsque les élèves se rendaient dans d’autres classes, où leurs enseignants essayaient d’interpréter à nouveau les données scientifiques, les élèves étaient capables d’identifier les présuppositions de leurs professeurs derrière leurs propos. Les élèves ont reconnu que c’était le système des croyances qui déterminait la manière dont le professeur regardait les évidences scientifiques. Le sujet des origines était en dehors du domaine de la stricte preuve scientifique.

Certains de mes collègues en étaient perplexes. Une fois, une jeune dame est venue vers moi pour me dire, sur un ton abrasif, que j’avais détruit sa crédibilité auprès de ses élèves. Elle avait enseigné à ses élèves que le charbon s’était formé dans des marécages sur une période de plusieurs millions d’années. J’avais enseigné aux élèves qu’il y avait diverses hypothèses concernant la formation du charbon. Puisque ce professeur n’avait pas enseigné les limites de la science et avait enseigné sa théorie des marécages comme un fait, sa crédibilité était minée aux yeux de ses élèves. Elle était en colère parce qu’elle ne savait que répondre. Les élèves se rendaient compte de son embarras.

A tous ceux qui ont l’occasion d’enseigner des thèmes de la création/évolution je dis qu’il faut examiner soigneusement la méthode pédagogique employée. Assurez-vous que les élèves comprennent tout le domaine philosophique, c’est à dire, les présuppositions et les idées préconçues impliquées. Les élèves comprendront mieux les questions qu’on se pose dans ce domaine ; de plus, ils deviendront de meilleurs scientifiques et penseurs par la suite.

Dans la mesure où l’on présente les présuppositions, ainsi que les limites de la science, les élèves posent des questions passionnantes à la fin d’un tel programme. Quand nous employons la méthode basée sur les évidences, nous retrouvons des questions telles que : “Que pensez-vous de la datation au carbone 14 ? Les scientifiques n’ont-ils pas déjà prouvé que les fossiles sont vieux de plusieurs millions d’années ? Avec assez de temps, tout peut arriver, n’est-ce pas ?” Mais avec l’approche basée sur les présuppositions, nous entendons les questions suivantes : “D’où vient Dieu ? Comment savez-vous que la Bible est vraie et qu’on peut lui faire confiance ? Qui a écrit la Bible ? Pourquoi le christianisme est-il meilleur que le bouddhisme ?” Les élèves commençaient à voir les vrais enjeux. En réalité, c’est un conflit de croyances. Les résultats de cette approche ont été étonnants. Beaucoup d’élèves ont écouté le message de Christ et ont montré un intérêt réel pour le christianisme, avec un certain nombre de conversions.

Cette méthode est efficace non seulement auprès des élèves d’écoles publiques mais aussi auprès des élèves d’écoles chrétiennes. Elle vaut aussi pour le public en général. Ce que les gens reconnaissent, c’est que les créationnistes et les évolutionnistes possèdent les mêmes données. Par conséquent, le sujet discuté concerne les diverses interprétations de ces mêmes faits. Ils commencent à voir le vrai champ de bataille : il s’agit de deux religions en conflit. Les évidences scientifiques sont très importantes dans ce débat (ce qui explique pourquoi les créationnistes font beaucoup de recherches), mais la méthode employée pour présenter ces évidences est vitale pour avoir du succès.

Après avoir fait une présentation à une classe dans une faculté chrétienne au Kansas (USA) employant un matériel comme celui décrit plus haut, auquel j’avais ajouté bien d’autres évidences, un étudiant s’est levé pour dire devant toute la classe : “Ce que vous avez dit paraît logique et convaincant concernant l’acceptation de la Genèse comme la vérité. Mais, vous devez avoir tort, car mon professeur de Géologie ici à la faculté est un évolutionniste et il serait en total désacccord avec vous. S’il était ici, je suis sûr qu’il pourrait me dire où vous vous trompez, même si je ne le vois pas pour le moment.” J’ai répondu, “Même si votre professeur de Géologie était ici et qu’il dise des choses que je ne comprends pas, du fait que je ne sois pas géologue, si ce qu’il disait était en désaccord avec la Bible, il aurait tort. Si je n’arrivais pas à expliquer en quoi il aurait tort, ce serait seulement parce que je ne possèderais pas les données pour connaître les erreurs dans ses arguments. La Bible est la Parole de Dieu, et elle est infaillible. Je suis sûr que je pourrais demander à un géologue créationnniste de trouver en quoi votre professeur se trompe car la Bible aura toujours raison.”

Nous, les chrétiens, devons accepter la Bible comme la Parole du Dieu infaillible et ayant autorité, puisque Lui-même nous a bénis avec la conviction qui vient de l’oeuvre du Saint-Esprit — autrement, nous n’avons rien. Si la Bible doit être constamment remise en question, si nous ne pouvons pas lui faire confiance, si elle doit être sans cesse assujettie à de nouvelles interprétations basées sur ce que l’homme croit avoir découvert . . . alors, nous n’avons aucune autorité absolue. Ce n’est pas pour rien que nous avons la Parole de Celui qui sait tout ; si nous ne l’avions pas, nous n’aurions rien pour nous servir de base. C’est spirituellement que l’on discerne la vérité. Sans l’Esprit-Saint qui demeure en nous, il ne peut y avoir de compréhension véritable.

Chapitre 4
La racine du problème

Pourquoi les évolutionnistes n’admettent-ils pas, qu’en réalité, la théorie de l’évolution constitue une religion? Ceci est lié au fait que la croyance concernant nos origines affecte de manière définitive notre vue globale du monde, dont la signification de la vie, etc. S’il n’y a pas de Dieu, si nous sommes le résultat de processus basés sur le hasard, alors il n’y a aucune autorité absolue. Et si personne n’établit les règles, chacun peut faire ce dont il a envie et même tout le mal qu’il veut pourvu qu’il échappe aux conséquences. L’évolution est une religion qui permet aux gens de justifier la rédaction de leurs propres règles. Le péché d’Adam consistait en ce qu’il ne voulait pas obéir aux règles établies par Dieu mais accomplir sa volonté propre. Il s’est rebellé contre Dieu et nous souffrons tous de ce même péché : la rébellion contre l’autorité absolue. Pour les gens, l’évolution est devenue la soi-disant justification “scientifique” de leur rébellion contre Dieu.

Dans le livre de la Genèse, la Bible nous donne un compte rendu digne de confiance pour tout ce qui a trait à l’origine et aux débuts de la vie sur terre. Un nombre croissant de scientifiques se rend compte que lorsque l’on prend la Bible comme son point de départ et que l’on y bâtit son modèle scientifique et historique, toute l’évidence disponible s’y harmonise, qu’elle provienne d’animaux et de plantes vivantes ou de fossiles et de cultures. Ceci confirme que la Bible est vraiment la Parole de Dieu et qu’elle est entièrement digne de confiance.

Bien entendu, les humanistes s’opposent à cette démarche, puisqu’ils n’envisagent pas la possibilité que Dieu soit le créateur. Dans plusieurs pays, ils luttent pour que soient enlevées du programme scolaire de l’école publique la prière, la lecture biblique et l’instruction sur la création. Ils ont trompé le public en lui faisant croire que cette démarche vise seulement à enlever la religion de l’école pour y laisser une situation neutre. Ceci est tout simplement faux. Ils n’ont pas éliminé la religion de l’école publique ; ils ont simplement remplacé le christianisme par une religion anti-Dieu : l’humanisme.

La plupart des écoles publiques sont devenues des institutions qui forment des générations d’élèves dans la religion de l’humanisme. Il y a bien une minorité d’enseignants chrétiens au sein des écoles publiques qui essaient d’y être “le sel de la terre”. Cependant, leur rôle devient de plus en plus difficile. D’autre part, un bon nombre de professeurs chrétiens cachent leur lumière sous un boisseau par crainte d’affirmer leur foi dans un environnement si païen. Certains enseignants sont menacés de la perte de leur emploi s’il s’avèrait qu’ils enseignent une philosophie chrétienne dans le système scolaire.

Les réactions émotives face au mouvement créationniste dans le monde entier prouvent que la religion évolutionniste est attaquée par un système de croyances totalement différent. Cette émotivité est ressentie dans la manière dont parlent les anti-créationnistes dans ce débat. Voici, par exemple, une citation du Dr. Michael Archer, Professeur titulaire de Zoologie à l’Université de New South Wales, dans la revue “Australian Natural History” Volume 21 Numéro 1 : “Le créationnisme scientifique n’est pas seulement faux ; il est tout simplement invraisemblable. C’est une parodie grotesque de la pensée humaine et un mauvais usage de l’intelligence de l’homme. En bref, pour le croyant, c’est une insulte à l’égard de Dieu.”

La bataille véritable se situe au niveau des évolutionnistes qui n’acceptent pas le christianisme. Ils refusent d’admettre qu’il y a un Dieu auprès duquel il faudra rendre des comptes. C’est peut-être la raison pour laquelle un professeur évolutionniste a dit : “Vous ne me convaincrez jamais que l’évolution est une religion”. En d’autres termes, peu importe ce que nous pouvions lui montrer concernant la nature de l’évolution, il refusait d’accepter que ce soit une religion. Il ne voulait pas admettre qu’il avait une foi, car il devrait alors admettre que sa foi était aveugle. Et il n’aurait pas pu dire que sa foi était la bonne.

Le public a été amené, de manière erronée, à penser que l’évolution ne relève que du domaine scientifique, tandis que la croyance en Dieu ne relève que de la religion. La théorie de l’évolution fait trébucher les gens au point qu’ils n’écoutent pas lorsque les chrétiens partagent avec eux la vérité du Dieu créateur. Vous remarquerez dans l’opposition faite aux créationnistes par les humanistes, que ce soit par des débats, les médias, les livres, etc. que ces derniers donnent rarement des évidences tendant à corroborer la théorie de l’évolution. La raison principale est, bien entendu, qu’il n’y en a pas.

Faites donc un tour au musée d’histoire naturelle, vous verrez et regarderez toute “l’évidence” évolutionniste qui y est exposée. Les différentes espèces d’animaux et de plantes sont représentées par des spécimens soigneusement conservés ou par un grand nombre de fossiles. Les notes explicatives sont à caractère évolutionniste, alors que l’évidence à l’intérieur du présentoir en verre ne l’est pas. Le récit hypothétique de l’évolution est seulement un écrit attaché à l’extérieur du présentoir.

Tout ce qu’il faudrait aux évolutionnistes, c’est qu’ils découvrent une seule évidence prouvant leur théorie. Si l’évolution est vraie et que la création est un non-sens, les évolutionnistes ont les médias à leur disposition pour prouver à tous que l’évolution est la vérité. Cependant, ils ne peuvent pas le faire. Au contraire, les évidences appuient magistralement le message exact de la Bible. C’est bien dommage que les créationnistes n’aient pas la même couverture médiatique pour expliquer au monde que les données scientifiques appuient de manière incontestable la vérité du créationnisme.

Soyons honnêtes : les évolutionnistes séculiers doivent s’opposer aux ministères créationnistes car si ce que nous disons est juste (ce qui est bien le cas) — que Dieu est le créateur — alors toute leur philosophie est détruite. Leur philosophie ne peut pas admettre l’existence de Dieu. Si la théorie de l’évolution n’est pas juste, la seule qui reste est celle de la création. C’est pourquoi ils se cramponneront à la philosophie évolutionniste, même si toutes les évidences la contredisent. C’est en réalité une question spirituelle.

Certains diront peut-être que si l’évidence est si massivement favorable à la thèse que Dieu a créé le monde, les gens la croiraient sûrement. En Romains 1 :20, nous lisons, “En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’oeil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages.”

La Bible nous dit qu’il y a assez d’évidences dans le monde pour convaincre les gens que Dieu est le créateur, et pour condamner ceux qui ne le croient pas. S'il en est ainsi, pourquoi les gens ne le croient-ils pas? Est-ce parce qu’ils ne veulent pas le croire? L’apôtre Pierre affirme en II Pierre 3 :5 que dans les derniers jours les hommes veulent ignorer que Dieu a créé le monde. Cela signifie qu’il y a une décision de leur part de ne pas croire.

La Bible nous dit également : “Nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu” (Romains 3 :11). “Car Dieu, qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la lumière dans nos coeurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ” (II Cor. 4 :6). En d’autres termes, c’est Dieu qui ouvre nos coeurs à la vérité. Lorsque nous pensons au récit du Pharaon qui ne voulait pas laisser le peuple de Dieu quitter l’Egypte, la Bible dit : “L’Eternel endurcit le coeur de Pharaon, et Pharaon ne voulut point les laisser aller” (Exode 10 :27). Cette idée paraît également en Exode 7 :14 : “ . . . Pharaon a le coeur endurci ; il refuse de laisser aller le peuple”. Dans le Nouveau Testament, nous lisons que Jésus enseigna les Pharisiens et les scribes par les paraboles, en disant : “Pour eux s’accomplit cette prophétie d’Esaïe : Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point ; vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point. Car le coeur de ce peuple est devenu insensible ; ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, qu’ils ne comprennent de leur coeur, qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse” (Matthieu 13 :14-15).

Romains 1 :28 nous dit, “Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes”.

Ainsi, c’est Dieu qui nous permet de voir la vérité — de constater que toute l’évidence est là — qu’Il est le créateur. Cependant, dans un sens réel, nous devons aussi avoir la volonté de la voir. Pourquoi les humanistes et les évolutionnistes ne voient-ils pas que toute l’évidence soutient parfaitement ce que dit la Bible ? C’est parce qu’ils ne veulent pas le voir. Ce n’est pas parce qu’ils n’auraient pas toutes les données à leur disposition. Ils refusent simplement de laisser s’interpréter les évidences à la lumière de l’enseignement biblique.

En Esaïe 50 :10, nous lisons : “Quiconque parmi vous craint l’Eternel, qu’il écoute la voix de son serviteur ! Quiconque marche dans l’obscurité et manque de lumière, qu’il se confie dans le nom de l’Eternel, et qu’il s’appuie sur son Dieu !”.

C’est ma prière que ceux qui s’opposent au Dieu créateur en viennent à se confier en Lui comme leur Seigneur et Sauveur. Lorsque nous lisons la suite du chapitre 50, ce texte devrait nous faire prier davantage pour les humanistes et les évolutionnistes qui veulent marcher selon leur propre lumière — la lumière de l’homme. Le verset 11 déclare : “Voici, vous tous qui allumez un feu, et qui êtes armés de torches, allez au milieu de votre feu et de vos torches enflammées ! C’est par ma main que ces choses vous arriveront. Vous vous coucherez dans la douleur.”

Nous ne souhaitons ce destin à aucun être humain. Comme le dit le Seigneur dans Sa parole, ce n’est pas Son désir que quiconque périsse. Cependant, ce Dieu d’amour est aussi le Juge suprême et Il ne peut regarder le péché. Par conséquent, le péché doit être jugé pour ce qu’il est. Dieu néanmoins, dans sa miséricorde infinie, a envoyé son Fils unique. “Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle”. (Jean 3 :16).

“Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes” (Jean 1:1-4).

Chapitre 5
Des fondements qui s’effritent

La théorie de l’évolution a été enseignée et présentée comme une vérité scientifique et beaucoup de chrétiens ont ajouté des thèses évolutionnistes à leur croyance biblique en Dieu comme créateur. Beaucoup de chrétiens reconnaissent le Dieu créateur, tout en croyant qu’Il a employé le processus de l’évolution pour amener toutes choses à l’existence. Cette conception est connue sous le nom : “évolution théiste”. Une grande confusion en a résulté, au point que beaucoup de croyants remettent en question les affirmations claires de la Bible. Les chrétiens ne discernent plus ce qui est la vérité de ce qui ne l’est pas. Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas l’importance fondamentale de la question création/évolution.

Comme nous l’avons déjà indiqué, il y a un rapport entre le sujet des origines et les questions qui affectent notre société, telles que le mariage, l’habillement, l’avortement, les déviations sexuelles, l’autorité parentale, etc. Comment pouvons-nous déterminer nos convictions dans ces domaines ? Les chrétiens doivent regarder de très près le raisonnement sur lequel s’appuient leurs croyances.

Pour commencer à comprendre ce sujet, nous devons comprendre l’importance du récit de la création dans le livre de la Genèse. En Jean 5 :46-47, nous lisons ces paroles de Jésus : “Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi. Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ?” Puis, en Luc 16 :31, Jésus cite Abraham lorsqu’il dit, “S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait.”

Ces deux textes soulignent l’importance capitale attribuée aux écrits de Moïse, à commencer par la Genèse. En Luc 24 :44, Jésus a parlé de la “Loi de Moïse”, en faisant allusion aux cinq livres de la Loi (le Pentateuque), dont le livre de la Genèse, confirmant que Moïse en est l’auteur. En Actes 28 :23, nous lisons qu’à Rome, Paul annonçait Jésus aux Juifs à partir de Moïse et des prophètes. On mentionne souvent les écrits de Moïse. Mais un de ces cinq livres est évoqué beaucoup plus souvent que les quatre autres. Il s’agit du livre de la Genèse. Et pourtant quel livre de la Bible est plus attaqué, ridiculisé, rejeté, allégorisé ou mystifié que la Genèse, que ce soit dans les milieux chrétiens ou non-chrétiens et même dans beaucoup de facultés bibliques et théologiques ? Pourquoi?

Les fondements sous attaque

Psaume 11 :3 pose la question : “Quand les fondements sont renversés, le juste, que fera-t-il ?”

Il est essentiel de comprendre ici le lien fait par le psalmiste. La société s’appuie sur des fondements moraux. Par un accord réciproque qui a souvent été appelé un “contrat social”, l’homme, dans une société ordonnée et civilisée, fixe des limites à sa propre conduite. Mais lorsque de telles obligations sont répudiées et que la loi s’effondre avec l’ordre qu’elle a établi, quelle option possède l’homme qui recherche la paix ? Le psalmiste contemple une société dont les fondements sont minés et se demande ce que peuvent faire les hommes justes et bons pour empêcher son effondrement imminent.

Certains citent alors les Ecritures, de manière tout à fait correcte, d’ailleurs, en disant que Jésus-Christ est le fondement et qu’Il ne peut pas être détruit. Mais dans le contexte de ce verset, il est plutôt question de la connaissance fondamentale sur laquelle est bâti notre cadre de moralité. La connaissance fondamentale de Jésus-Christ en tant que créateur peut disparaître de la pensée d’un peuple, qu’il se trouve en Australie, en Amérique, en Angleterre ou dans n’importe quelle autre société. La disparition de cette connaissance ne signifie nullement que Jésus-Christ ne soit pas le créateur, ni qu’Il soit détrôné. Mais, pour les nations qui abandonnent cette connaissance de base, tout le tissu social en souffrira.

Si vous détruisez les fondations de n’importe quel édifice, la structure s’effondrera. Si vous voulez détruire un bâtiment, vous êtes sûrs d’y arriver très rapidement si vous minez les fondations.

De même, si quelqu’un veut détruire le christianisme, il faut détruire les fondements établis dans le livre de la Genèse. Est-ce étonnant que Satan attaque davantage la Genèse que tout autre livre de la Bible ?

La doctrine biblique des origines, telle qu’elle est contenue dans le livre de la Genèse, est fondamentale pour toutes les autres doctrines de l’Ecriture. Réfutez ou minez de quelque façon que ce soit la doctrine biblique des origines et tout le reste de la Bible s’en trouvera compromis. Chaque doctrine biblique, quelle qu’elle soit, est basée directement ou indirectement sur le livre de la Genèse.

Par conséquent, si nous n’avons pas une compréhension fiable de ce livre-là, nous ne pourrons jamais atteindre une pleine compréhension de l’essence même du christianisme. Si nous voulons comprendre la signification de n’importe quel sujet, nous devons d’abord en comprendre les origines — les bases.

La Genèse est le seul livre qui fournit un compte rendu de l’origine de toutes les entités de base de la vie et de l’univers : la vie, l’homme, le gouvernement, la culture, les nations, la mort, le peuple choisi, le péché, le régime alimentaire, l’habillement, le système solaire . . . la liste est presque infinie. La signification de toutes ces choses dépend de leur origine. De la même manière, la signification et l’objectif de l’Evangile chrétien dépendent de l’origine du problème pour lequel la mort du Sauveur demeure la solution.

Comment répondriez-vous aux questions suivantes ? Imaginez quelqu’un s’approchant de vous pour dire, “Hé, chrétien, crois-tu au mariage ? Crois-tu que le mariage se limite à la relation entre un homme et une femme pour toute la vie ? Si oui, pourquoi ?” Le chrétien dirait alors qu’il croit au mariage parce qu’il est mentionné quelque part dans la Bible, parce que Paul a dit quelque chose là-dessus, et parce que l’adultère est un péché qui fait l’objet de certaines lois dans la Bible.

Si vous n’êtes pas un chrétien, réfléchissez alors à ces questions : “Etes-vous marié ? Pourquoi ? Pourquoi ne pas vivre simplement avec quelqu’un sans vous donner la peine de vous marier ? Croyez-vous que le mariage est l’union entre un homme et une femme pour la vie ? Pourquoi ne pas avoir six femmes ? Ou six maris ? Que se passerait-il si votre fils rentrait à la maison pour vous dire, ‘Papa, je vais épouser William demain.’ Lui diriez-vous alors, ‘Tu ne peux pas faire cela, mon fils ! Ca ne se fait pas !’ Et si votre fils répondait, ‘Si, si, Papa. Il y a même des églises qui nous marieraient .’” Si vous n’êtes pas un chrétien, que diriez-vous alors à votre fils ? Avez-vous la moindre base, la moindre justification pour insister sur le fait qu’il ne doit pas avoir un style de vie homosexuel ?

Lorsqu’ils essaient d’expliquer pourquoi ils ont (ou n’ont pas) une croyance particulière, beaucoup de gens aujourd’hui ont des opinions plutôt que des raisons. Il est parfois intéressant de regarder les interviews télévisées lors des émissions d’actualités. Je me souviens d’une émission, en Australie, au cours de laquelle étaient interviewés plusieurs participants. Ils devaient exprimer leurs opinions concernant un projet de loi visant à accorder aux couples homosexuels les mêmes prestations que celles accordées aux couples hétérosexuels mariés. Beaucoup d’opinions exprimées sonnaient comme ceci : “Ce n’est pas juste . . . Cela me va à rebrousse-poil . . . C’est mauvais . . . Ce n’est pas normal . . . C’est injuste . . . Cela ne devrait pas exister . . . Ce n’est pas bon.. On ne devrait pas le permettre . . . ” ou, au contraire “Et alors, pourquoi pas ? . . . Les gens ont le droit de vivre comme ils le veulent ! . . . ” etc.

Après avoir donné une conférence sur le créationnisme dans une école publique, un élève m’a dit, “Je veux écrire mes propres règles de vie et décider ce que je veux faire, de moi-même. ”

Je lui répondis, “Tu peux faire cela si tu veux, fiston, mais dans ce cas, pourquoi ne pourrais-je pas te tirer dessus ? ”

Il m’a dit, “Tu ne peux pas faire cela !”

“Pourquoi pas?”

“Parce que ce n’est pas juste”, dit-il.

Je lui répondis : “Pourquoi n’est-ce pas juste? ”

“Parce que c’est injuste ”.

“Pourquoi est-ce injuste? ”

Il me regarda d’un air perplexe et m’a dit, “Parce que ce n’est pas juste !”

Cet élève avait un problème. Sur quelle base pouvait-il décider de ce qui était bon ou mauvais ? Il avait commencé la conversation en indiquant qu’il voulait écrire ses propres règles. Il lui a été répondu que s’il pouvait écrire ses propres règles, je pourrais aussi écrire les miennes. Il était sûrement d’accord avec cela. S’il en était ainsi et que je puisse convaincre assez de personnes que des gens comme lui étaient dangereux, alors, pourquoi ne pourrions-nous pas l’éliminer de la société? Il commença alors à me dire de nouveau : “Ce n’est pas juste. C’est injuste, ce n’est pas juste.” S’il ne s’appuyait sur aucune autorité absolue qui établisse les règles, ce serait alors une bataille entre son opinion et la mienne. Peut-être que celui qui est à la fois le plus fort et le plus malin gagnerait. Il finit par comprendre le raisonnement.

Beaucoup de gens ont l’opinion qu’un style de vie homosexuel est mauvais. Cependant, si ce n’est qu’une opinion, alors tout aussi valable est l’opinion que ce style de vie est acceptable. Ce que nous voulons démontrer, c’est qu’il ne s’agit pas d’une affaire d’opinions. Il s’agit de savoir quel est, de la part de Celui qui nous a créés et à qui nous appartenons, le fondement des principes gouvernant ce domaine de la vie. Que dit Dieu dans Sa Parole concernant cette question ?

Les chrétiens ont une norme pour définir le bien et le mal parce qu’ils croient à un créateur qui exerce le droit de propriété sur toute Sa création. Nous Lui appartenons non seulement parce qu’Il nous a créés, mais aussi, comme le disent les Ecritures, “ . . . .vous ne vous appartenez point à vous-mêmes, car vous avez été rachetés à un grand prix . . . . ” (I Corinthiens 6:19,20). Dieu a tout créé ; Il a l’autorité absolue. Du fait que les êtres humains sont des êtres créés, ils sont sous une obligation totale envers Celui qui exerce une autorité absolue sur eux. Notre Autorité Absolue a le droit d’établir les règles. Il est dans notre meilleur intérêt d’obéir, parce qu’Il est le créateur. Ainsi, ce qui est bien et ce qui est mal n’est pas une affaire d’opinion personnelle mais doit être en accord avec les principes trouvés dans la Parole de Dieu, de Celui qui a autorité sur nous. Tout comme le constructeur d’une voiture fournit un manuel pour le bon entretien du véhicule qu’il a conçu et produit, notre créateur fournit à Sa création toutes les instructions nécessaires pour vivre une vie pleine, libre et abondante. Dieu a fourni Son “livre d’instructions”, non pas dans le but de gâcher notre vie ou de ravir notre joie mais parce qu’Il nous aime et qu’Il sait ce qui est le meilleur pour nous.

Bien des parents chrétiens avouent que leurs enfants se sont rebellés contre l’éthique chrétienne, en demandant pourquoi ils devaient obéir aux règles de leurs parents. Ceci arrive souvent parce que les parents n’ont pas instruit leurs enfants à partir de perspectives fondamentales concernant ce qu’ils doivent ou ne doivent pas faire. Si les enfants perçoivent les règles de la maison comme rien d’autre que l’opinion de leurs parents, pourquoi alors devraient-ils les observer ? C’est tout à fait différent lorsque les enfants apprennent, depuis leur plus tendre enfance, que Dieu est le Créateur et qu’Il a déterminé ce qui est juste et ce qui est faux. Les règles viennent de Dieu et, par conséquent, elles doivent être observées. Il est impossible de construire une structure sans fondement et c’est pourtant ce que beaucoup de parents essaient de faire dans l’éducation de leurs enfants. Les résultats de tels efforts se voient tout autour de nous aujourd’hui — une génération dont un nombre croissant d’individus rejette Dieu et les vérités absolues du christianisme.

Dans une église, un père de famille bien triste est venu vers moi pour dire : “Mes fils se sont rebellés contre le christianisme. Je me souviens lorsqu’ils venaient me voir pour dire, ‘Pourquoi devrions-nous observer tes règles ?’ Je n’avais jamais pensé leur dire que ce n’étaient pas mes règles. Je ne me suis rendu compte que ce matin de quelle manière j’aurais dû leur donner le fondement que Dieu est le créateur et leur expliquer que c’est Lui qui a établi les règles. J’ai la responsabilité devant Lui, comme chef de foyer, de m’assurer que ces règles sont observées. Ils ont vu les doctrines chrétiennes que je leur communiquais comme étant uniquement mes opinions ou celles de l’église. Maintenant, ils ne veulent rien avoir à faire avec l’église. Ils font ce qui est juste à leurs propres yeux — non à ceux de Dieu. ”

Cette situation est typique de la société chrétienne de nos jours et elle est absolument liée à cette question de fondements. Bien des parents ne se rendent pas compte qu’ils n’établissent pas le bon fondement à la maison parce qu’ils ont négligé de mettre en avant le concept du Dieu créateur. Lorsque leurs enfants vont en classe, ils reçoivent une autre fondation : Dieu n’est pas le créateur et nous sommes simplement les produits du hasard. Est-ce étonnant que tant d’enfants se rebellent ? On ne peut bâtir une maison en commençant par le toit. Nous devons commencer par la fondation et bâtir dessus. Hélas, beaucoup de parents ont monté une structure pour la prochaine génération, mais sans préciser cette vérité fondamentale : Jésus-Christ est le créateur.

Un fondement totalement anti-Dieu est donné aux élèves dans la plupart de nos écoles. Ce fondement, bien entendu, ne permettra pas la construction d’un cadre chrétien. Une structure d’un autre type — l’humanisme — est celle qui sera érigée sur ce fondement étranger.

Tant de parents ont témoigné que leurs enfants se sont éloignés du christianisme lorsqu’ils étaient au lycée ou à la faculté. Nombreux sont ceux qui ont totalement rejeté le christianisme. Mais si les parents ont négligé de construire sur un bon fondement, chez eux, il n’est pas étonnant que la structure chrétienne se soit effondrée. J’ai le grand regret de constater que beaucoup d’écoles et de facultés chrétiennes enseignent aussi la théorie de l’évolution. Nous ne devons pas conclure que nos enfants sont hors de danger simplement parce qu’ils sont inscrits à un établissement chrétien. L’école peut affirmer qu’elle enseigne la création mais, à y regarder de plus près, on constate qu’elle enseigne que Dieu s’est servi de l’évolution dans le processus de la création.

Ce problème de structure sans fondement apparaît sous un autre angle. Bien des chrétiens sont contre l’avortement, les déviations sexuelles et d’autres problèmes moraux dans la société et pourtant, ils ne peuvent pas fournir d’arguments concluants justifiant leur position. La plupart des chrétiens ont une notion précise du bien et du mal mais ils n’en comprennent pas la raison. Ce manque de raisons pour notre position est perçu par autrui comme une simple opinion. En effet, pourquoi nos opinions seraient-elles plus valables que celles d’autrui?

Toutes ces questions sont liées à la compréhension du rôle de la Bible. Elle n’est pas simplement un guide pour la vie. Elle constitue la base de tout notre raisonnement. A moins de comprendre ce Livre-là, nous n’aurons pas une bonne compréhension de Dieu, de Sa relation avec l’homme et de ce qui constitue une philosophie chrétienne globale. C’est pour cela que Jésus dit en Jean 5 :47 que nous devons croire aux écrits de Moïse.

Par exemple, pour comprendre pourquoi on aurait tort de vivre comme un homosexuel, on doit comprendre que le fondement du mariage nous vient de la Genèse. C’est ici que nous lisons que Dieu ordonna le mariage et a précisé qu’il serait entre un homme et une femme pour la vie. Dieu créa Adam et Eve, non Adam et Yves ! Une raison importante en faveur du mariage est donnée en Malachie 2 :15 : Dieu a créé l’union entre deux êtres afin qu’ils puissent produire une semence pieuse (donnée par Dieu) ; autrement dit, des enfants qui craignent Dieu. Lorsqu’on comprend qu’il y a des rôles spécifiques ordonnés par Dieu pour l’homme et la femme, on a alors des raisons de combattre toute législation qui affaiblit ou qui détruit la famille.

Un style de vie homosexuel est anti-Dieu et, donc il est mauvais, non parce que c’est notre opinion mais parce que Dieu, l’Autorité Absolue, le dit. (Notez en particulier Lévitique 18 :22 ; Romains 1 :24,26,27 et Genèse 2 :23,24).

Dans notre propre pensée, aussi bien que dans celle de nos églises chrétiennes, nous devons renforcer la vérité que la Bible est la Parole de Dieu et que Dieu a un droit absolu sur nos vies. Nous devons écouter ce qu’Il dit concernant les principes de vie dans chaque domaine de notre existence, peu importe l’opinion des autres. Nos églises sont influencées dans beaucoup de domaines par des arguments basés sur l’homme et orientés par l’opinion. Considérons le sujet de l’avortement.

Je suis allé à des études bibliques où le groupe discutait du sujet de l’avortement. Beaucoup de participants donnaient leur opinion mais sans aucune référence à la Bible. Ils faisaient des commentaires du genre : “si ma fille était violée”, ou “si on savait que le bébé naîtrait déformé” ou encore “s’il n’y avait personne pour s’occuper de l’enfant à naître”, alors peut-être que l’avortement serait acceptable. C’est là où nos églises s’égarent. L’idée que tout le monde peut avoir une opinion sans la fonder sur des principes bibliques s’est infiltrée dans nos églises. C’est une des raisons pour laquelle nous avons tant de mal à mettre de l’ordre dans notre doctrine pour déterminer ce que nous devons croire. Ce n’est pas à l’opinion humaine autonome de déterminer ce qui se développe dans le sein maternel. Dans Sa Parole, Dieu nous donne les principes qui doivent gouverner notre pensée. Les Psaumes 139 et 51, Jérémie 1 et bien d’autres textes des Ecritures montrent clairement qu’au moment même de la conception, on est un être humain. C’est la seule manière de regarder le sujet. Il est temps de nous réveiller. Lorsqu’il s’agit de telles questions, nous devons nous rallier au point de vue de Dieu, et non à celui de l’homme !

Si nous avions moins de scrupules à agir de la sorte, beaucoup de problèmes présents dans les églises aujourd’hui seraient, évidemment, résolus plus facilement. Au synode d’une dénomination protestante, les participants discutaient afin de déterminer si l’église devait, oui ou non, ordonner les femmes comme pasteurs. Un participant s’est levé pour dire, “Nous devons consacrer les femmes au ministère pastoral car elles sont tout aussi intelligentes que les hommes.” Un autre a fait le commentaire : “Nous avons bien des femmes médecins et des femmes avocates donc pourquoi n’aurions-nous pas aussi des femmes pasteurs ?” Un autre disait, “Puisque les femmes sont égales aux hommes, elles devraient pouvoir être pasteurs.” Mais à ce colloque, comme à bien d’autres conventions, personne n’a dit : “Dieu a fait l’homme ; Dieu a fait la femme. Il a donné à chacun son rôle spécifique dans ce monde. La seule manière d’arriver à une bonne conclusion dans ce domaine est de commencer par ce que Dieu dit sur les rôles respectifs de la femme et de l’homme”. Le problème est que chacun veut faire valoir son opinion personnelle sans tenir compte de celle de Dieu.

Lors d’une réunion, une femme, sur un ton irrité, a réagi à ce que je disais concernant les rôles de l’homme et de la femme. Elle a dit qu’elle n’a pas le devoir d’être soumise à son mari avant que celui-ci ne soit parfait comme Christ. Je lui demandais alors où se trouvait cette idée dans la Bible. Elle disait qu’il était évident que la Bible enseignait cela, et donc elle n’avait pas besoin d’être soumise à son mari. Je lui ai répété la question, lui demandant de me montrer une affirmation claire ou un principe pouvant conduire à cette idée dans la Bible. Elle ne pouvait pas m’en montrer un seul, mais maintenait qu’elle avait raison. Pour toute l’assistance, il était évident qu’elle tenait à son opinion, peu importe l’enseignement des Ecritures. Elle ne voulait pas être soumise à son mari et elle ne voulait pas obéir aux Ecritures.

Un autre endroit où l’on peut entendre les opinions humaines s’exprimer de toutes les manières possibles est aux assemblées générales d’Eglises. J’ai assisté à des réunions où il s’agissait d’élire un diacre. Quelqu’un proposait un certain homme pour être diacre car il était un homme bon. Lorsqu’un autre suggérait qu’on devrait se conformer aux qualifications bibliques pour être diacre, d’autres encore exprimaient leur désaccord, disant qu’on ne pouvait éliminer un homme du diaconat simplement parce qu’il n’en remplissait pas les qualifications scripturaires. En d’autres termes, selon certains membres, les opinions humaines se situaient au-dessus des enseignements de la Bible.

Il y a bien des domaines dans lesquels nous voyons cette philosophie “infecter” notre société chrétienne. Le chef d’un établissement scolaire chrétien me disait qu’un certain nombre de parents désapprouvent sa discipline stricte, laquelle est pourtant basée sur les principes bibliques. Leur opposition s’exprime souvent par une comparaison avec d’autres écoles ; ils affirment que leurs enfants ne sont pas aussi mauvais que d’autres enfants de l’établissement scolaire. Au lieu de comparer leurs normes à celles de la Parole de Dieu, ils les comparaient à celles d’autrui. Certains parents insistaient sur le fait que d’autres élèves avaient fait les mêmes choses que les leurs sans avoir été pris en flagrant délit. Par conséquent, leurs enfants ne devraient pas non plus être punis. Le principal leur a expliqué que si leur principe était appliqué dans la société, il y aurait des problèmes énormes. L’agent de police devrait-il s’abstenir de verbaliser un conducteur en état d’ivresse simplement parce que d’autres conducteurs dans le même état n’ont pas été pris en flagrant délit ? Ces parents étaient hostiles aux règles appliquées par le principal de l’école — une norme basée sur l’autorité de la Parole de Dieu.

Paul dit : “Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues” (II Thess. 2 :15). Demeurons-nous fermes, ou chancelons-nous ? Notre société exprime, avec une férocité croissante, son rejet de Dieu et de Ses principes absolus. De nos jours, seules importent les opinions humaines.

Aujourd’hui, beaucoup de conflits dans l’église sont causés par les gens qui luttent pour imposer leurs propres opinions. Il ne s’agit pas de nos opinions, des vôtres ou des miennes. L’essentiel est ce que Dieu dit sur le sujet. Notre pensée doit se baser sur les principes de Sa Parole. Ces derniers doivent déterminer nos actes. Par conséquent, nous devons croire que le récit de la Genèse est fondamental à toute la philosophie chrétienne. L’une des difficultés majeures dans nos églises est celle-ci : beaucoup de gens n’ont pas confiance dans le récit de la Genèse. Par conséquent, ils ne savent pas à quelle autre partie de la Bible ils peuvent se fier. Ils traitent la Bible comme un livre intéressant contenant des vérités religieuses plus ou moins vagues. Cette vue est en train de détruire l’Eglise et notre société. Il est temps que les conducteurs spirituels s’en rendent compte ! Ne pas interpréter littéralement les onze premiers chapitres de la Genèse, c’est faire violence au reste des Ecritures.

Le Professeur James Barr, un érudit en hébreu et Professeur d’Interprétation des Saintes Ecritures à l’Université d’Oxford, m’a écrit ce qui suit dans une lettre personnelle, datée du 23 avril 1984 : “Autant que je sache, il n’y a aucun professeur d’hébreu ou d’Ancien Testament dans une université de renommée mondiale qui nierait que l’écrivain (ou les écrivains) de Genèse 1-11 avait bien l’intention de communiquer à ses lecteurs que : (a) la création a eu lieu pendant une série de six jours de 24 heures, tels que nous les connaissons maintenant ; (b) les chiffres contenus dans les généalogies de la Genèse fournissent, par addition, une chronologie depuis le début du monde à des époques ultérieures de l’histoire biblique ; et (c) le Déluge de Noé doit être compris comme étant universel et détruisant toute vie humaine et animale terrestre, à part celles qui étaient dans l’Arche.”

Veuillez noter que beaucoup, sinon la plupart de ces érudits “de renommée mondiale”, ne croient ni en la Bible ni au christianisme. Donc, ils n’ont aucune raison de “tordre” les Ecritures dans le but de les faire concorder avec la théorie de l’évolution. Ces érudits ne font qu’exprimer leur opinion sur la signification évidente du texte. Niez-le si vous le voulez mais il est impossible de faire dire à ce texte autre chose que ce qu’il dit clairement et de prime abord. Il y a bien ceux qui disent que le texte de la Genèse n’enseigne pas ce qu’il semble dire mais autre chose. Toutefois, ils ne fondent pas leur affirmation sur l’érudition littéraire ou linguistique mais sur un compromis dû à la pression exercée par la pensée évolutionniste.

Chapitre 6
La Genèse : ça compte !

Regardons, dans le détail, quelques doctrines importantes du christianisme afin de voir pourquoi il est essentiel d’interpréter le livre de la Genèse littéralement.

  • Supposons que l’on nous interroge sur les doctrines auxquelles croient les chrétiens. Comment répondriez-vous, de manière détaillée, aux questions suivantes :
  • Pourquoi croyons-nous au mariage ?
  • Pourquoi encourageons-nous le port de vêtements ?
  • Pourquoi y a-t-il des règles définissant le bien et le mal ?
  • Pourquoi sommes-nous des pécheurs — que signifie cette expression-là ?
  • Pourquoi y a-t-il la mort et la souffrance dans le monde ?
  • Pourquoi y aura-t-il de nouveaux cieux et une nouvelle terre ?

Nous considérerons soigneusement chacune de ces questions, parce qu’il est important de connaître les raisons de nos croyances. En fait, Dieu s’attend à ce que Ses enfants soient prêts à répondre, de manière logique, de leurs convictions. En I Pierre 3 :15, nous lisons : “Mais sanctifiez dans vos coeurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre avec douceur et respect, devant quiconque demande raison de l’espérance qui est en vous.”

Contrairement à l’athéisme, le christianisme n’est pas une foi “aveugle” mais une foi objective en la personne de Jésus-Christ. En effet, Il se révèle à ceux qui viennent à Lui par la foi en Son identité. Jean 14 :21 dit : “ . . . je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui”. Hébreux 11 :6 dit : “ . . . car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’Il est le rémunérateur de ceux qui Le cherchent.”

Si le chrétien ne peut pas mettre en évidence les raisons de la validité de sa foi, son témoignage est alors affaibli et se prête au mépris. Les chrétiens doivent être préparés à défendre intelligemment l’Evangile en s’armant de connaissance et d’une compréhension de toutes les formes de l’incrédulité trouvées de nos jours. Beaucoup de chrétiens ne savent pas communiquer le fait que les lois et la Parole de Dieu sont véridiques. Cela donne des générations de chrétiens mous qui croient beaucoup de choses, sans en connaître les raisons. Le témoignage personnel peut perdre son impact si le chrétien ne donne pas de raisons intelligentes pour sa foi. Ceci doit être évité, de peur que le nom de Christ soit ridiculisé et déshonoré.

Un bon exemple de ce qui vient d’être dit peut se voir dans une lettre envoyée à l’éditeur d’un journal d’Arizona. On lisait ce qui suit : “Quand j’étais enfant, nous croyions tous que les hommes avaient une côte de moins que les femmes parce que Dieu a créé Eve de l’une des côtes d’Adam. Lorsque ce récit fut écrit cinq à dix mille ans après Noé et le déluge universel, combien de gens pouvaient lire et écrire ? Vous vous dites enseignant du créationnisme à l’école. Comment répondriez-vous à ces questions ?

Si Noé a pris deux de chaque espèce d’animaux dans l’arche, où a-t-il trouvé les ours polaires, les bisons et les kangourous ? Vous direz peut-être que ces animaux-là vivaient dans les régions méditerranéennes à cette époque-là . Voici la question suivante : comment les couleurs différentes des êtres humains ont-elles évolué à partir d’une famille de peau blanche (bien mate) au cours d’une période de 5.000 ou même de 50.000 ans ? En grandissant dans une famille très religieuse, on me disait de ne jamais remettre en question la Bible, ainsi que d’autres écrits religieux. A cette époque-là, je me posais ces questions, sans recevoir de réponses. Soixante-dix ans plus tard, j’attends toujours une explication raisonnable.”

J’ai parlé personnellement à l’auteur de cette lettre. Au cours de notre conversation, il nous a avoué qu’on lui avait dit d’accepter la Bible avec une foi aveugle et qu’il n’avait jamais reçu de réponse utile à ses questions. Ce manque l’a poussé à rejeter le christianisme évangélique. Quelle tragédie ! Les réponses à ce genre de questions sont disponibles de nos jours. Par conséquent, donnons les raisons qui soutiennent nos croyances, en abordant les sujets mentionnés ci-dessus.

Le mariage

Lorsque Jésus fut interrogé sur la question du divorce en Matthieu 19, Il a immédiatement fait référence à l’origine et au fondement du mariage. Il a dit, “N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’Il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ?” Et quel livre fut cité par Jésus ? Celui de la Genèse ! (En fait, dans un seul verset il a cité un texte de Genèse 1 et de Genèse 2. Ceux qui, à tort, disent que Genèse 1 et 2 constituent deux récits différents de la création doivent consulter l’Annexe 1 dans ce livre.) Jésus dit ici, en somme, “Ne comprenez-vous pas qu’il y a une base historique pour le mariage ? ” Si nous n’avions pas cette base historique, nous n’aurions pas de mariage du tout. La seule base est dans les Ecritures. Vous pouvez trouver cette institution convenable pour vous personnellement mais, sans cette base, vous ne pouvez pas dire à votre fils qu’il ne peut pas épouser William ou même deux jeunes filles à la fois. De même, les relations extraconjugales seraient une alternative tolérable. Il n’y aurait aucune raison de penser autrement.

Mais, si nous retournons à la Genèse, nous lisons comment Dieu prit de la poussière pour faire un homme. De la côte de l’homme, il fit une femme. Les premières paroles enregistrées d’Adam furent : “Voici maintenant celle qui est os de mes os et chair de ma chair.” Ils étaient une seule chair. Lorsque un homme et une femme s’épousent, ils deviennent un. Voici la base historique. Nous devons aussi nous attacher l’un à l’autre, comme si nous n’avions pas de parents — tout comme Adam et Eve, qui n’en avaient pas. Nous savons que le mariage doit être une relation hétérosexuelle. Pourquoi ? Parce que, comme nous l’avons déjà vu, Dieu a créé Adam et Eve (un homme et une femme — non un homme et un homme). Voici donc la seule base sur laquelle repose le principe du mariage et c’est pourquoi nous savons que le désir et le comportement homosexuels sont une déviation perverse et contre nature. Il est temps que l’église prenne position contre l’homosexualité en tant que phénomène naturel ou normal ou comme une “alternative acceptable”. Paul n’aurait pas parlé d’homosexualité dans les termes qu’il a employés dans l’Epître aux Romains s’il n’avait pas eu cette base historique. (Veuillez noter qu’en tant que chrétiens, si nous devons condamner le péché d’homosexualité, nous devons user de grâce envers l’individu lui-même, et rechercher sa délivrance.)

Que dire des autres enseignements sur le mariage ? Un autre aspect concerne la famille. L’échec, dans le domaine du mariage, est la raison pour laquelle beaucoup de familles se disloquent ou que les enfants errent loin du christianisme. De nos jours, dans la majorité des foyers chrétiens, c’est la mère qui donne aux enfants leur instruction spirituelle. Quelle tragédie de constater que les pères n’ont pas assumé cette responsabilité donnée par Dieu. L’examen des rôles bibliques attribués aux pères et aux mères montre que c’est aux pères que revient la responsabilité de pourvoir aux besoins spirituels et matériels de leur famille (Esaïe 38 :19 ; Proverbes 1 :8 ; Ephésiens 6 :4). Un des résultats de ce renversement des rôles est le fait que les fils s’arrêtent de fréquenter l’église. Les jeunes filles chrétiennes qui n’ont pas été instruites correctement par leur père, concernant la relation conjugale, désobéissent au Seigneur en fréquentant et en épousant des hommes non-chrétiens.

Une jeune femme s’est approchée de moi pour me dire qu’elle était mariée avec un non-chrétien. Elle m’expliqua que, pendant qu’elle fréquentait cet homme, elle l’avait comparé à son père et ne voyait aucune différence entre les deux. Pourtant, son père était un chrétien. Mais, du fait qu’il n’était pas le chef spirituel du foyer, elle ne voyait pas de différence entre lui et celui qu’elle fréquentait. Elle ne voyait aucune raison d’épouser un chrétien. Maintenant qu’elle est mariée et qu’elle a des enfants, apparaissent de gros problèmes quant à l’éducation de ces enfants.

Tant de problèmes surgissent dans les familles chrétiennes de nos jours parce que les pères n’ont pas assumé la responsabilité donnée par Dieu, à savoir être le chef spirituel du foyer. En tant que mari et père, il est aussi un sacrificateur pour son épouse et ses enfants. Ce n’est pas, cependant, une relation de “patron” où les hommes sont des despotes et les femmes des esclaves. Ceux qui croient à la libération de la femme croient aussi que la Bible encourage une relation de tyrannie au sein du mariage. Hélas ! beaucoup de chrétiens le croient. Mais la Bible n’enseigne rien de la sorte. Quiconque emploie les absolus de ces rôles bibliques pour justifier la prise de pouvoir d’une personne sur une autre n’a rien compris au message de Jésus-Christ (Ephésiens 5 :22-33 ; Jean 13 :5). La Bible dit aussi que nous devons nous soumettre l’un à l’autre (Ephésiens 5 :21). Si nous n’adoptons pas les règles données par Dieu dans les Ecritures nous constaterons que nos familles ne fonctionnent pas comme elles le devraient et des problèmes surgiront. La Bible ordonne aux maris d’aimer leurs femmes comme Christ a aimé l’Eglise (Ephésiens 5 :21) . Dans bien des cas, si les maris aimaient leur femme de cette manière, les femmes se soumettraient bien plus facilement.

Pourquoi s’habiller ?

Considérons pourquoi nous portons des habits. Est-ce pour avoir chaud ? Mais alors, si nous vivons dans des régions tropicales . . . ? Est-ce pour des raisons d’esthétique ? Si ce sont nos seules raisons, pourquoi alors s’habiller ? Pourquoi ne pas se déshabiller quand et où nous en avons envie ? Est-ce grave si quelqu’un montre sa nudité en public ? Ultimement, la seule raison pour insister que les gens s’habillent est d’ordre moral. S’il y a une raison morale, elle doit avoir une base quelque part ; donc, il doit y avoir des règles liées à la raison morale. Quelles sont donc ces règles ? Beaucoup de gens dans notre culture (y compris les chrétiens) acceptent simplement les règles et les modes du jour. Parents, comment éduquez-vous vos enfants ? Que leur dites-vous concernant l’habillement ?

Dans son article : “Les règles de l’habillement grec : sacré et profane”, Harrianne Mills écrit : “Depuis la disparition, il y a environ cent ans, de la théorie biblique disant que les habits sont portés pour des raisons de modestie, diverses théories ont été avancées par les anthropologues pour expliquer l’origine et la fonction des habits.”

Pourquoi portons-nous des vêtements ? Il y a une base morale si vous tenez compte des Ecritures. Nous lisons dans la Genèse que, lorsque Dieu créa Adam et Eve, ils étaient nus. Mais le péché est entré dans le monde et le péché fausse tout. Le péché fait une distortion de la nudité. Immédiatement, Adam et Eve savaient qu'ils étaient nus et ils ont essayé de se couvrir avec des feuilles de figuier. Dieu est venu à leur secours, pourvoyant à leur habillement au moyen du sacrifice d’un animal innocent. C’était le premier sacrifice avec du sang ; c’était aussi une couverture pour leur péché.

Sur le plan sexuel, les hommes sont facilement excités par la vue. Voilà pourquoi des femmes peu vêtues sont utilisées dans les publicités de magazines et à la télé. Les parents doivent expliquer à leurs filles avec quelle facilité un homme est éveillé sexuellement à la vue d’un corps féminin. Elles ont besoin de le savoir car elles ignorent ce qui se passe chez l’homme. Dans une église, après avoir parlé sur le sujet de l’habillement, une jeune femme s’est approchée pour me dire qu’elle était chrétienne depuis 6 mois seulement. Elle fréquentait un jeune homme chrétien et elle était perplexe quant à la raison pour laquelle il lui demandait de ne pas porter certaines choses. Chaque fois qu’elle lui demandait pourquoi, il était embarrassé. Elle ne s’était jamais rendu compte que ce qu’elle portait (ou exposait) était une pierre d’achoppement pour un homme qui pouvait commettre l’adultère dans son coeur.

Les pères ont besoin d’expliquer à leurs filles comment réagissent les hommes en voyant le corps féminin. Ils doivent aussi expliquer à leurs fils que, même si l’habillement d’une femme (ou manque d’habits) peut être une pierre d’achoppement pour un homme, ce dernier n’a aucune excuse s’il laisse son imagination demeurer sur ce qu’il a vu. Job avait une réponse à ce problème. Voici ce qu’il dit : “J’avais fait un pacte avec mes yeux et je n’aurais pas arrêté mes regards sur une vierge” (Job 31 :1). Les hommes chrétiens devraient faire une alliance avec leurs yeux et s’en souvenir lorsque leur viennent des pensées de convoitise suite à ce qu’ils ont vu ou entendu.

Jésus dit que si un homme convoite une femme dans son coeur, il a commis l’adultère dans son coeur : “Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur” (Matthieu 5 :28). Le péché a dénaturé l’innocence de la nudité. Même la relation parfaite entre Adam et Eve a dégénéré après la “chute”. Ils se sont cachés loin de Dieu et ils avaient honte de leur nudité. Bien des femmes chrétiennes portent des habits qui accentuent vraiment leur sexualité. Et bien des yeux regardent chaque mouvement. Que se passe-t-il ? Les hommes commettent l’adultère dans leur coeur. C’est l’adultère pour lequel eux-mêmes, aussi bien que ces femmes, devront rendre des comptes.

Dans bien des foyers chrétiens, les parents ont certaines croyances concernant l’habillement. Ils disent à leurs ados : “Tu ne peux pas porter cela”. Les adolescents répondent : “Mais pourquoi pas ?” ;“Parce que ce n’est pas très chrétien”, répondent les parents. “Et en quoi n’est-ce pas chrétien ?” interrogent les jeunes. “Parce que les chrétiens ne portent pas ça”, insistent les parents. “Pourquoi ?” poursuivent les jeunes.

Puis, vous entendez souvent les filles parler ainsi à leurs parents : “Mais vous êtes vieux-jeu, papa et maman”. Elles disent que leurs parents ont une opinion et qu’elles en ont une autre. Et, pour la plupart, les jeunes maintiennent leur propre opinion. Cependant, ce n’est pas une affaire de l’opinion des parents, ni de celle des enfants. Afin de “sauver la face”, les parents recourent souvent à un légalisme qu’ils imposent. Quelle différence lorsque les parents emploient le livre de la Genèse comme base pour expliquer l’attitude que doivent avoir leurs enfants quant à l’habillement, en particulier s’ils ont déjà bien enseigné à leurs enfants que Dieu est le Créateur, qu’Il établit les règles et que la Genèse est le fondement de toute doctrine. C’est infiniment mieux que de dire à l’enfant : “Voici ce que tu feras !” et de lui imposer une conduite sans aucune explication. Cependant, comme nous le lisons en Genèse 6 :1 “Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste.” Les enfants doivent obéir à leurs parents, peu importe leur opinion sur le sujet.

Il y a une base morale pour porter les habits, à cause de ce que le péché a fait de la nudité. Nous devons comprendre comment ont été créés les hommes. L’homme était conçu pour être facilement excité sexuellement afin de se joindre à une femme : son épouse. Ceci était et demeure nécessaire pour la procréation au sein du mariage. Cependant, le péché gâche ce plan et il est mauvais, pour un homme, de regarder une autre femme avec convoitise. Par conséquent, l’habillement devrait éliminer le plus possible cette pierre d’achoppement pour l’homme. Mais l’homme n’est pas moins coupable s’il s’accorde un “deuxième regard”. On ne devrait pas simplement accepter les modes du jour. Il y a une base morale pour l’habillement donc, il y a des règles à respecter. Sachant ce que sont les hommes et sachant ce que le péché a fait de la nudité, il est important d’avoir une base pour comprendre quelles doivent être les règles ou les consignes dans le domaine de l’habillement.

Pourquoi la loi et la moralité ?

Que dites-vous à vos enfants concernant les lois ? Peut-être leur dites-vous qu’il y a des choses justes et d’autres qui sont fausses ou mauvaises mais leur avez-vous expliqué l’origine du bien et du mal ? Diriez-vous que nous avons le sens du bien et du mal parce que Dieu nous a donné des lois ? Si oui, pourquoi ? Pourquoi Dieu aurait-Il le droit de dire ce qui est bien et ce qui est mal ?

Pourquoi y a-t-il le bien et le mal (cf. les Dix Commandements) ? Rappelez-vous l’histoire en Matthieu 19/16-17 lorsqu’un homme vint vers Jésus pour lui dire : “Bon Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?” Jésus répondit, “Pourquoi m’appelles-tu bon ? Un seul est bon, c’est Dieu . . . ”. Comment décidez-vous que quelque chose soit bon ou mauvais ? Dieu, le seul qui soit bon, nous a créés et, par conséquent, nous Lui appartenons. Nous avons donc des obligations envers Lui et nous devons Lui obéir. Il a le droit d’établir les règles. Il sait tout ce qu’il y a à savoir sur toutes choses (une connaissance absolue) donc, nous devons Lui obéir. C’est la raison pour laquelle nous avons des absolus, des points de repère, le bien et le mal.

Maintenant, si vous n’êtes pas chrétien, et que vous pensez que certaines choses sont bonnes ou mauvaises, d’où cette opinion vous vient-elle ? Vous n’avez aucune base pour en décider. Comment arrivez-vous à vos règles de comportement ? Comment décidez-vous de ce qui est bon ou mauvais ? La plupart des non-chrétiens, qui croient au bien et au mal, mettent en pratique l’éthique chrétienne.

La philosophie évolutionniste athée dit : “Il n’y pas point de Dieu. Tout est le résultat de la chance. La lutte et la mort sont à l’ordre du jour, non seulement maintenant mais de manière indéfinie dans le passé et dans l’avenir.” Si cela est vrai, il n’y a aucune base pour le bien et le mal. Plus les gens croient à l’évolution, plus ils diront : “Il n’y a point de Dieu. Pourquoi devrais-je obéir aux autorités ? Pourquoi y aurait-il des règles contre les aberrations sexuelles ? Pourquoi des lois contre l’avortement ? Après tout, l’évolution nous dit que nous sommes tous des animaux. Donc, tuer les enfants au moyen de l’avortement n’est pas plus coupable que de décapiter un poulet ou un poisson.” Vous avez un choix : croire à l’évolution ou à la création. Ce choix affectera tous les domaines de votre vie !

Car par la Loi vient la connaissance du péché (Rom. 3 :20).

L’apôtre Paul explique ce simple fait en Romains 3 :20 “ . . . C’est par la loi que vient la connaissance du péché.” En Romains 7 :7, il continue, “ . . . Je n’aurais pas connu la convoitise si la loi n’avait dit : ‘Tu ne convoiteras pas’.”

L’existence de Dieu n’est ni prouvée ni défendue nulle part dans les Ecritures. Elle est présentée comme une donnée, comme un fait accompli. Dieu a clairement expliqué ce qu’Il a fait et qui Il est. Il n’y a aucun doute quant à Son autorité souveraine sur Sa création, ni sur l’attitude à adopter envers Lui, comme Créateur. Il est de Son droit d’établir les règles. Nous avons la responsabilité de Lui obéir et de nous réjouir dans Sa bonté ou bien Lui désobéir et subir Son jugement.

Adam, le premier homme, a choisi de se rebeller. Le péché est la rébellion contre Dieu et Sa volonté. La Genèse nous dit que ce premier acte de rébellion humaine a eu lieu dans le jardin d’Eden.

Pour comprendre ce qu’est le péché (que toute l’humanité est pécheresse et comment reconnaître le péché), Dieu nous a donné la Loi. Cela relevait de Son droit et, Se souciant de notre bien-être, Il nous a communiqué la loi par bonté. Il est le créateur et Son caractère parfait n’attend rien de moins que la perfection de notre part. Tout puissant et tout amour, Il a établi pour nous les règles par lesquelles nous devrions vivre pour l’épanouissement qu’Il souhaite à nos vies. Paul le dit en Romains 7 :7, “Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’avait dit : Tu ne convoiteras point”.

La Bible enseigne clairement que chaque être humain est un pécheur, en état de rébellion contre Dieu. Initialement, la loi a été donnée pour expliquer ce qu’est le péché. Mais la connaissance du péché n’est pas la solution au problème du péché. Il en fallait plus. Le créateur n’avait pas oublié ni Son amour, ni Son engagement envers Sa création. Il a défini la rançon et en a payé le prix, Lui, le Fils de Dieu. Le Seigneur Jésus-Christ, qui est Dieu, a souffert la malédiction de la mort sur une croix, devenant péché pour nous afin que Dieu puisse porter un jugement sur le péché. Mais, tout comme tous meurent en Adam, de même tous ceux qui croient à la mort expiatoire et à la résurrection de Christ vivent en Lui.

Ceux qui s’opposent au créateur se dressent contre Celui qui est l’Autorité Absolue — celui qui fixe les règles et qui les observe.

Dans le livre des Juges, il est dit : “En ce temps-là, il n’y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon” (Juges 17 :6). Il en est de même pour les gens d’aujourd’hui. Ils veulent que l’évolution soit enseignée comme un fait et que la croyance en la création soit bannie car ils veulent, aussi, être une loi pour eux-mêmes. Ils désirent maintenir la nature rebelle qu’ils ont héritée d’Adam et ils n’accepteront pas l’autorité de Celui qui, comme créateur et législateur, a le droit de leur dire exactement ce qu’ils doivent faire. Voici vraiment la portée du conflit création/évolution. Dieu le créateur a-t-Il le droit de dire à quelqu’un ce qu’il doit faire de sa vie ? Ou bien l’homme peut-il décider de lui-même ce qu’il veut faire, sans en subir les conséquences ? Ce ne sont pas des questions de rhétorique. Leur nature même exige une réponse de chaque individu. La question se pose : l’homme est-il autonome décidant tout pour lui-même, ou appartient-il à Dieu ? La plupart des hommes veulent être autonomes et croient qu’ils peuvent agir selon leurs propres désirs et compréhension. Mais l’homme n’est pas autonome et c’est précisément là que la bataille fait rage.

La Bible nous dit que ceux qui se confient dans le Seigneur et qui sont habités par Son Saint-Esprit montreront le fruit de l’Esprit : “ . . . l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi” (Gal. 5 :22-23). Ceux qui ne sont pas habités par l’Esprit de Dieu et qui rejettent le Dieu de la création, porteront le fruit de ce rejet : “ . . . la débauche, l’impureté, le dérèglement, l’idôlatrie, la magie, les rivalités, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table et les choses semblables . . . ” (Galates 5 :19-21). La Bible affirme clairement que les racines corrompues produisent un fruit mauvais. La pornographie, l’avortement, l’homosexualité, l’iniquité, l’euthanasie, l’infanticide, l’immoralité, l’infidélité conjugale et des choses semblables — des pratiques qui sont de plus en plus courantes dans la société d’aujourd"hui — sont certainement le fruit de racines corrompues. Cette racine corrompue est la théorie de l’évolution qui s’est propagée dans la société.

Plus notre société rejette la base de la création et les lois de Dieu, plus elle dégénèrera spirituellement et moralement. Ce phénomène a déjà ruiné plusieurs civilisations au cours de l’histoire et cela devrait nous servir d’avertissement. Considérons maintenant un exemple propre à la civilisation d’aujourd’hui.

Les conséquences du rejet de Dieu et de Ses principes absolus

Des missionnaires ont été envoyés en Nouvelle Guinée car il y vivait un peuple dit païen et primitif. On raconte l’histoire d’une tribu cannibale qui ne l’est plus aujourd’hui. A l’époque, les hommes envahissaient un village, prenaient un villageois, le tiraient en arrière par les cheveux pour tendre ses abdominaux, ouvraient son abdomen à l’aide d’un couteau en bambou, enlevaient ses intestins, coupaient ses doigts et, pendant qu’il était encore vivant, le mangeaient jusqu’à ce que mort s’en suive. Les gens qui entendent cela disent : “Oh! quels sauvages primitifs!” Ce ne sont pas des sauvages “primitifs”; leur ancêtre est un homme appelé Noé. L’ancêtre des Indiens, des Esquimaux et le nôtre est également Noé. Noé avait la connaissance de Dieu et a pu construire un bateau. Ces ancêtres savaient fabriquer des instruments de musique et pratiquaient l’agriculture. Ce qui s’est passé pour ces tribus en Nouvelle Guinée c’est, qu’à un moment de leur histoire, (comme nous le dit Romains 1) ils ont rejeté Dieu et Ses lois. Par conséquent, Dieu les a livrés à des choses folles, perverses et dégénérées.

Cependant, cette même dégénérescence (le rejet des lois de Dieu) peut être vue au sein de nations soi-disant civilisées qui découpent des gens à longueur d’année (1,5 million de bébés aux Etats-Unis chaque année), en toute légalité. Voilà ce qu’est l’avortement — découper les gens vivants et les aspirer par morceaux. Les soi-disant “tribus primitives” avaient des ancêtres qui connaissaient le vrai Dieu et Ses lois. A mesure qu’ils ont rejeté le Dieu de la création, leur culture a dégénéré dans tous les domaines. Plus nos “nations civilisées” rejettent le Dieu de la création, plus elles dégénèreront vers une “culture primitive”. Ainsi, une culture ne doit pas être évaluée selon qu’elle est primitive ou avancée (selon les présuppositions de l’échelle évolutionniste) mais chaque aspect d’une culture doit être jugé face aux points de repère de la Parole de Dieu. Quelle est la mesure de votre nation ?

Chapitre 7
La mort : une malédiction et une bénédiction

Pourquoi le péché et la mort ?

Supposez que quelqu’un s’approche de vous pour vous dire : “Vous, les chrétiens, vous dites que nous avons besoin de Jésus-Christ et que nous devons confesser nos péchés. Mais, qu’est-ce que le péché? Au fait, pourquoi avons-nous besoin de Christ ? De toute façon, Dieu ne peut pas être ce qu’Il dit être. S’Il est un Dieu d’amour, comme vous le dites, pourquoi permet-Il la mort et toute la souffrance dans le monde ?”

L’Evangile, le péché et la mort

Quel est le message de l’Evangile? Lorsque Dieu créa l’homme, Il le fit parfait. Il a créé les deux premiers êtres humains, Adam et Eve, et les a placés dans le jardin d’Eden où ils jouissaient d’une belle relation privilégiée avec Dieu. Lorsqu’Il les a créés, Il les a placés devant un choix. Il voulait leur amour, non par une réponse programmée mais par un acte raisonné. Le premier couple a choisi de se rebeller contre Dieu. Cette rébellion est appelée le péché. Tout péché se place sous la bannière de la rébellion contre Dieu et Sa volonté.

Cette rébellion en Eden a eu plusieurs conséquences. D’abord, l’homme s’est éloigné de Dieu. Cette séparation est appelée la mort spirituelle. L’effet de cette mort spirituelle était de vivre pour toujours dans son corps de péché, séparé éternellement d'avec Dieu. Imaginez vivre avec Hitler et Staline pour toujours! Imaginez vivre dans un état de péché incorrigible pour l’éternité. Mais il y a eu un autre effet. Romains 5 :12 nous dit : “ . . . par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort . . . ”. Il ne s’agit pas seulement de la mort spirituelle, comme certains théologiens aiment à le dire, mais aussi de la mort physique. Pour confirmer ceci, il suffit de lire I Corinthiens 15 :20, où Paul parle de la mort physique du premier Adam et de la mort physique de Christ, le dernier Adam. Lisez Genèse 3, où Dieu a renvoyé Adam et Eve du jardin, les empêchant de manger de l’Arbre de la Vie, pour qu’ils ne vivent pas éternellement. La mort physique, aussi bien que la mort spirituelle, sont le résultat de leur péché.

Pourquoi Dieu a-t-Il envoyé la mort ? Considérons attentivement trois aspects de la mort.

  1. Dieu, en tant que Juge juste, ne peut regarder le péché. A cause de Sa nature même et de l’avertissement qu’Il a donné à Adam, Dieu devait juger le péché. Il avait averti Adam que, par rapport à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, “ . . . le jour où tu en mangeras tu mourras”. La malédiction de la mort, qui fut placée sur le monde, était et demeure un jugement juste et approprié de la part de Dieu qui est le Juge.
  2. Un des aspects de la rébellion de l’homme a été la séparation d’avec Dieu. Ceux qui perdent un être cher par la mort connaissent la tristesse de la séparation. La tristesse, suite au décès d’un bien-aimé, devrait nous rappeler les terribles conséquences du péché qui a séparé Adam de la relation parfaite qu’il avait avec Dieu. Cette séparation a englobé toute l’humanité car Adam a péché en tant que représentant de tous.
  3. Un autre aspect de cette question, qui échappe à tant de gens, est que Dieu envoya la mort parce qu’Il nous aimait. Dieu est amour et, aussi étrange que cela puisse paraître, nous devrions Le louer pour la malédiction qu’Il a placée sur nous. Ce n’était pas la volonté de Dieu que l’humanité s’éloignât de Lui pour l’éternité. Imaginez : vivre dans un état de péché pour l’éternité, séparé de Dieu. Mais Il nous a trop aimés pour cela et Il a fait une chose merveilleuse. En plaçant sur nous la malédiction de la mort physique, Il a pourvu à un moyen de racheter l’homme pour Lui-même. En la personne de Jésus Christ, Il a souffert cette malédiction sur la croix pour nous. “Il souffrît la mort pour tous” (Hébreux 2:9). En devenant Lui-même le sacrifice parfait pour notre péché de rébellion, Il a vaincu la mort. Il a pris la pénalité que nous méritions de la part d’un juste Juge et l’a portée en Son propre corps sur la croix.

Tous ceux qui croient en Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur sont reçus par Dieu pour vivre l’éternité avec Lui. N’est-ce pas un merveilleux message ? C’est le message du christianisme. L’homme a perdu sa position privilégiée à cause du péché, avec le résultat que Dieu a placé sur lui la malédiction de la mort afin qu’il puisse être racheté pour Dieu. Quel acte merveilleux fut accompli par Dieu! Chaque fois que nous prenons le repas du Seigneur, nous nous souvenons de la mort de Christ et de l’horreur du péché. Chaque jour du Seigneur (Dimanche) nous nous réjouissons de la résurrection de Christ et de Sa victoire sur le péché et la mort.

Mais la théorie de l’évolution détruit la base même de ce message d’amour. Le processus évolutionniste est supposé être celui de la lutte et de la mort, de la cruauté, de la brutalité sans pitié. C’est l’horrible lutte pour la survie, l’élimination des faibles et des handicapés. Voilà ce qui sous-tend l’évolution : la mort, l’effusion du sang et la lutte pour amener l’homme à l’existence. C’est la mort depuis des millions d’années. C’est une progression lente vers une apogée: l’existence de l’homme. Mais que dit la Bible en Romains 5 :12? L’acte de l’homme l’a amené au péché, ce qui a provoqué la mort. La Bible nous dit que sans effusion de sang, il n’y a point de pardon pour le péché (Hébreux 9 :22). Dieu a institué la mort et l’effusion du sang pour que l’homme puisse être racheté. Si la mort et l’effusion du sang avaient existé avant le péché d’Adam, la base de l’expiation eût été détruite.

Les évolutionnistes diraient que la lutte et la mort ont rendu possible l’existence de l’homme. La Bible dit que les actes de rébellion de l’homme ont amené sa mort. Ces affirmations ne peuvent pas toutes deux être vraies. L’une contredit l’autre; elles sont diamétralement opposées. C’est pourquoi ceux qui font le compromis d’adhérer simultanément aux deux positions (les évolutionnistes théistes) sont en train de détruire la base de l’Evangile. Si la vie s’est formée en une progression vers le haut, comment l’homme est-il tombé vers le haut ? Qu’est-ce que le péché ? Le péché serait alors une caractéristique animale héritée et non ce qui a résulté de la chute de l’homme par désobéissance. Tous les chrétiens qui acceptent la croyance en l’évolution, y ajoutant Dieu, détruisent le fondement même du message évangélique qu’ils professent.

Dans une église, un monsieur s’est approché de moi pour insister sur le fait qu’un chrétien pouvait croire à l’évolution. Puisque j’avais passé un temps considérable, au cours de la réunion, à montrer qu’il n’y avait pas de mort avant la Chute, je lui ai demandé s’il croyait à l’existence de la mort avant qu’Adam ne pèche. Sur un ton fâché, il m’a répliqué: “ Battez-vous votre femme ?” Sa question m’a vraiment surpris et je ne comprenais pas la relation qu’il voulait établir alors, je lui ai demandé ce qu’il voulait dire. Il m’a reposé la question : “Battez-vous votre femme ?”, puis il est parti. La vie d’un conférencier itinérant est remplie d’expériences intéressantes! Cependant, j’ai pensé longtemps à la question de cet homme. Après une conversation avec un psychologue, j’ai compris qu’il y a un genre de questions auxquelles, que vous répondiez oui ou non, vous êtes piégés. En fait, ce monsieur voulait poser la question : “Vous êtes-vous arrêté de battre votre femme ?” Que vous répondiez oui ou non, vous admettez que vous battiez votre femme. En rapport avec le péché d’Adam et la chute, si cet homme avait dit, “Oui, il y a eu la mort avant la chute d’Adam”, il eût été en contradiction avec la Bible. S’il avait dit, “Non, la mort n’existait pas avant la chute d’Adam”, il reniait l’évolution. D’un côté ou de l’autre, il avait compris que l’on ne peut mettre ensemble l’évolution et la Bible. Quelle que soit sa réponse, il était piégé, et il le savait.

Soyons clairs. Je ne dis pas que, si vous croyez à l’évolution, vous n’êtes pas un chrétien. Il y a beaucoup de chrétiens qui, pour des raisons diverses (ignorance, orgueil, ou une interprétation libérale des Ecritures), croient à l’évolution. Ceux qui y croient, cependant, ne sont pas en harmonie avec les Ecritures, et détruisent le fondement même de l’Evangile. Par conséquent, je les supplierais de reconsidérer sérieusement les évidences allant à l’encontre de leur position.

Même les athées voient l’inconstance d’un chrétien qui professe foi en l’évolution, comme le montre la citation d’un article écrit par G. Richard Bozarth, intitulé “La signification de l’évolution” du magazine L’athée américain (The American Atheist), du numéro de Septembre 1978 page 19 : “Le christianisme est — et doit être — totalement engagé envers la création spéciale telle qu’elle est décrite dans la Genèse et le christianisme doit lutter de toutes ses forces et par tous les moyens, bons et mauvais, contre la théorie de l’évolution. Il apparaît clairement, maintenant, que toute la justification de la vie et de la mort de Jésus est bâtie sur l’existence d’Adam et d’Eve et le fruit défendu qu’ils ont mangé. Sans péché originel, qui a besoin d’être racheté? Sans la chute d’Adam dans une vie de péché constant aboutissant à la mort, quel but y a-t-il dans le christianisme? Aucun. ”

L’athée Jacques Monod (connu pour ses contributions à la biologie moléculaire et à la philosophie) a dit, dans une interview intitulée ‘Le secret de la vie’, diffusée par la Australian Broadcasting Commission le 10 juin 1978 : “La sélection (naturelle) est la manière la plus aveugle et cruelle de faire évoluer de nouvelles espèces ou des organismes plus complexes et raffinés . . . .d’autant plus cruelle que c’est un processus d’élimination, de destruction. La lutte pour la vie et l’élimination du plus faible est un processus horrible, contre lequel notre éthique moderne se révolte. Une société idéale est une société non-sélective, c’est celle où les faibles sont protégés, ce qui est exactement le contraire de la soi-disant loi naturelle. Je suis surpris de constater que des chrétiens défendent l’idée de la sélection naturelle comme processus plus ou moins mis en place par Dieu pour créer l’homme.”

Le péché originel, dont la mort est le résultat, est la base de l’Evangile. Voici pourquoi Jésus-Christ est venu et c’est la raison d’être de l’Evangile. Si le premier Adam n’est qu’une figure allégorique, pourquoi en serait-il autrement du dernier Adam, Jésus-Christ (I Corinthiens 15:45-47) ? Si l’homme n’était pas tombé dans le péché, il n’aurait aucun besoin de Sauveur. L’évolution détruit les fondations même du christianisme parce qu’elle affirme : “La mort a toujours fait partie de la vie.” Si vous viviez dans un gratte-ciel et que les ouvriers avec des marteaux pneumatiques étaient en train d’en miner les fondements, diriez-vous : “Quelle importance ?” Voilà pourtant ce que font beaucoup de chrétiens. Ils sont bombardés par l’évolution de tous côtés: les médias, l’école publique, la télévision et les journaux et pourtant, ils ne réagissent que rarement. Les fondations du gratte-ciel du christianisme sont minées par les marteaux piqueurs de l’évolution. Mais, à l’intérieur de ce gratte-ciel, que font la plupart des chrétiens? Soit, ils sont assis sans rien faire, soit ils fournissent d’autres marteaux piqueurs en disant, “Allez-y. Détruisez nos fondations ! ”

Pire encore, les évolutionnistes théistes (ceux qui croient à la fois en l’évolution et en Dieu) minent activement la base de l’Evangile. Comme le dit le psalmiste dans le Psaume 11:3 “Quand les fondements sont renversés, le juste que fera-t-il?” Si la base de l’Evangile est détruite, la structure bâtie sur ce fondement (l’église chrétienne) s’effondrera de manière générale. Si les chrétiens désirent conserver la structure du christianisme, ils devront en protéger le fondement et s’opposer ainsi, activement, à l’évolution.

De nouveaux cieux et une nouvelle terre

Le Paradis restauré

L’évolution contredit également l’enseignement des nouveaux cieux et d’une nouvelle terre. Que nous dit la Bible à ce sujet? En Actes 3:21, nous lisons qu’il y aura un rétablissement (ou une restitution). Ceci signifie que les choses seront restaurées au moins à ce qu’elles étaient à l’origine. Nous apprendrons ce à quoi ressemblera cette création restaurée : “Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte.” (Esaïe 11:9). Les êtres seront végétariens et il n’y aura aucune violence. “Le loup habitera avec l’agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau. Le veau, le lionceau et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble, et un petit enfant les conduira. La vache et l’ourse auront un même pâturage, leurs petits un même gîte. Et le lion, comme le boeuf, mangera de la paille” (Esaïe 11:6-7). — Ces animaux seront tous végétariens ! “Il n’y aura plus d’anathème” (Apocalypse 22:3).

Dans la Genèse, nous trouvons que les hommes et les animaux avaient reçu l’ordre de ne manger que des plantes (voir Genèse 1:29,30); ils étaient végétariens. Ce n’est qu’après le déluge que l’homme a reçu la permission de manger de la viande (Genèse 9:3). Il était végétarien lorsque Dieu l’a créé et il n’y avait aucune violence avant le péché d’Adam. Certains remettent en question l’affirmation que les premières créatures étaient végétariennes. Ils disent que les lions ont des dents aiguisées faites pour manger de la viande. Est-ce nécessairement vrai? Ou est-ce seulement ce qu’on nous a enseigné à l’école? En réalité, les canines aiguisées du lion sont bonnes pour déchirer. Les mêmes dents qui servent à déchirer la chair d’animaux peuvent aussi bien servir à déchirer des plantes. Selon la Parole de Dieu, les lions étaient végétariens avant la Chute et le seront, à nouveau, dans le paradis futur. D’ailleurs, des animaux carnivores peuvent très bien être végétariens. Les chiens et les chats survivent très bien avec un régime équilibré de légumes. Aussi, la Bible n’exclut pas la possibilité d’une action directe de la part de Dieu au moment de la Chute, (et lors de la restauration future), ayant un effet biologique direct sur les créatures en ce qui concerne leur régime alimentaire. A l’heure actuelle, beaucoup d’animaux ont des dents dites “carnivores” (comme le renard volant ou la chauve-souris à fruits) mais ces animaux ne mangent que des plantes ou des fruits.

Croire à l’évolution, c’est nier qu’il y ait eu un paradis universel lors de la création d’Adam car l’évolution implique nécessairement qu’avant la venue d’Adam, il y avait la lutte, la cruauté et la brutalité, des animaux qui s’entre-tuaient, et la mort. Le monde sera-t-il restauré à cet état-là? Si vous croyez à l’évolution, vous devez nier qu’il y ait eu un paradis universel avant Adam (parce que vous croyez qu’il y avait la lutte et la mort pendant des millions d’années avant Adam) et qu’il en sera de même à la fin des temps (parce que la Bible enseigne que le monde sera restauré à ce qu’il était au début). Ainsi, l’évolution frappe non seulement au coeur et au fondement mais aussi à l’espérance du christianisme. Nous devons tous être sur la brèche pour ce combat. Beaucoup d’entre nous ont été abusés au point de croire que l’évolution ne concerne que la science et qu’il faut être un savant pour lutter sur ce front. Mais l’évolution est un système de croyances et il n’y a nul besoin d’être un scientifique pour la combattre.

Les évolutionnistes évoquent le phonémène des mutations (les erreurs génétiques) et celui de la lutte et de la mort à l’heure actuelle pour essayer de prouver que l’évolution est possible. Par conséquent, les chrétiens qui croient en l’évolution sont obligés de croire que ce processus continue de nos jours. Les évolutionnistes extrapolent dans le passé à partir de données actuelles, déduisant que tout a évolué, par des mutations, pendant des millions d’années. Logiquement, un évolutionniste chrétien doit croire que l’évolution continue jusqu’à nos jours dans tous les domaines, y compris pour l’homme. Cependant, Dieu a dit dans Sa Parole que lorsqu’Il avait tout créé, Il termina Son oeuvre de création qu’Il trouva bonne (Genèse 1:31- 2:3). Ceci est à l’opposé de ce que nous disent les évolutionnistes. Les évolutionnistes théistes ne peuvent pas prétendre que Dieu se soit servi de l’évolution dans le passé et qu’Il ne s’en sert plus de nos jours. Dire que l’évolution ne se fait pas aujourd’hui c’est détruire la théorie évolutionniste, puisque rien ne peut prouver que, si le processus a eu lieu dans le passé, pourquoi, quand et comment n’a-t-il plus lieu aujourd’hui. Beaucoup de chrétiens, en apprenant quelle est la vraie nature de la science - que l’évolution est une religion - abandonnent les croyances telles que l’évolution théiste ou la création progressive. Cependant, il reste encore un grand nombre de pasteurs, de théologiens et d’autres, qui, à cause de leur vue globale des Ecritures, n’accepteront pas ce que nous disons. Ils ont un désaccord philosophique de base avec nous en ce qui concerne l’approche de la Bible.

Peut-être que le meilleur moyen de résumer cet argument est de vous donner l’illustration de l’une de mes rencontres avec un pasteur protestant.

Certains membres du personnel de la Christian Science Foundation à Brisbane, Australie, avaient parcouru 1.700 km jusqu’à Victoria pour animer des réunions dans des lieux divers. Dans l’une de ces localités, un des pasteurs s’est opposé publiquement à nous. Un autre pasteur de la même église avait préparé une annonce pour le journal paroissial annonçant nos conférences. Mais le pasteur opposant a obtenu l’original avant la mise sous presse et a supprimé l’annonce. Il a encouragé les gens à boycotter notre séminaire et a dit beaucoup de choses désobligeantes concernant notre organisation et notre enseignement. Il a même dit aux gens que nous étions du diable et que l’on ne devait pas nous écouter.

J’ai pris rendez-vous avec ce pasteur afin d’en discuter avec lui. Il m’a expliqué qu’il croyait que la Genèse était purement symbolique, qu’il y avait un grand nombre d’erreurs dans la Bible et que l’on ne pouvait pas la prendre aussi littéralement que j’avais l’air de l’interpréter. Je lui ai répondu que la raison de ce désaccord, sur la question création/évolution, était due à notre approche personnelle très différente l’une de l’autre. Il a dit que c’était bien vrai, mais insistait que l’on ne pouvait prendre la Genèse au sens littéral mais seulement de manière symbolique. Je lui ai demandé s’il croyait que Dieu avait créé les cieux et la terre.

Il dit, “Oui, c’est bien le message enseigné dans la Genèse.”

Délibérément, j’ai cité Genèse 1 :1 “Croyez-vous qu’au commencement, Dieu créa les cieux et la terre? ”

Il répondit, “Oui, bien sûr. C’est le message communiqué par la Genèse.”

Je lui ai expliqué qu’il venait de prendre Genèse 1:1 au sens littéral. Je lui ai demandé s’il prenait ce verset au sens symbolique et, sinon, pourquoi le prenait-il littéralement. Puis, j’ai demandé si Genèse 1:2 était à prendre littéralement ou symboliquement. Comment pouvait-il dire que tout le livre devait être interpreté symboliquement, s’il prenait Genèse 1 :1 littéralement. Il a dit que ce que disait la Genèse n’était pas important — uniquement ce qu’elle voulait dire.

“Comment pouvez-vous comprendre la signification indirecte d’un texte si vous ne savez pas ce qu’il signifie littéralement?” J’ai demandé, “Si vous ne pouvez pas prendre ce qui est dit pour arriver à la signification, alors l’anglais ou toute autre langue devient un non-sens.’"

Je lui demandai alors de quelle manière il décidait de ce qui était vrai touchant les Ecritures. Il a répondu, “Par un consensus d’opinion dans notre communion.”

Alors j’ai dit, “Ceci est donc votre base pour déterminer ce qu'est la vérité. D’où avez-vous cette base et comment savez-vous que c’est la bonne base pour décider ce qu’est la vérité?”

Il m’a regardé et m’a dit, “Par un consensus d’opinion parmi les érudits.”

De nouveau , je lui ai posé la question: “Si ce consensus d’opinion est votre base pour déterminer la vérité et pour décider si votre communion est arrivée aux bonnes conclusions concernant la vérité, comment savez-vous que vous avez trouvé la bonne base pour déterminer ce qu’est la vérité ?”

Il m’a dit alors qu’il n’avait pas toute la journée pour parler de ce sujet et qu’il valait mieux terminer la discussion. Ce qu’il faisait, bien sûr, était de faire appel à la sagesse de l’homme pour décider de ce que signifiait l’Ecriture, plutôt que de laisser la Parole de Dieu lui dire ce qu’était la vérité. La vraie différence entre nos positions peut être résumée comme suit : Où placez - vous votre foi : dans les paroles d’hommes qui sont des créatures faillibles qui ne savent pas tout et qui n’étaient pas présents lors de la Création ou dans les paroles du Dieu qui est parfait, qui sait tout et qui était présent à la Création?

Les chrétiens, (ou ceux qui se réclament de ce nom) qui prennent cette vue libérale des Ecritures verront généralement les implications de cette fausse philosophie dans la génération suivante: chez leurs enfants. Du fait qu’ils ne peuvent pas fournir un fondement solide pour leurs enfants, ils voient souvent toute la structure du christianisme s’effondrer dans la génération suivante. Pour beaucoup de ces gens, la triste vérité est qu’ils perdront la plupart de leurs enfants, qui rejetteront le christianisme en bloc. Ce dilemme en rapport avec la théologie libérale est très lié à la controverse concernant la Genèse. Si quelqu’un rejette la Genèse ou s’il affirme que le récit est seulement un mythe ou du symbolisme, il devra logiquement renier le reste des Ecritures. Vous en voyez la preuve chez les gens qui essaient d’expliquer, par des causes naturelles, les miracles tels que la traversée de la Mer Rouge, le buisson ardent ou un poisson qui avale un homme (pour n’en nommer que quelques-uns). Mais ces gens ne s’arrêtent pas là. Ils essaient d’expliquer les miracles de Christ dans le Nouveau Testament. Parfois, et c’est de plus en plus fréquent, ils nient même la naissance du Christ d’une vierge, ainsi que la résurrection corporelle de Jésus. Mais lorsque l’on accepte la Genèse comme étant un récit historique véridique servant de fondement à toutes les Ecritures, il est facile d’accepter la vérité de tout le message de la Bible. Je prends la Bible littéralement à moins que la signification soit ouvertement symbolique. Et même, là où le sens est symbolique, les mots et les phrases ont une base littérale.

Beaucoup de gens se servent de la phrase biblique qui dit que Jésus est la porte pour affirmer que l’on ne peut pas prendre la Bible littéralement. Cependant, une étude des coutumes de cette époque révèle que le berger avait l’habitude de s’asseoir dans l’ouverture de l’enclos et il était littéralement la porte. Donc, dans ce sens-là, Jésus est littéralement la porte, tout comme l’est le berger pour son troupeau. Trop de gens veulent tirer des conclusions hâtives concernant l’aspect littéral des Ecritures, sans considérer soigneusement la déclaration, le contexte et les coutumes. Nous pouvons interpréter un texte selon un sens symbolique ou selon ses métaphores lorsque ce sens-là est clairement indiqué ou que le texte le précise en quelques mots.

Bien entendu, beaucoup de théologiens libéraux accusent le ministère créationniste d’être un facteur de division. Ils ont sûrement raison de l’affirmer car la vérité divise toujours. Comme l’a dit Christ, Il est venu pour diviser : “Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère” (Matthieu 10:35). Ne connaissez-vous pas des familles où les relations sont tendues, sinon brisées, parce qu’un des membres vit pour Christ, tandis qu’un autre vit d’une manière contraire ? Les compromis sont, hélas, trop fréquents avec le chrétien qui cède sur ses convictions pour avoir la paix et l’harmonie. Jésus a prédit une lutte et non la paix à tout prix. En Luc 12/51 Jésus a dit, “Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.” (Voir aussi Jean 7:12, 43; 9:16; 10:19).

D’un point de vue pratique, je trouve que les élèves ne veulent pas entendre que la Bible est remplie d’erreurs et qu’ils ne doivent pas y placer leur confiance. Au contraire, ils veulent entendre qu’il y a des réponses et qu’ils peuvent avoir des certitudes.

Lors d’une réunion, une mère m’a dit que sa fille allait dans une classe d’école publique à laquelle je m’étais adressé. Sa fille lui a expliqué que ce qui avait impressionné les élèves, plus que toute autre chose, est que j’avais parlé avec beaucoup d’autorité. Ils étaient impressionnés du fait que je ne remettais pas en question la Parole de Dieu mais que je l’acceptais totalement. Cela m’a rappelé cette affirmation des Ecritures; “Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de Sa doctrine; car Il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes”(Matthieu 7:28-29). Jésus avait beaucoup d’autorité et de conviction lorsqu’Il parlait. Il n’a pas annoncé plusieurs chemins pour aller au ciel. Il n’est pas venu pour déclarer qu’Il croyait être l’un des chemins pour accéder à la vie éternelle. Jésus a dit, “Je suis le chemin, la vérité et la vie” (Jean 14:6). Je pense que Jésus ne serait pas accepté dans bon nombre d’églises de nos jours s’Il venait prêcher. Il serait un facteur de division! Il en était de même il y a deux mille ans. Sommes-nous, les chrétiens nés de nouveau, le corps de Christ sur la terre aujourd’hui, trop timorés pour proclamer la vérité, de peur de provoquer une division?

Dans une église, j’ai parlé à un groupe de jeunes sur l’importance de la Genèse. J’étais étonné que le responsable du groupe se soit levé à la fin du programme pour dire aux jeunes à quel point il était déçu de ma vue “basse” des Ecritures. Il disait que j’essayais d’imposer une Bible parfaite à Dieu et combien ce point de vue était limité et inadéquat. De son côté, il était prêt à accepter que la Bible contienne des erreurs et des problèmes. Ceci représentait sa vue “haute” des Ecritures. Après cette conversation, j’ai compris que les mots n’avaient aucune signification pour cet homme.

Beaucoup de gens dans les églises (surtout ceux de la jeune génération) ont remarqué le manque d’autorité dans l’enseignement. C’est un bien triste verdict pour nos églises. Comment nourrissent-elles leurs membres?

Chapitre 8
Les méfaits de la théorie de l’évolution

Le croquis ci-dessous et les commentaires résument ce qui a été dit jusqu’à présent.

Si vous acceptez de croire en Dieu comme créateur, vous acceptez alors qu’il y ait des lois, puisqu’Il est le législateur. La loi de Dieu est le reflet de Son caractère saint. Il est l’autorité absolue et nous sommes totalement sous Son autorité. Les lois ne sont pas l’affaire de nos opinions mais des règles données par Celui qui a le droit de nous les imposer, pour notre bien et pour Sa propre gloire. Il nous donne des principes comme base pour bâtir notre pensée dans chaque domaine.

Accepter le Dieu de la création nous explique la signification de la vie. Nous savons que Dieu donne la vie. Nous savons que la vie a une signification et un but et nous savons que tous les êtres humains sont créés à l’image de Dieu et que, par conséquent, ils ont beaucoup de valeur et de signification. Dieu nous a créés pour avoir une relation avec nous, nous aimer et déverser Ses bénédictions sur nous, afin que nous L’aimions en retour.

D’un autre côté, si vous rejetez Dieu en Le remplaçant par une autre croyance basée sur la chance et le hasard, la notion de bien et de mal n’aura plus de fondement. Les règles deviennent ce que vous voulez qu’elles soient. Il n’y a aucun principe auquel on doit adhérer. Les gens dictent leurs propres règles.

Il faut comprendre que notre vue globale est inévitablement affectée par ce que nous croyons concernant nos origines et notre destinée.

A mesure que le fondement de la création est miné, les institutions de piété commencent à s’effondrer. Par ailleurs, quand les fondements de l’évolution demeurent fermes, les structures bâties sur ce fondement-là — l’anarchie, l’homosexualité, l’avortement, etc. - augmentent de manière logique. Nous devons comprendre ce rapport.

Bien des chrétiens reconnaissent la dégénérescence qui a eu lieu dans la société. Ils voient l’effondrement de l’éthique chrétienne et l’augmentation des philosophies anti-Dieu. Ils sont aussi très conscients de la progression de l’anarchie, de l’homosexualité, de la pornographie et de l’avortement (et les autres fruits d’une philosophie humaniste) mais ils ne connaissent pas la cause de cette dérive. La raison de leur dilemme est qu’ils ne comprennent pas la nature fondamentale de la bataille. Tout est basé sur le conflit entre la création et l’évolution.

Si vous trouvez difficile de croire que l’évolution est liée aux problèmes cités plus haut, un peu de recherche historique en démontrera clairement le rapport. En fait, je n’ai pas rencontré un seul évolutionniste bien informé qui ait été en désaccord avec moi sur la relation entre l’évolution et ces questions morales. Il ne dirait pas que ces phénomènes sociaux devraient arriver mais il affirmerait que c’est ainsi que les gens ont appliqué l’évolution à leurs moeurs. Comprenez-moi bien. Des philosophies iniques et anti-Dieu ont existé bien avant la théorie de Darwin. Les gens avortaient de leurs bébés bien avant que Darwin ait diffusé sa conception de l’évolution. Cependant, la conception des gens concernant leur origine affecte beaucoup leur philosophie de vie. Lorsque les gens rejettent le Dieu de la création, cela affecte leur façon de se voir eux-mêmes, les autres, et le monde dans lequel ils vivent.

Dans les pays occidentaux en particulier où l’éthique chrétienne dominait, la théorie de l’évolution darwinienne a fourni une justification de ne pas croire en Dieu et, ainsi, de faire des choses qu’un chrétien estimerait mauvaises. Comme l’a dit un scientifique non-chrétien dans une interview télévisée : “L’évolution darwinienne a rendu l’athéisme respectable. ”

Nous allons maintenant considérer un certain nombre de domaines où l’évolution a été utilisée pour justifier certaines attitudes et actions. Cela ne signifie pas que l’évolution darwinienne soit la cause de ces attitudes ou actions mais qu’elle a été employée par ces personnes pour justifier leur conduite et lui donner une certaine légitimité aux yeux des autres. Ces sujets sont couverts avec plus de détails et documentés dans l’ouvrage du Dr. Henry Morris “La création et le chrétien moderne”.

  1. Le nazisme et l’évolution

    On a beaucoup écrit sur l’un des fils les plus infâmes du Fascisme, Adolphe Hitler. Sa persécution des Juifs peut être attribuée, au moins en partie, à sa croyance dans l’évolution. P. Hoffmann, dans son livre “Hitler’s Personal Security” (La Sécurité Personnelle d’Hitler, Editions Pergamon, 1979 page 264), a dit : “Hitler croyait à la lutte comme un principe darwinien de vie humaine qui incitait des peuples à essayer de dominer tous les autres ; sans cette lutte, ils pourriraient et périraient . . . Même dans sa propre défaite en Avril 1945, Hitler a exprimé sa foi dans la survie du plus fort et a déclaré que les peuples Slaves se sont montrés les plus forts. ”

    Sir Arthur Keith, l’évolutionniste bien connu, explique comment Hitler était simplement logique avec lui-même dans ce qu’il a fait aux Juifs — il appliquait simplement les principes de l’évolution darwinienne. Dans son livre “Évolution et Ethique” (New York, Putnam 1947, p.28) il a écrit : “ Pour voir les mesures évolutionnistes et une moralité tribale appliquées vigoureusement aux affaires d’une grande nation moderne, nous devons nous tourner vers l’Allemagne de 1942. Nous voyons Hitler totalement convaincu que l’évolution produit la seule vraie base d’une politique nationale . . . Les moyens qu’il a adoptés pour assurer le destin de sa race et de son peuple relevaient d’une “boucherie” organisée qui a noyé l’Europe dans le sang . . . Une telle conduite est hautement immorale selon tous les codes d’éthique, pourtant l’Allemagne la justifie : elle est en rapport avec la moralité évolutionniste et tribale. L’Allemagne est retournée vers son passé tribal et a démontré au monde les méthodes évolutionnistes, dévoilant toute leur férocité. ”

  2. Le racisme et l’évolution

    Stephen J. Gould dans la revue “Natural History” (numéro d’avril 1980, page 144) a dit que “La récapitulation (la théorie évolutionniste qui postule que l’embryon qui se développe dans le sein de la mère passe par les étapes de l’évolution, telles que l’étape du poisson, etc. jusqu’à ce qu’il devienne humain) a fourni un argument facile pour fortifier le racisme qui envahissait l’opinion des scientifiques de race blanche. Ces chercheurs sont allés jusqu’à comparer les actions de leurs propres enfants avec le comportment des adultes des races inférieures”. Gould conclut également que le terme “mongolien” est devenu synonyme d’enfants trisomiques car on croyait que la race caucasienne était plus développée mentalement que la race mongolienne. Donc, certains pensaient qu’un enfant mentalement handicapé ou trisomique était le rappel d’une étape précédente du processus de l’évolution. Le paléontologue américain le plus connu de la première moitié du vingtième siècle, Henry Fairfield Osborne, ne fait que mettre de l’huile sur le feu en insinuant que “la génétique de la race noire est encore plus ancienne que celle de la race caucasienne ou mongolienne . . . .Le niveau d’intelligence de l’adulte moyen de la race africaine correspond à celui d’un enfant de onze ans de l’espèce homo sapiens” (Natural History Avril 1980 page 129).

    Beaucoup de pionniers en Australie considéraient l’Aborigène australien moins intelligent que “l’homme blanc” car les Aborigènes n’auraient pas évolué autant que les blancs sur une échelle évolutionniste. En fait, en 1984, le Musée Hobart en Tasmanie (Australie) donnait cette logique comme l’une des raisons pour lesquelles les premiers pionniers blancs ont tué autant d’Aborigènes que possible dans ce territoire. En 1924, le “New York Tribune” (dimanche, 10 février) a imprimé un grand article pour informer ses lecteurs que le chaînon manquant avait été trouvé en Australie. Ce chaînon manquant était, évidemment, les Aborigènes de l’Etat de Tasmanie.

    Ce qui paraît incroyable c’est que nous vivons dans une société qui prône l’éradication de la notion de racisme. Et pourtant, nous sommes conditionnés à adopter ces attitudes racistes par notre système d’instruction et toute la base fondamentale du racisme domine la pensée des gens.

    C’était la vue évolutionniste qui a convaincu les anthropologues de l’existence de différentes races d’êtres humains à divers niveaux sur l’échelle évolutionniste. Cela les a portés à croire qu’il y avait divers niveaux d’intelligence et de capacité. C’est l’optique chrétienne qui enseigne qu’il y a une seule race (dans le sens que nous sommes tous descendants des deux premiers êtres humains et, donc, il n’y a pas de groupes plus ou moins évolués) et que toutes les personnes sont égales.

    Dans une école, un enseignant expliquait à ses élèves que, si des créatures ressemblant aux gorilles évoluaient en êtres humains, nous devrions voir ce processus en marche aujourd’hui. Quelques-uns des élèves lui ont répondu qu’en effet, cela se passait de nos jours, car certains aborigènes étaient encore primitifs et, par conséquent, en cours d’évolution. Il est regrettable que, par cet enseignement, aux yeux de certains enfants, les Aborigènes aient été relégués à un statut inférieur à celui d’un être humain.

  3. La drogue et l’évolution

    La plupart des gens ne songeraient jamais établir une relation entre la théorie de l’évolution et l’usage de la drogue. Cependant, le témoignage ci-dessous, d’un homme habitant l’Australie Occidentale, démontre clairement cette relation.

    “A l’école, la théorie de l’évolution était enseignée d’une telle manière qu’aucun de nous n’a jamais douté que ce ne fût pas un fait scientifique. L’école était censée être chrétienne mais le récit biblique de la création était présenté comme un genre de fiction romantique qui n’était pas écrit dans le but de communiquer des vérités littérales sur Dieu, l’homme ou le cosmos. Par conséquent, j’ai cru que la Bible n’était pas scientifique et n’avait que peu ou pas d’utilité.

    Cela ne m’avait jamais frappé l’esprit que l’évolution n’était qu’une hypothèse, - un concept fabriqué dans la tête de quelqu’un — et je regrette de dire que je n’étais pas suffisamment intéressé pour aller vérifier les dires par moi-même. J’ai supposé que des gens compétents avaient déjà vérifié tout cela.

    Après avoir quitté l’école, j’ai commencé à mettre en pratique les idées reçues et les présuppositions que j’avais amassées au cours de mon enfance. Ma croyance, naïve, en l’évolution avait trois conséquences pratiques.

  1. Cela m’a fortement obligé à prendre de la drogue comme ultime source de réconfort et de créativité.

  2. Cela m’a amené à la conclusion que Dieu, s’Il existait, était un personnage très distant et impersonnel, séparé de l’humanité.

  3. Cela m’a amené à abandonner, de plus en plus, les valeurs morales qu’on m’avait enseignées dans ma famille car, lorsque l’homme est vu comme un produit arbitraire du Temps + la Matière + la Chance, il n’y a aucune raison logique de traiter les hommes et les femmes comme étant dignes de respect, parce qu’en principe, ils ne sont pas différents des animaux, des arbres et des rochers desquels, selon la théorie, ils tirent leurs origines.

    Je veux juste insister sur un point: J’ai placé ma confiance dans la drogue parce que j’étais convaincu que l’évolution était une certitude. Après avoir quitté l’école, j’étais devenu de plus en plus dépendant de la drogue. Prendre de la drogue semblait être sensé car, son principe était en accord avec ce qu’on m’avait enseigné concernant l’origine et la nature de l’homme : “De réactions chimiques tu es venu, et vers les réactions chimiques tu retourneras”. Et j’y allais tout droit.

    Ma foi dans la drogue, comme source de réconfort et de créativité, était presque totale, même après dix années de dévastation totale, au cours desquelles mon emploi, ma personnalité et mes relations étaient en lambeaux. Même après être venu à Christ, j’ai continué à utiliser la drogue ou, du moins, j’y étais très attiré, jusqu’au moment où plusieurs chrétiens m’ont montré la vérité concernant la nature de l’homme, son origine et sa destinée, telles qu’elles sont racontées dans la Genèse. C’était seulement au moment où j’ai perçu ces vérités-là que mon amour secret de la drogue a été entièrement et volontairement abandonné. Maintenant, je sais que mon espoir est dans la personne de Jésus-Christ et en Lui seul. Ce n’est plus une platitude mais une réalité vivante. Je suis libre et c’est la vérité qui m’a libéré — libre même de tout désir pour la drogue, libre de la foi que j’avais autrefois dans les substances chimiques, le résultat d’avoir cru le mensonge de l’évolution. Je fais appel aux parents et aux enseignants afin qu’ils examinent à nouveau l’évidence comme je l’ai fait moi-même.”

  4. L’avortement et l’évolution

    Beaucoup se souviendront de l’enseignement reçu à l’école qu’à mesure qu’un embryon se développe dans le sein maternel, il passe par un stade de poisson avec des branchies, et par d’autres stades évolutionnistes jusqu’à ce qu’il devienne humain. En d’autres termes, l’embryon passerait par les stades d’évolution reflétant ses ancêtres et ses origines. Cette théorie de “récapitulation embryonnaire” a été proposée par un homme nommé Ernst Haeckel. Peu de gens savent que toute cette théorie est une tromperie intentionnelle. Je cite : “Mais il demeure vrai qu’en essayant de prouver son point, Haeckel a eu recours à une série de distortions malhonnêtes en dessinant ses illustrations. Les appeler malhonnêtes n’est pas un terme trop sévère, puisque Haeckel fait mention du lieu où il s’est procuré certaines de ses gravures, sans mentionner les altérations qu’il y a introduites.” (Annuaire de la Société de la Recherche sur la Création, Volume 6 Numéro 1, Juin 1969, page 28).

    Par la suite, Ernst Haeckel a admis cette fraude mais il est déplorable que cette théorie soit encore enseignée dans beaucoup d’universités, de facultés et d’écoles à travers le monde. Bien sûr, les évolutionnistes qui suivent les dernières recherches savent que cette vue est fausse et évitent de l’enseigner dans leurs salles de classe. Cependant, dans la plupart des textes scolaires et manuels de lecture les plus répandus sur le sujet, cette théorie est toujours promulguée sous des formes diverses, souvent avec beaucoup de subtilité.

    A mesure que les gens acceptaient l’idée que l’enfant se développant dans le sein de sa mère était juste un animal qui reflétait ses origines évolutionnistes, ils avaient de moins en moins de réserves à le détruire. Avec la diffusion des idées évolutionnistes, il devenait plus facile d’accepter le principe de l’avortement. En fait, certaines cliniques d’avortement en Amérique expliquent à leurs clientes que ce qui sera avorté est juste un embryon au stade évolutionniste de poisson, et qu’on ne doit pas penser à l’embryon comme au stade d’un être humain. On leur enseigne des mensonges ignobles.

    Permettez-moi de nouveau de dire ici que l’avortement existait avant que Darwin n’ait diffusé sa théorie sur l’évolution. Cependant, sa théorie a servi à banaliser l’avortement, d’où l’augmentation considérable du nombre d’avortements de nos jours.

  5. Les affaires et l’évolution

    Dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle, une philosophie très répandue, le “Darwinisme social”, a dominé la pensée de beaucoup des plus éminents hommes d’affaires de cette époque-là. Ils croyaient que, du fait que l’évolution était vraie dans le domaine biologique, les mêmes méthodes pouvaient s’appliquer au domaine des affaires: la survie du plus fort, l’élimination des plus faibles et aucun amour pour le pauvre.

    En 1985, l’une des grandes banques d’Australie , la Banque Nationale Australienne (National Australian Bank), dans un magazine commémorant sa fusion avec une autre banque, utilisait les principes darwiniens de la survie du plus fort pour justifier sa fusion. Il y a bien d’autres exemples dans les biographies d’hommes d’affaires connus qui ont accepté l’évolution et qui l’ont appliquée au monde des affaires.

  6. Le chauvinisme masculin et l’évolution

    Beaucoup de gens essaient de blâmer le christianisme pour l’attitude chauviniste de bien des hommes dans notre société. Ils disent que la Bible enseigne que les hommes sont supérieurs aux femmes et que la femme n’est pas égale à l’homme. Evidemment, ceci n’est pas vrai. La Bible enseigne que les hommes et les femmes sont égaux mais qu’ils ont des rôles différents à cause de la manière dont Dieu les a créés et à cause de leurs réactions différentes à la tentation du serpent (I Timothée 2:12-14). Dans la revue “New Scientist” (Le Nouveau Scientifique) (Volume 100 Décembre 22-29, 1983 p. 887) Eveleen Richards affirme : “A une époque quand les femmes commençaient à demander le droit de vote, l’accès à une instruction supérieure, et leur entrée dans des professions de la classe moyenne, il était réconfortant de savoir que les femmes ne pouvaient jamais gagner dans la course contre les hommes; le nouveau darwinisme le garantissait scientifiquement.” Plus loin dans cet article, elle poursuit, “ . . . Une reconstruction évolutionniste centrée sur le mâle chasseur, aggressif et territorial relègue la femelle à une domesticité soumise et à la périphérie du processus évolutionniste.” En d’autres termes, certains ont évoqué l’évolution darwinienne pour prouver l’infériorité des femmes. Cependant, il y a des gens dans le mouvement féministe aujourd’hui qui utilisent l’évolution pour tenter de prouver la supériorité des femmes. Il y en a même qui emploient l’évolution pour justifier les droits des enfants. Lorsqu’on y songe, toute théorie qui tente de justifier la suprématie de l’homme ou de la femme ne justifie en fait aucun d’eux.

    Les femmes chrétiennes doivent se rendre compte que le mouvement féministe radical est influencé par une philosophie évolutionniste. Elles ne doivent pas être séduites par un tel mouvement anti-Dieu.

  7. On pourrait écrire un livre entier sur la justification de bien des maux que nous voyons de nos jours basée sur l’acceptation de la philosophie évolutionniste. Mais, à ce stade de la discussion, les gens commencent à me demander : “Blâmez-vous donc l’évolution pour tous les maux de notre société?” Je leur réponds, “Oui et non”. Non — parce que ce n’est pas la théorie qui est à blâmer mais le rejet de Dieu comme créateur. Lorsque les gens rejettent le Dieu de la création, avec Ses règles, ils abandonnent une éthique chrétienne et acceptent des points de vue qui s’accordent avec leurs propres opinions. Et pourtant oui — parce que, dans la réalité, beaucoup de gens justifient leur rejet du Dieu de la création par la vue soi-disant “scientifique” de l’évolution. L’évolution est la justification principale de nos jours pour rejeter la croyance de la création divine.

    La gravure qui suit est ma préférée et résume de manière frappante la thèse de ce livre.

    A gauche, nous voyons le fondement de l’évolution. Le château bâti dessus est intitulé “Humanisme”. L’association avec la structure humaniste est le sujet de notre discussion. A droite, nous voyons le fondement de la création et, bâti dessus, le château intitulé “Christianisme”. A mesure qu’une partie de ce fondement commence à s’effriter, la structure commence à s’effondrer. Cependant, sur la structure chrétienne, les canons sont pointés soit les uns vers les autres, soit nulle part, soit sur les sujets de l’humanisme mais aucun ne vise le fondement appelé l’évolution.

    Les chrétiens livrent une guerre mais ils ne savent pas où la livrer, ni comment viser l’ennemi. Voici le vrai problème. Si nous voulons voir s’effondrer la structure de l’humanisme (ce que voudra tout chrétien qui réfléchit), nous devons alors tourner nos canons et viser le fondement de l’évolution. Ce n’est que lorsque ce fondement sera détruit que la structure s’effondrera.

    Vous remarquerez que l’un des canons tire sur les sujets de l’humanisme représentés par les ballons. Voici un autre aspect que les chrétiens doivent considérer attentivement. Beaucoup sont d’accord pour combattre les fléaux tels que l’avortement, l’immoralité, la pornographie, etc. Mais si nous attaquons uniquement au niveau de ces sujets et non pas la motivation qui les rend populaires, nous ne réussirons pas.

    On pourrait déclarer l’avortement comme illégal. Mais c’est la théorie de l’évolution qui a rendu l’avortement acceptable à la société. Donc, il faudrait attaquer et détruire la crédibilité de l’évolution dans les esprits, sinon la génération suivante sera encore plus conditionnée par l’évolution et légalisera l’avortement à nouveau. Si l’église veut réussir à changer les attitudes de la société envers l’avortement, la pornographie et l’homosexualité, elle devra combattre au niveau du fondement de ces questions. Le fondement de l’évolution doit être détruit et le fondement de la création doit être remis à sa juste place.

    Cher lecteur, une guerre fait rage. Nous sommes les soldats du Roi. C’est notre responsabilité d’être sur le terrain pour combattre pour le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Mais employons-nous les armes appropriées? Combattons-nous sur les fronts essentiels? Malheureusement, beaucoup de chrétiens adoptent une stratégie ridicule. Ils ne combattent pas sur le front exposé. Ils ne combattent pas dans le vrai champ de bataille. Ils n’ont aucun espoir de gagner. Quand, les chrétiens du monde entier, se rendront-ils compte que nous avons besoin de pointer nos armes dans une nouvelle direction afin de combattre, de manière active et aggressive, la question de la théorie de l’évolution en restaurant le fondement de la création?

    Dans nos pays occidentaux, la plupart des églises font un compromis avec l’évolution. Beaucoup de facultés bibliques et de séminaires de théologie enseignent que la question création/évolution n’a pas trop d’importance ; vous pouvez croire à la fois à l’évolution et à la Bible parce que vous n’avez aucune obligation de prendre le récit de la Genèse littéralement. Cette position de compromis aide à détruire la structure qu’ils disent vouloir garder dans la société — celle du christianisme. Le dixième chapitre lance un défi à tous ceux qui sont impliqués dans le pastorat ou dans l’enseignement de nos églises : prenons position pour le Dieu de la création et opposons-nous aux philosophies anti-Dieu qui détruisent nos nations.

Chapitre 9
Evangélisation dans un monde païen

Une guerre fait rage dans notre société — une vraie bataille. La guerre confronte le christianisme à l’humanisme mais nous devons nous réveiller pour nous rendre compte que c’est une lutte, au fond, entre le récit de la création et la théorie de l’évolution.

Ceci étant établi, il nous faut cependant nous souvenir que nos ennemis ne sont pas les humanistes ou les évolutionnistes eux-mêmes mais les puissances des ténèbres qui les ont séduits. Nous devons faire preuve d’une attitude non-aggressive envers les humanistes et les évolutionnistes, afin qu’ils voient en nous le fruit de l’Esprit — dans tout ce que nous disons, écrivons et faisons.

Lorsque les chrétiens comprennent la nature fondamentale de la bataille, ils comprennent bien mieux les raisons qui se cachent derrière les phénomènes de société. Ils parviennent également à mieux comprendre la société, ce qui leur permet de combattre sa philosophie anti-chrétienne d’autant plus efficacement.

Il n’y a pas si longtemps, le récit biblique de la création était à la base de notre société. La création était enseignée dans les universités et dans le système scolaire. Les gens envoyaient automatiquement leurs enfants à l’école du dimanche ou à d’autres réunions religieuses, pour qu’ils apprennent les principes absolus du christianisme. Même les non-chrétiens, dans leur ensemble, respectaient et obéissaient à ces lois basées sur la Bible. Les déviations sexuelles de tous ordres étaient sévèrement réprimées. Dans la plupart des cas, l’avortement était considéré comme un meurtre.

Que s’est-il donc passé ? Charles Darwin a fait pénétrer dans les esprits la théorie de l’évolution. (Il y a toujours eu des vues évolutionnistes pour s’opposer au récit authentique de la création. L’évolution n’a pas commencé avec Darwin; il en a simplement fait connaître une version partielle.) L’évolution était élevée au rang de science mais ce n’est pas une science — c’est un système de croyances concernant le passé. L’Eglise était prise à contre-pied car elle ne savait pas répondre à cette situation. Du fait que la plupart des gens ne comprenaient pas la vraie nature de la science, ils croyaient que l’évolution darwinienne était de la science. C’est ainsi que cette vue des origines commença à se répandre dans notre société.

L’évolution athée est un système de croyances niant l’existence de Dieu. Nous sommes le résultat du hasard. Nous n’appartenons à personne sauf à nous-mêmes. Les non-chrétiens acceptent facilement ce point de vue car la Bible dit que les hommes aiment les ténèbres plus que la lumière car leurs oeuvres sont mauvaises (Jean 3 :19).

Comme nous l’avons écrit dans le chapitre précédent, l’affrontement que nous voyons dans notre société à l’heure actuelle se fait entre la religion du christianisme, basée sur la création ( et donc des principes absolus) et la religion de l’humanisme avec sa base évolutionniste et sa moralité relative qui affirme que l’on peut faire n’importe quoi. Que pouvons-nous dire? Nous devons prêcher l’Evangile. Ceci signifie annoncer tout le conseil de Dieu pour s’assurer que Jésus-Christ reçoit la gloire qui Lui est due. Mais qu’est-ce que l’Evangile ? Beaucoup n’en comprennent pas toute la substance. Cet Evangile comprend donc :

  1. Les enseignements de base : Jésus-Christ est le créateur de l’homme; ce dernier se rebella contre Dieu et le péché entra dans le monde; Dieu plaça sur l’homme la malédiction de la mort.
  2. La puissance de l’Evangile et ce qui est central à l’Evangile : Jésus-Christ, le créateur, vint et souffrit la même malédiction de la mort sur une croix, avant de ressusciter d’entre les morts (ce qui démontre sa victoire sur la mort) ; tous ceux qui s’approchent de Lui en se repentant de leur péché (la rébellion) peuvent retrouver la parfaite relation d’amour avec Dieu, perdue dans le jardin d’Eden.
  3. L’espérance de l’Evangile : toute la création souffre les effets du péché et l’univers perd son énergie peu à peu ; toutes choses seront restaurées (la consommation de toutes choses) lorsque Jésus-Christ reviendra pour compléter son oeuvre de rédemption et de réconciliation (Colossiens 1; II Pierre 3).

Beaucoup de gens emploient I Corinthiens 15 pour définir l’Evangile. Ils disent que ces versets ne parlent que de la crucifixion et de la résurrection de Christ. Cependant, dans les vv. 12-14, Paul écrit : “Or, si l’on prêche que Christ est ressuscité des morts, pourquoi quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? S’il n’y a point de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine.” Autrement dit, Paul parle à ceux qui ne croient pas à la résurrection. Mais notez maintenant le raisonnement suivi par Paul. Au verset 21, il fait référence au livre de la Genèse pour expliquer l’origine du péché. “Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts.” Il donne ici la raison fondamentale pour laquelle Jésus-Christ est venu mourir sur la croix. Il est important de se rendre compte que l’Evangile englobe la création et l’entrée du péché dans les premiers êtres humains aussi bien que les autres éléments définis plus haut. Par conséquent, prêcher l’Evangile, sans dire que Christ est le créateur et sans préciser à quel moment a eu lieu l’entrée du péché et de la mort, c’est annoncer un Evangile sans fondement. Prêcher un Evangile sans le message de Christ dans Sa crucifixion et Sa résurrection c’est annoncer un Evangile sans puissance. Prêcher un Evangile sans le message du royaume à venir c’est annoncer un Evangile sans espérance. Tous ces aspects constituent l’Evangile. Pour comprendre correctement le message de l’Evangile, nous devons en comprendre tous les aspects.

Méthodes d’évangélisation

Beaucoup de chrétiens estiment qu’il suffit de prêcher la mort de Christ pour nos péchés, le besoin de la repentance et l’acceptation de Christ comme Sauveur, laissant la suite aux soins de l’Esprit Saint. Cependant, il est évident que les évangélistes de l’Eglise primitive présentaient l’Evangile de différentes manières, selon les auditeurs qui se trouvaient devant eux. Les exemples abondent dans l’Evangile selon Jean et dans les Actes des Apôtres.

  • Jean 4 — Jésus utilisa l’approche de “l’eau vive” au puits.
  • Actes 2 — Pierre prit comme point de départ les phénomènes qui ont eu lieu le jour de la Pentecôte.
  • Actes 3 — Pierre employa la guérison de l’homme infirme pour parler de la puissance de Dieu.
  • Actes 7 — Etienne donna une leçon d’histoire au Sanhédrin.
  • Actes 13 — Paul prêcha dans la synagogue que Jésus était le Christ.
  • Actes 14 et 17 — Paul annonça le Dieu créateur aux Gentils.

Sur tous les continents, le Seigneur a suscité des organisations dont le ministère est d’expliquer le créationnisme biblique afin de fournir cet outil nécessaire à l’évangélisation de notre société. Le Seigneur nous a donné un outil d’une puissance phénoménale qui doit être employé aujourd’hui — l’évangélisation créationniste. Nous croyons que la raison principale pour laquelle l’Eglise est relativement inefficace résulte d’une évangélisation mal adaptée. L’Eglise proclame le message du Christ et de la croix mais elle n’est pas aussi efficace qu’elle l’a été. Nous lisons aussi dans le Nouveau Testament (I Corinthiens 1 :23) que la prédication de la croix était une folie pour les païens (Grecs) mais seulement une pierre d’achoppement pour les Juifs. Nous devons apprendre une leçon du Nouveau Testament. En Actes 14 et 17, deux approches spécifiques nous sont données pour les Grecs. C’est une autre méthode que celle qui était utilisée pour les Juifs. Lorsque Paul alla chez les Grecs, il ne commença pas par prêcher Jésus-Christ et la croix. Il commença par leur parler du vrai Dieu, qui est le Créateur, avant d’aborder l’Evangile de Jésus-Christ. Les Grecs croyaient en une forme d’évolution et, à leurs yeux, il n’existait aucun Dieu créateur qui ait de l’autorité sur eux.

Il n’y a que deux points de vue concernant la question des origines : la vue évolutionniste et la vue créationniste. Si l’on ne croit pas à un Etre Infini qui a tout créé, il ne nous reste plus qu’à croire à une forme d’évolution.

En y réfléchissant, nous pouvons comprendre pourquoi Paul devait approcher les Grecs sur la base de la création. Ne croyant pas en un Dieu créateur mais à une forme d’évolution, les Grecs avaient une fausse base et donc des pensées erronées concernant ce monde. Par conséquent, la prédication de la croix était une pure folie. Paul s’est rendu compte qu’avant de proclamer Jésus-Christ, il devait poser la base sur laquelle il pourrait bâtir le reste de l’Evangile. Donc, il a établi la création comme fondement et, à partir de là, Il a prêché le message de Jésus-Christ.

Lorsqu’il s’adressait aux Juifs, ce n’était pas avec le message de la création mais directement avec le message de Christ et de la croix. Les Juifs avaient déjà le bon fondement, car ils croyaient au Dieu créateur. Leurs points de repère étaient déjà en place. Malgré cela, beaucoup refusaient d’accepter l’identité de Jésus.

De nos jours, il faut que l’Eglise se rende compte qu’elle se situe au sein d’une société qui, dans sa manière de penser, est plutôt “grecque” que “juive”. En réalité, même l’Eglise est davantage grecque que juive. Par le passé, le récit de la création étant une évidence dans la société, les gens étaient moins ignorants en ce qui concernait la doctrine chrétienne. En revanche, l’homme du vingt et unième siècle connaît très peu ces choses. Pour nos contemporains, l’évolution constitue l’une des plus grandes barrières à la réception de l’Evangile de Jésus-Christ. Nous avons reçu maintes lettres de gens qui disaient qu’ils n’écouteraient pas la présentation du christianisme parce qu’ils estimaient que l’évolution l’avait discrédité.

Songeons qu’il y a des générations entières d’étudiants qui passent par un système d’instruction qui ne leur donne aucune notion biblique. Ils n’ont jamais entendu parler de la création, du déluge de Noé ou du message de la croix. Il est difficile de croire qu’il y a littéralement des millions de personnes dans notre société occidentale qui n’ont pas cet arrière-plan mais cela devient de plus en plus évident.

Lorsque je travaillais au siège de la Fondation pour la Science de la Création à Brisbane en Australie, nous avions téléphoné à un fleuriste pour commander un bouquet pour l’une de mes secrétaires afin de lui remonter le moral. Nous avons dicté un message à inscrire sur la carte par une jeune employée chez le fleuriste. Nous l’avons même répété trois fois très clairement “John 14 verse 27” en anglais (Jean 14 verset 27). Lorsque le bouquet est arrivé, on pouvait lire sur la carte les mots suivants manuscrits : “John 14 birth 27” (Jean 14 naissance 27). Cette jeune femme n’avait aucune compréhension de la Bible ou du christianisme et donc, n’avait aucune idée de ce que pouvait signifier un tel message. Ma secrétaire a pu déchiffrer l’inscription assez facilement, du fait qu’elle connaissait le verset, et elle fut amusée par la présentation inhabituelle. Cette anecdote aussi triste qu’humoristique est un exemple de ce que devient la génération présente en ce qui concerne la Bible.

Les exemples se multiplient pour montrer qu’avant de proclamer efficacement le message de Christ, nous devons établir le fondement de la création sur lequel nous pourrons baser le reste de l’Evangile.

Permettez-moi d’insister sur ce point. La doctrine de la croix, quoique regardée comme absurde et sans puissance par les non-chrétiens, a plus de puissance et de sagesse que tout ce que l’homme a pu produire. La prédication de cette doctrine est le grand moyen du salut. A cet enseignement, tout autre complément est, soit préparatoire, soit subordonné. La doctrine de Christ crucifié produit des effets que seule la puissance divine peut accomplir. Par conséquent, lorsque je dis que nous devons commencer à partir du fondement de la création, je ne diminue en rien le message de la croix. Ce que j’essaie de démontrer c’est qu’il faut suivre une méthode d’approche spécifique lorsque vous présentez le message de l’Evangile à certaines personnes. Leurs croyances peuvent constituer des barrières, les empêchant même d’écouter votre présentation de la croix.

Nous devrions peut-être revoir la méthode, répandue dans nos milieux chrétiens, qui consiste à donner des exemplaires du Nouveau Testament, des Psaumes et des Proverbes. Si nous dirigions nos interlocuteurs vers Genèse 1 à 11, aussi bien que vers des textes du Nouveau Testament, nous leur donnerions la base pour la présentation de l’Evangile, ainsi que l’a fait Paul en Actes 14 et 17. Nous croyons que ces textes seraient plus efficaces dans la vie de ceux qui les liraient — ils seraient plus disposés à accepter toute la Parole de Dieu comme véridique et inerrante.

La barrière de l’évolution peut être vue aussi dans les pays musulmans. Un jour, je parlais avec un chrétien égyptien qui me disait que l’Islam est une religion basée sur la création mais que l’enseignement de l’évolution, dans les écoles publiques en Egypte, a eu pour effet le rejet total de cette religion par beaucoup de jeunes gens. Il est intéressant de noter qu’une autre religion basée sur la création a les mêmes problèmes avec l’évolution. Il devrait être encore plus évident pour les chrétiens que l’évolution constitue une barrière empêchant les gens de croire en un Dieu créateur.

J’ai vu ce problème dans les écoles publiques. Les élèves tenaient souvent les propos suivants : “Monsieur, comment pouvez-vous croire que la Bible est digne de confiance quand elle dit que Dieu a créé Adam et Eve ? Nous savons que ceci a été invalidé par la science.” Je crois que l’évolution est l’une des plus grandes barrières empêchant les gens de recevoir l’Evangile de Jésus-Christ. Beaucoup de gens, qui n’auraient jamais considéré l’Evangile auparavant, sont venus pour écouter le message du christianisme, une fois ces barrières enlevées.

Par exemple, un lycéen nous a écrit : “Je remercie Dieu pour la visite du scientifique créationniste dans notre lycée. Les renseignements étaient à jour, appropriés et ont provoqué beaucoup de discussions. Après le séminaire, plusieurs élèves ont dit qu’ils croyaient ce qui avait été enseigné. Ils ont ressenti que l’orateur avaient des arguments bien plus crédibles par rapport aux origines que la plupart des arguments qu’ils avaient entendus en classe. Sans la visite de votre organisme, beaucoup auraient considéré le mensonge qu’est l’évolution comme une vérité. Beaucoup d’élèves, qui croyaient autrefois en l’évolution, croient maintenant au récit de la Genèse, grâce à votre groupe. La Science Créationniste a un grand champ de mission devant elle et un grand rôle à jouer dans les écoles. C’est maintenant aux individus comme moi d’être fidèles au message qu’ils apportent et d’étendre ainsi le travail commencé.”

Cet élève a écrit également que, suite à la visite, d’autres élèves qui, précédemment, s’étaient moqués de lui parce qu’il était chrétien, désiraient se renseigner davantage sur le Créateur. Ce témoignage s’est répété de très nombreuses fois au cours de mes années dans le ministère d’évangélisation créationniste.

Si le peuple de Dieu ne saisit pas l’outil de l’évangélisation créationniste pour agir, nous souffrirons des conséquences d’une méthode inefficace dans la proclamation de la vérité. Voici pourquoi le mouvement créationniste est si important de nos jours. Il traite du fondement sur lequel le christianisme est bâti, lequel fondement a été littéralement bani de notre société.

A mesure que ce message est proclamé à travers l’Australie, les Etats-Unis et d’autres pays du monde, nous voyons les gens en saisir les concepts et les publications et lancer la discussion sur la création avec leurs amis et leurs connaissances. Lorsqu’ils sont confrontés à ce sujet, ces derniers se montrent ouverts à l’Evangile tandis, qu’auparavant, ils se moquaient lorsque le sujet de Christ était abordé. Par la grâce de Dieu, l’évangélisation créationniste marche !

Lorsque les nouveaux convertis entrent dans une église, ils devraient être dirigés dans une étude du livre de la Genèse. Ils apprendraient exactement en quoi consiste le christianisme et les bases de toute la doctrine chrétienne. Il y a quelques résultats lorsque l’on prêche simplement le Christ et la croix dans la société d’aujourd’hui, du fait qu’il subsiste encore une base créationniste pour ce message. Mais, ce reste disparaît très rapidement et donc, la réponse est bien moins percutante aujourd’hui qu’autrefois. Il est temps de nous réveiller et d’employer les outils que le Seigneur a pourvus afin d’évangéliser une société qui est devenue semblable à celle des anciens Grecs. Il est temps de restaurer les fondements du christianisme.

Un bon exemple de l’évangélisation créationniste à l’oeuvre peut être résumé par la lettre de ce jeune universitaire : “J’aimerais vous remercier pour votre souci d’aider les gens à comprendre qu’en réalité, Jésus a créé ce monde. Je voudrais partager un témoignage. Je prie qu’il vous encourage dans votre lutte contre l’évolution.

Pendant soixante-cinq ans, mon père, un athée endurci, démolissait toujours les croyances en Dieu et surtout la création du monde. Papa trouvait la Bible illogique ; un livre pour les simples d’esprit. “Comment pouvait-elle contenir la moindre vérité?” Papa supposait que l’évolution était le seul moyen scientifique possible qui expliquait la formation de la terre.

Ressentant cette attaque spirituelle, ma mère, une croyante fidèle, a prié pendant vingt ans pour que l’esprit de Papa s’ouvre à la vérité et que cette conception soit brisée. A l’âge de dix-huit ans, après trois ans de conversion, j’ai décidé de me rendre à un séminaire de science créationniste. Inutile de vous dire à quel point j’étais impressionné par ces chrétiens bibliques qui présentaient des vérités scientifiques au sujet de la création. Cela a fortifié ma foi dans la Parole de Dieu et j’étais ravi d’apprendre que je pouvais prendre une position scientifique pour expliquer comment Dieu avait créé le monde.

Au stand librairie du séminaire, j’ai acheté plusieurs livres et magazines. L’un des titres m’a sauté aux yeux “Bone of Contention” (Os de Dispute). J’aimais tellement lire ce magazine que j’ai encouragé Papa à le lire. Sceptique, il le prit et commença à le lire. Je fus surpris de l’entendre dire que cela le faisait vraiment réfléchir. Voyant cette ouverture, j’ai commencé à lui donner les autres livres que j’avais achetés.

Quelques semaines plus tard, mon père disait qu’il ne savait pas qu’il y avait tant de “trous” dans la théorie évolutionniste. Il disait qu’il devait y avoir un Etre Tout-puissant qui avait créé le monde. Chaque jour, Jésus commençait à compléter le puzzle dans l’esprit de Papa concernant la création et les droits de Christ sur sa vie. Quelques semaines plus tard, un évangéliste vint à notre église. Ce même soir, mon père décida d’assister à la réunion. L’évangéliste a traité le sujet de la création face à l’évolution! Ceci était tombé à pic! Ce soir-là, mon père a accepté Jésus-Christ dans son coeur comme son Sauveur personnel ! Je loue Dieu de ce qu’Il peut prendre une âme perdue de la route de l’enfer et la placer sur le sentier de la vie, simplement par la compréhension de la manière dont Dieu a créé le monde !

Merci aux scientifiques créationnistes d’enseigner le créationnisme aux gens. Je veux vous encourager dans votre combat contre Satan. Le Seigneur fait des choses merveilleuses en réponse à votre effort.”

Le Seigneur ne nous a pas appelés seulement à détruire la barrière de l’évolution, mais aussi à restaurer le fondement de l’Evangile dans notre société. Si les églises se servaient de l’outil de l’évangélisation créationniste pour confronter la société, elles pourraient arrêter le flot de la philosophie humaniste, qui rend les nations plus païennes chaque jour.

Dans le numéro du jeudi, 15 avril 1982 du journal chrétien australien “New Life” (Vie Nouvelle), Josef Ton, autrefois le pasteur de la plus grande église baptiste de la Roumanie, actuellement en exil aux Etats-Unis a déclaré : “Je suis arrivé à la conclusion qu’il y a deux facteurs qui ont détruit le christianisme en Europe Occidentale. L’un d’eux est la théorie de l’évolution, et l’autre est la théologie libérale . . . .la théologie libérale est tout simplement l’évolution appliquée à la Bible et à notre foi.”

Considérons aussi ce commentaire dans le livre : “Par leur sang : les martyrs chrétiens du 20ème siècle” (By Their Blood : The Christian Martyrs of the 20th Century) par James et Marti Helfley , pp. 49-50 : “Les nouvelles philosophies et théologies venant de l’occident ont miné la confiance des Chinois dans le christianisme. Une vague de soi-disant missionnaires des principales dénominations protestantes est venue enseigner l’évolution et une vue naturaliste de la Bible. Les facultés méthodistes, presbytériennes, congrégationalistes et baptistes du nord en ont été particulièrement atteintes. Bertrand Russell est arrivé d’Angleterre en proclamant l’athéisme et le socialisme. Les livres destructeurs amenés par ces enseignants ont favorisé l’érosion du christianisme orthodoxe. Les intellectuels chinois instruits par ces missionnaires évangéliques libéraux ont été bien plus perméables aux doctrines du marxisme. L’évolution détruit l’église et la société d’aujourd’hui et les chrétiens ont besoin d’y être sensibilisés.”

Semer et moissonner

Pensons à la parabole du semeur et de la semence (Matt. 13 :3-23). Lorsque la semence est tombée sur un terrain pierreux et épineux, elle ne pouvait pas croître. Nous jetons la semence : l’Evangile. Elle tombe sur le terrain pierreux et épineux de la philosophie évolutionniste. L’Evangile a besoin d’une terre préparée. L’évangélisation créationniste nous permet de préparer le terrain pour que la bonne semence puisse être semée en vue d’une grande moisson. Imanginez ce qui se passerait si nos églises prenaient position pour le créationnisme dans notre société ! L’évangélisation créationniste est l’un des moyens par lequel nous pourrions voir un réveil.

Nous ne suggérons aucunement qu’un réveil véritable puisse être agencé en adoptant des stratégies humaines quelconques. Le réveil est essentiellement l’oeuvre souveraine de Dieu qui déverse Son Esprit. Mais l’histoire de l’Eglise rapporte que le mouvement divin dans ce domaine est en rapport avec la prière fidèle de Son peuple et la prédication de l’Evangile, honorant Dieu et Sa Parole. Notez la nature de “l’Evangile éternel” prêché par l’ange en Apocalypse 14:7 : “Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue et adorez celui qui a fait le ciel, la terre, la mer et les sources d’eau.” Le corps de Christ peut-il s’attendre à un déversement de l’Esprit de Dieu en vue d’un réveil si nous tolérons et si nous faisons des compromis avec un système religieux (évolution) qui a été établi essentiellement pour refuser à Dieu la gloire et l’adoration qui lui sont dues en tant que Créateur, Juge et Rédempteur ?

Le ministère de la science créationniste a permis à beaucoup de gens, qui ne voulaient pas entendre l’Evangile, de se rendre compte que l’évolution n’est pas un fait scientifique prouvé. Ils ont entendu le message de la création et de la rédemption et ils ont donné leur vie à notre Seigneur Jésus-Christ. De nombreux chrétiens ont témoigné que leur foi dans les Ecritures a été restaurée. Au lieu de s’approcher de la Bible avec des doutes, ils savent qu’elle est vraiment la Parole de Dieu. Ils peuvent partager avec leurs voisins et amis les faits du christianisme sans se demander si l’on peut faire confiance à la Bible. Les yeux des chrétiens se sont aussi ouverts au fait que, pour comprendre le christianisme, ils doivent d’abord accepter le livre fondamental qu’est la Genèse.

Après m’avoir entendu prêcher sur ce sujet, le pasteur d’une église a informé cette dernière qu’il ne se rendait pas compte qu’il s’était trompé dans sa manière de combattre la philosophie humaniste. Il avouait n’avoir coupé que “le haut des mauvaises herbes”. Mais les mauvaises herbes repoussaient plus fort et plus haut qu’auparavant. Après avoir écouté le message sur l’évangélisation créationniste, il a compris que cela ne suffisait pas. Il fallait déraciner la plante. Le ministère créationniste est un ministère de labourage: labourer le terrain, enlever la barrière de l’évolution (se débarrasser des mauvaises herbes) et préparer la terre pour recevoir la bonne semence.

Vous trouverez ici les extraits de quelques lettres parmi les milliers qui nous sont déjà parvenues depuis mon engagement dans le ministère créationniste. En les lisant, remarquez la manière dont les vies de ces correspondants ont été affectées. Les lettres parlent d’elles-mêmes.


“Je voudrais vous dire simplement de poursuivre le bon travail. Je ne pourrais jamais assez vous remercier d’avoir amené la science créationniste dans ma vie. Depuis ce jour-là, j’ai le sentiment que vous avez levé un voile épais de devant mes yeux.” M. G.


“Merci de m’avoir conseillé de quelle manière je pouvais encourager le frère dont je vous ai parlé. Il a pris position pour Christ, suite au séminaire de la science créationniste. Je me réjouis de dire que je jouis d’une belle communion spirituelle avec ce dernier, tout en constatant, avec étonnement, la croissance rapide et constante qu’il a expérimentée au cours des mois qui ont suivi votre visite. De nos jours, il est rare d’entendre un message d’une telle importance. Il est approprié au vingt-et-unième siècle, où nous sommes confrontés à une société dont la plupart de nos contemporains ignorent le fondement de ses valeurs. Par conséquent, ils ignorent tout de la direction qu’ils prennent. La philosophie moderne semble dire : “vivons pour l’instant qui passe”. Nous ne voulons pas apprendre comment ont vécu les gens dans le passé et quel était le résultat de leur style de vie. Car lorsque nous regardons le passé, nous voyons la fragilité de la vie et à quel point les gens s’appuyaient sur Dieu. Cette attitude est exclue par la génération actuelle.” M.P.


“J’aimerais vous dire à quel point sont bénéfiques et intéressantes vos publications et cassettes. Elles ont beaucoup contribué à augmenter ma foi en mon Dieu, par la compréhension de Sa Bible, surtout le livre de la Genèse. Je viens d’animer un groupe de femmes dans une étude sur la création face à l’évolution, et j’étais vraiment encouragée par l’intérêt suscité. Je dois confesser qu’il m’est difficile d’être diplomatique, et ne pas crier ma découverte sur tous les toits !” Mme. L.


“ Vous serez peut-être encouragé d’apprendre que, suite à un déjeuner pour hommes où l’on a présenté la Science Créationniste, mon voisin âgé s’est beaucoup intéressé au christianisme, et après plusieurs longues conversations, de réunions d’église et de discussions, il est devenu chrétien. Il a été baptisé l’an dernier et il est maintenant un membre de l’église avide d’apprendre. Sa soif de lire les Ecritures me fait honte, son visage est rayonnant. Il a été totalement transformé !” M.P.


“ J’aimerais partager avec vous une partie de mon témoignage. Il y a presque un an, je me suis confié dans le Seigneur Jésus-Christ comme mon Sauveur personnel, en partie grâce au ministère de la Science Créationniste. Par conséquent, le Seigneur m’a fait sortir d’un système éducatif humaniste, évolutionniste et séculier et m’a conduit vers une faculté chrétienne. Merci infiniment pour votre ministère.” M.H.


“En tant qu’ancien évolutionniste théiste, je me rends compte, grâce au témoignage des publications de la Science Créationniste démontrant la précision historique et littérale du compte rendu de la création tel qu’il se trouve dans la Genèse, que la théorie évolutionniste des origines est une fausseté.” M.D.


“Mon fils, Brendan (âgé de huit ans) avait déjà donné sa vie à notre Sauveur, Jésus. Je sais qu’il ne comprenait pas toute la profondeur de ce qu’il avait fait mais l’expérience était empreinte d’émotion pour lui et il était sincère. Que Dieu me guide dans son éducation future. Je veux remercier votre organisation pour la littérature que j’ai pu me procurer. Elle a fortifié ma foi et je suis persuadé qu’elle facilitera la croissance spirituelle de mon fils. Je ne vous en remercierai jamais assez.” M.N.


“Merci de m’avoir envoyé vos publications. Après en avoir lu plusieurs, j’en ai prêté à un jeune ami, un élève ingénieur en électricité auquel je donne des leçons de mathématiques. Il a trouvé vos documents fascinants. Ceci l’a ouvert à l’Evangile, et il m’a dit qu’il désirait lire la Bible et d’autres ouvrages. J’étais très heureux de pouvoir l’aider. Il désire se tourner vers le Seigneur. Tout ceci découle de vos publications.” M.J.


“Lorsque vous avez parlé à l’Eglise Baptiste sur l’importance de la création — le message était dirigé vers les chrétiens — dans l’auditoire se trouvait un athée endurci auquel on avait témoigné et pour lequel on avait prié depuis des années. Il est venu au Seigneur ce soir-là après votre départ. Dieu se sert vraiment de ce ministère.” M.W.


“En tant que professeur de physiologie à l’université, j’étais autrefois un évolutionniste ardent. J’affectionnais cette théorie-là, et je l’acceptais comme un fait, mais plus maintenant. La création est une croyance, et il en est de même de la théorie de l’évolution. Ces croyances concernent quelque chose qui a eu lieu dans le passé, et par conséquent, elles ne peuvent pas être prouvées. En tant que scientifiques qui cherchons la vérité, nous sommes obligés de considérer les évidences qui soutiennent l’une et l’autre de ces hypothèses, afin de discerner quel modèle répond le mieux aux faits observables.

Lorsque je suis devenu un chrétien “né de nouveau”, toute une vie merveilleuse s’est ouverte pour moi. C’était à ce moment-là que j’ai commencé à remettre en question les théories de l’évolution, mais je ne voulais pas abandonner le modèle évolutionniste en faveur du modèle créationniste à moins d’être convaincu que l’évidence scientifique autorisait un tel changement.

La littérature qui présente les évidences scientifiques soutenant la thèse créationniste n’est pas souvent disponible, parce que la théorie de l’évolution domine totalement notre société. Mais lorsque j’ai trouvé la littérature créationniste, je me suis rendu compte que l’évidence de toutes les disciplines scientifiques soutient clairement le récit biblique de la création, ainsi que celui d’un déluge universel, plutôt que les théories de l’évolution. Un nombre croissant de scientifiques, éminemment qualifiés, dans ce pays et à l’étranger, sont du même avis.” Dr. M.


En plus du grand nombre de lettres, je peux faire part de nombreux témoignages de ce qui s’est passé pendant et après les conférences données par des orateurs créationnistes à travers le monde. Quelques-unes de ces anecdotes sont rapportées ci-après.

Un jeune homme m’a informé qu’il avait amené cinq inconvertis à un séminaire organisé par la Fondation de la Science Créationniste. Deux semaines plus tard, tous les cinq étaient convertis ! Il nous a précisé que le Seigneur a utilisé le séminaire pour les attirer à Lui.

Dans une autre église, une dame vint nous dire qu’elle avait acheté les publications que nous avions recommandées l’année précédente. Elle les a présentées à son mari qui n’avait jamais fréquenté l’église. Ce dernier les a lues et depuis, fréquente l’église.

En Nouvelle Zélande, un homme s’est approché pour nous dire, “J’assiste aux réunions de cette église depuis 55 ans, et je n’ai jamais entendu un message pareil.” Le message avait porté sur l’importance de la création pour comprendre la Bible : que la création fut prononcée “bonne” par le Seigneur, suivie de la chute de l’homme dans le péché, afin de comprendre la nécessité de la mort de Jésus-Christ pour le salut de l’humanité.

Aux Etats-Unis, des réponses semblables ont été observées par rapport aux ministères scientifiques créationnistes. L’Institut pour la Recherche sur la Création témoigne aussi de milliers de lettres provenant de personnes dont les vies ont été transformées !

L’évangélisation créationniste réussit ! A tel point que les ministères créationnistes naissent tout autour du monde. Les organisations telles que l’Institut pour la Recherche sur la Création aux Etats-Unis et la Fondation de la Science Créationniste en Australie ne suffisent pas pour traiter toutes les demandes qui leur parviennent. Les vies se transforment. Les gens s’approchent et reçoivent le Seigneur Jésus-Christ comme Sauveur. Les fondements de la création sont peu à peu restaurés. Et vous, cher lecteur, faites-vous partie de ce ministère enthousiasmant et vital de ces derniers jours ?

Nous ne pouvons que nous écrier avec le psalmiste : “ Je serre Ta parole dans mon coeur, afin de ne pas pécher contre Toi . . . Combien j’aime Ta loi ! Elle est tout le jour l’objet de ma méditation . . . Je suis plus instruit que tous mes maîtres : Car Tes préceptes sont l’objet de ma méditation . . . Par Tes ordonnances je deviens intelligent, aussi je hais toute voie de mensonge . . . Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier . . . La révélation de Tes paroles éclaire, elle donne de l’intelligence aux simples . . . Ta parole est entièrement éprouvée, et ton serviteur l’aime . . . Ta loi est la vérité . . . Tes commandements font mes délices . . . Tous Tes commandements sont la vérité . . . Le fondement de Ta parole est la vérité, et toutes les lois de Ta justice sont éternelles” (Psaume 119 versets 11, 97, 99, 104, 105, 130, 140, 142, 143, 151, 160).

Chapitre 10
Réveillez-vous, bergers !

Beaucoup d’opposition au ministère créationniste vient du sein de l’Eglise, en particulier de la part de ceux qui ont fait des compromis avec l’évolutionnisme et qui croient en une théologie libérale. Comprenez bien que je ne veux pas attaquer ceux qui, par ignorance, ont fait un compromis entre l’évolution et la Bible. Beaucoup de gens ne comprennent pas la portée de ces questions. Ils croient réellement que les scientifiques ont déjà prouvé l’existence de l’évolution et toutes les questions qu’elle implique. Pour beaucoup, la seule voie possible était de croire à l’évolution théiste, à la création progressive ou encore à la théorie du Jugement divin (qui place des millions d’années entre les deux premiers versets de la Genèse). Ils étaient convaincus que les scientifiques avaient déjà prouvé la véracité de la plupart, sinon de tous les aspects de l’évolution. Jusqu’à une époque récente, les chrétiens n’avaient pas fait suffisamment de recherches scientifiques pour être capables d’expliquer toutes les lacunes de la théorie de l’évolution. Pour beaucoup, adopter les positions citées plus haut leur permettait de répondre à toute la gamme de ces soi-disant “faits scientifiques”.

Lors d’un séminaire, une dame m’a dit que l’évolutionnisme avait détruit sa foi dans les Ecritures. Elle ressentait un tel vide dans sa vie, qu’elle avait crié au Seigneur en priant pour une solution à ce problème car il lui était devenu impossible de faire confiance aux Ecritures. Elle est entrée dans une bibliothèque et, par hasard, a trouvé un livre sur la théorie du jugement divin. Elle était ravie de cette explication et a commencé à rebâtir sa foi. A la fin du séminaire, cependant, elle s’est avancée pour me dire qu’elle était heureuse de ne plus être obligée de croire à la théorie du jugement divin. Elle a dit que la théorie du jugement divin l’avait pourtant aidée à sortir d’une impasse provoquée par l’évolutionnisme. Désormais, elle pouvait faire entièrement confiance à la Bible.

Dans les générations passées, un grand nombre de chrétiens spirituels et consacrés ont diffusé la théorie du jugement divin ou encore celle de l’évolution théiste. De nos jours, cependant, nous pouvons montrer la vraie nature de la recherche scientifique évolutionniste, ainsi que les évidences concluantes qui soutiennent la Bible dans tous les domaines. Il n’est donc plus nécessaire de se raccrocher à ces positions de compromis. Il est même impératif que les chrétiens abandonnent ces positions et qu’ils acceptent la Bible comme la Parole véritable de Dieu.

Jacques 3:1 nous avertit : “Qu’il n’y ait pas un grand nombre parmi vous qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.”

J’appelle tous les responsables chrétiens à réévaluer sérieusement leurs croyances sur la question création/évolution. Un exemple, évoqué plus haut, concerne la visite d’une école et l’ouverture des élèves à l’Evangile suite à la réunion. Je vous ai déjà fait part du témoignage d’un jeune élève de cette école mais je n’avais pas parlé de l’opposition virulente de deux pasteurs de la région qui ont essayé d’empêcher ma visite à l’école. Leur raison? Ils disaient que mon intervention jetterait la confusion parmi les élèves. Ils m’ont fait comprendre que je n’avais aucun droit d’imposer une interprétation littérale de la Bible. S’ils avaient réussi à m’empêcher d’entrer dans l’école, la plupart de ces élèves ne seraient toujours pas ouverts à l'évangile.

Pour une autre école, l’un des pasteurs a eu de la peine à y faire entrer l’équipe de la science créationniste pour parler à quelques classes. Un autre pasteur, cependant, a tenu à intervenir après notre présentation. Il dit aux élèves qu’il était chrétien et ministre du culte et leur a demandé de ne pas croire à ce que nous enseignions. Il avoua croire en l’évolution et non au récit de la Genèse.

De tels événements se sont produits fréquemment au cours de mon expérience comme orateur pour le créationnisme. Très souvent, nous entendons les pasteurs dire que nous désorientons les élèves et que, par conséquent, on devrait nous interdire l’entrée dans les établissements scolaires. Ces pasteurs ignorent que les professeurs disent à leurs élèves qu’il n’y a pas de Dieu et que tout (y compris l’homme) est le résultat du plus pur hasard. Notre message est simple. Nous enseignons aux élèves qu’il y a un Dieu, qu’Il est le créateur et que l’on peut faire confiance à la Bible. Comment se fait-il que des hommes, qui sont censés paître des âmes, préfèrent que les élèves apprennent qu’il n’y a pas de Dieu ? Ces hommes n’ont aucune foi en leur propre pélerinage. Comment peuvent-ils espérer en paître d’autres ? Ils devraient plutôt rendre visite aux écoles et demander aux élèves quel effet a sur eux l’enseignement de l’évolution !

Dans une école confessionnelle privée en Tasmanie, l’île au sud de l’Australie, la position officielle était d’enseigner l’évolution tout en y ajoutant Dieu. L’évêque local a fait tout son possible pour interdire ma visite à l’école mais l’un des professeurs a obtenu la permission de présenter le créationnisme à la classe et m’a invité comme orateur. A la conclusion de ma présentation, 69 des 70 jeunes filles m’ont entouré pour attaquer verbalement ma position sur la création. Elles criaient: “Il n’y a pas de Dieu!” ; “Le Bouddhisme est meilleur que le Christianisme!” ; “L’Évolution est vraie”; “Vous ne pouvez pas faire confiance à la Bible!”; “La Bible est pleine d’erreurs!”; “Ce que vous avez à dire ne nous intéresse pas!”. A cause du compromis avec l’évolutionnisme, elles étaient encore moins ouvertes à la Parole de Dieu que ne l’étaient les élèves de l’école publique. Elles fréquentent une école “religieuse”, pourquoi ne connaîtraient-elles pas la vérité? En ce qui les concerne, elles estimaient avoir déjà toutes les réponses. Une jeune fille, cependant, s’est approchée de moi, les larmes aux yeux. Elle m’a remercié pour le fondement que j’avais donné à sa foi. Elle disait qu’elle était chrétienne et croyait à la Bible. Néanmoins, elle trouvait très difficile d’être dans cette école-là, puisque les professeurs essayaient de détruire sa foi dans le christianisme. Ils avaient, de toute évidence, affaibli la foi de bien d’autres élèves de la classe!

Au cours d’un moment de questions — réponses dans une église, le pasteur a soulevé une question vitale. Du fait qu’il n’y avait aucune école chrétienne dans ce district enseignant le point de vue créationniste, valait-il mieux, que les parents envoyent leurs enfants à l’école publique locale avec sa philosophie ouvertement anti-chrétienne ou à l’école chrétienne qui faisait des compromis? Un silence pesant couvrait l’assemblée pendant que tous attendaient ma réponse.

Que pouvais-je dire? Devais-je les encourager à envoyer leurs enfants à l’école religieuse qui enseignait l’évolution et une philosophie mondaine ou à l’école publique? Ma première réponse a été : “Je ne les enverrais ni à l’une ni à l’autre; je les garderais à la maison!” Bien sûr, l’instruction à domicile devient une vraie option pour beaucoup de parents aujourd’hui et le mouvement de l’école à la maison est en pleine croissance. Cependant, j’ai poursuivi en disant qu’il était plus facile de dire aux élèves qu’ils apprendraient une philosophie anti-chrétienne dans une école publique. Une école religieuse devrait être chrétienne mais, si elle a fait un compromis avec la philosophie du monde, elle n’est pas différente d’une école publique, sauf en ce qu’elle prétend être chrétienne !

Le Seigneur nous le dit clairement en Apocalypse 3 :15-16. En parlant de l’Eglise du compromis, nous lisons : “Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n’es ni froide ni bouillante, puisses-tu être froide ou bouillante! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froide, ni bouillante, je te vomirai de ma bouche.”

Voilà probablement la raison pour laquelle les élèves des écoles publiques répondent bien mieux à notre ministère que ceux des écoles chrétiennes compromettantes.

Messieurs les Pasteurs, Théologiens et Ministres du Culte! Vous devez savoir quels sont les ravages de l’évolution sur les esprits des élèves. Vous devez vous rendre compte de ce qui se passe dans le système scolaire. Il y a de moins en moins d’enfants dans les programmes d’instruction religieuse de nos églises. Il y a moins d’enfants qui s’intéressent à l’instruction religieuse au sein des écoles. Dans beaucoup d’écoles, les classes d’instruction religieuse sont supprimées. Regardez la situation d’un point de vue pratique. Votre position de compromis est-elle une réussite ? Non!

Un exemple de l’opposition que nous rencontrons a pu être entendu dans une interview à la radio australienne le 16 mai 1984, avec le Pasteur Colin Honey, un pasteur de l’Eglise Unie et le Principal du Kingswood College à l’Université de l’Australie Occidentale. On demanda au Pasteur Honey s’il voyait un lien fondamental entre le christianisme et les esprits simples. Il a répondu, “Oui, je crois que ce lien sera établi si des insensés continuent à insister que la Bible dit que le monde fut créé en six jours!”

Vous seriez choqués si vous écriviez à certaines de nos facultés de théologie ou écoles bibliques pour leur demander ce qu’elles enseignent concernant la création. Mais soyez bien précis — ne leur demandez pas simplement si elles enseignent la création. Demandez-leur ce qu’elles croient concernant la Genèse. Croient-elles que ces jours étaient des jours littéraux? Croient-elles que le déluge de Noé avait une portée universelle? Interprètent-elles la Genèse de manière littérale ? Voient-elles l’importance de la Genèse par rapport à la doctrine? Dans certaines églises, j’ai dit aux membres que je savais que la faculté de théologie de leur dénomination enseignait soit l’évolution, soit que l’interprétation de la Genèse n’a aucune importance. La plupart des auditeurs n’en croyaient pas leurs oreilles. Ils pensaient que leurs facultés de théologie enseignaient la véracité de toute la Bible.

Dans nos pays occidentaux, la plupart des facultés bibliques et théologiques produisent des pasteurs qui ont appris à remettre les Ecritures en question plutôt que de les accepter. Voilà pourquoi nous avons tant de pasteurs qui égarent les brebis. Si vous soutenez ces institutions financièrement, pourquoi ne pas leur demander ce qu’elles enseignent sur ces sujets?

Lors d’un séminaire, trois pasteurs protestants se sont approchés de moi et m’ont dit que ce que j’enseignais était une perversion des Ecritures. Tandis que nous parlions, il paraissait évident que nous interprétions les Ecritures de manière contradictoire. Je disais que la Bible enseigne que Dieu prit une côte d’Adam pour créer une femme. Le croyaient-ils? Ils ont répondu : “Oui, nous croyons que l’image symbolique de ce récit implique que l’homme et la femme sont un.” “Non”, leur répliquais-je, “J’ai demandé si vous croyiez que c’est de cette manière que Dieu a créé la femme.” Ils ont répondu qu’ils étaient bien d’accord que cette image théologique impliquait que l’homme et la femme étaient un. J’ai répété ma question plusieurs fois, disant que la Bible spécifie que c’est de cette manière que Dieu a réellement créé la femme. Non seulement cela mais, dans le Nouveau Testament, en I Corinthiens 11:8, Paul dit que la femme vient de l’homme et non l’homme de la femme, soutenant ainsi de manière évidente le récit de la Genèse.

La discussion ne menant à rien, je leur ai demandé s’ils croyaient que Jésus a été cloué sur une croix, comme le dit le Nouveau Testament. “Oh! oui , nous croyons cela!” Je leur ai alors demandé pourquoi ils ne croyaient pas que Dieu a réellement pris une côte d’Adam pour créer Eve. Ils ont répondu que la différence venait du fait qu’ils interprétaient la Genèse comme de la poésie plutôt que comme de l’histoire, en suggérant que l’on ne pouvait prendre la poésie littéralement.

Bien sûr, le livre de la Genèse est un livre historique. Et puis, même si un texte est écrit sous forme poétique, comme c’est le cas pour plusieurs livres de la Bible, cela veut-il dire que nous ne devons pas les croire?

Ils m’ont informé que, pour une grande partie des Ecritures, ce n’est pas ce qui est écrit qui était important, mais l’image théologique qui était suggérée. Je leur ai demandé comment ils déterminaient l’image théologique, sur quelle base ils décidaient qu’elle était l’image théologique véritable ? Comment pouvaient-ils être sûrs qu’ils avaient la bonne approche des Ecritures? D’où leur venait donc cette autorité? Ils ont dit que c’était leur étude de l’histoire et de la théologie au cours des années qui leur permettait de décider de la bonne approche de l’Ecriture et de déterminer la signification de ces images symboliques. Je leur ai dit alors qu’il me semblait qu’ils avançaient tout simplement une opinion quant à l’interprétation des Ecritures. Comment savaient-ils que leur opinion était juste? C’est là précisément où la conversation s’est terminée. Ces hommes veulent dire à Dieu ce qu’Il a dit, plutôt que de Lui permettre de leur dire ce qu’est la vérité. Voici la position d’un grand nombre de dirigeants théologiques.

Après une conférence dans une église à Victoria en Australie, l’un des pasteurs de la localité (qui était visiblement perturbé) m’a dit, devant un grand auditoire, que je n’avais aucun droit d’imposer mon interprétation de la Bible sur d’autres. Il était extrêmement sensible sur la question. Ce que je trouvais étonnant c'est qu’il essayait d’imposer son interprétation de la Bible sur moi et sur les auditeurs. Il ne pouvait pas comprendre cet aspect des choses.

Tout au long de l’histoire biblique, plusieurs textes montrent comment Dieu reprend les dirigeants religieux pour avoir égaré le peuple. Par exemple, Jérémie a été appelé par le Seigneur pour avertir les Israëlites que les scribes et les sacrificateurs ne proclamaient pas la vérité. Jésus a repris ouvertement beaucoup de dirigeants religieux, les traitant de “vipères” (Matthieu 12:34).

Ces mêmes avertissements s’appliquent aujourd’hui à ceux qui se réclament d’être des enseignants de la Parole de Dieu mais qui, en réalité, causent la chute d’un grand nombre. Vous savez sans doute que beaucoup d’opposition à l’oeuvre des organisations créationnistes vient de la part des théologiens et d’autres dirigeants religieux. Les organisations humanistes recrutent souvent des gens qui se réclament du christianisme mais qui croient en l’évolution pour soutenir à la télévision, à la radio et dans leurs publications leur combat contre le mouvement créationniste. J’ai entendu des journalistes à la télévision et à la radio se réjouir ouvertement d’avoir quelqu’un, dans leur émission, qui se dit “chrétien” mais qui s’oppose à la Bible et à la création.

Lors d’un débat création/évolution, un évolutionniste affirmait que la question n’était pas si Dieu était créateur ou non. Il disait qu’il croyait à la création et qu’il était chrétien. Par la suite, il commençait à attaquer la Bible et le christianisme. Pendant le débat, quelqu’un dans l’auditoire lui demandait s’il pouvait témoigner que Jésus-Christ était son Sauveur. Surpris par la question, l’évolutionniste cherchait visiblement à l’éviter. Cependant, il a décidé d’essayer de répondre. Il a annoncé à l’auditoire qu’il n’employait pas les mêmes termes que les autres. Il n’acceptait pas la Bible du tout et n’avait rien à faire avec le christianisme fondamentaliste. Au fond, il a décrit le christianisme fondamentaliste comme le mouvement qui affirme la véracité de la Bible. Et pourtant, beaucoup avaient cru qu’il était un chrétien parce qu’il l’avait dit publiquement. Voici un loup, en vêtement de brebis, égarant les brebis.

Beaucoup de bergers dans le monde d’aujourd’hui se trouvent dans l’un des groupes ci-dessous. On constate une progression croissante depuis la “tolérance” jusqu’à la “capitulation devant l’erreur”.

1. La tolérance

Beaucoup nous disent que nous devons tolérer les croyances des autres à propos de l’évolution: nous ne devons pas nous exprimer contre leurs thèses. On nous dit aussi de considérer toutes les alternatives placées devant nous par les scientifiques et ne pas être “dogmatiques” sur un seul point de vue. Ceci est, bien entendu, une forme de dogmatisme en soi, puisqu’il est interdit d’insister sur le fait que la Genèse soit prise de manière littérale, ce qui excluerait la philosophie évolutionniste. Beaucoup de facultés de théologie insistent, de manière dogmatique, pour que leurs étudiants considèrent toutes les vues de l’interprétation de la Genèse (c’est à dire, l’évolution théiste, la création progressive, la théorie jour-âge, la théorie du jugement divin, la théorie de la création littérale en six jours), avant d’affirmer que personne ne peut dire qu’un de ces points de vue est correct ou incorrect! Bien sûr, les étudiants de telles facultés doivent être exposés à ces diverses théories mais les points faibles de ces diverses positions doivent être examinés en détail.

2. L’accommodation

Beaucoup disent que l’on ne peut pas être sûr de la signification ou du message de la Genèse et que, peut-être, les évolutionnistes ont raison après tout. Dû au grand respect pour “l’instruction” et à l’abondance des écrits produits par un grand nombre de scientifiques favorisant l’évolution, beaucoup de chrétiens ajoutent, tout simplement, l’évolution à la Bible.

3. La coopération

A ce stade, l’erreur de l’évolution est tolérée au point qu’on lui accorde une place dans l’église. Cette position est confortable et produit une grande harmonie: les gens de l’église, qui croient en l’évolution, ne se sentent pas menacés et tout le monde peut travailler ensemble. De telles personnes affirment que Dieu a créé, mais qu’il n’est pas important de déterminer s’Il a employé ou non l’évolution dans Sa création.

4. La contamination

Avec tant de personnes, si intimement liées à l’erreur de la philosophie évolutionniste, cette théorie est acceptée de manière générale et enseignée dans les églises, les écoles du dimanche, les écoles chrétiennes et les programmes d’instruction religieuse, aussi bien que dans les écoles publiques. Par conséquent, le sujet ne gêne plus personne.

5. La capitulation

L’évolution est acceptée comme un fait et quiconque ose être en désaccord avec elle devient un “hérétique”. Tandis que les gens acceptent l’évolution et classent la Genèse parmi les mythes ou allégories, ils commencent à remettre en question le reste des Ecritures. Un rejet de la fondation de toute la doctrine contenue dans le livre de la Genèse amène logiquement au reniement de toute la Bible. La théologie libérale s’installe.

Il était intéressant de noter la réaction d’un professeur de Génétique et des Variations Humaines à l’Ecole des Sciences Biologiques de l’Université de LaTrobe. Lors d’un débat avec le Dr. Gary Parker, quelqu’un l’invita à s’exprimer sur le fait que beaucoup de chrétiens acceptent l’évolution. Il a dit: “Je peux seulement ajouter que le christianisme est assez largement fragmenté. De toute évidence, le christianisme est lui-même en évolution: certains milieux chrétiens semblent en avoir pratiquement abandonné la théologie. On dirait que l’étape ultime de l’évolution du christianisme sera d’en rejeter toute la théologie pour prendre une optique naturaliste de la vie.” Ce qu’il a reconnu, c’est bien sûr, qu’il n’y a vraiment aucune différence entre l’évolution athée et l’évolution théiste, sauf que, dans cette dernière, Dieu est ajouté au système. Logiquement, l’évolution théiste n’est qu’à un pas de l’évolution athée et c’est là qu’il voit la fin logique d’une telle situation de compromis.

Au sein de nombreuses dénominations, il y a une véritable controverse et beaucoup de discussions concernant l’inerrance de la Bible. En discutant sur ce sujet, il est triste de constater que beaucoup d’érudits évangéliques ne reconnaissent pas ou négligent volontairement l’importance du livre de la Genèse. L’acceptation des événements littéraux de la Genèse est essentielle à la question de l’inerrance biblique. Si les colloques sur l’inerrance voulaient bien résoudre cette question d’abord, les autres problèmes disparaîtraient rapidement. Voilà une raison pour laquelle n’importe quelle Confession de Foi, qu’elle soit formulée pour une école chrétienne, une organisation chrétienne, une église ou tout autre entité, doit être bien spécifique concernant le livre de la Genèse. Ce n’est pas suffisant de dire que l’on croit que Dieu a créé. Il faut comprendre l’importance et la portée d’une interprétation littérale du livre de la Genèse, le rejet total de la théorie de l’évolution et à quel point la Genèse est le fondement pour le reste de la Bible.

Hélas! De nombreuses écoles chrétiennes ne comprennent pas l’importance de la question. J’en connais qui se préoccupent davantage de ce que croient leurs professeurs concernant l’eschatologie (le retour de Jésus-Christ) que ce qu’ils croient et enseignent sur la question fondamentale qu’est la création. Finalement, ces écoles ne comprennent pas complètement l’éducation chrétienne!

Comme le dit le prophète Osée au chapitre 4 verset 14 ; “le peuple insensé (ou sans compréhension) court à sa perte!” Tandis qu’il y a beaucoup de bergers qui égarent les brebis, nous devons nous souvenir que les brebis sont aussi à blâmer, comme Dieu nous le dit par Jérémie au chapitre 5, verset 31 : “Les prophètes prophétisent avec fausseté, les sacrificateurs dominent sous leur conduite, et mon peuple prend plaisir à cela”. Prions que davantage d’hommes et de femmes dans nos pays se lèvent pour défendre la vérité absolue de la Sainte Parole de Dieu.

Il est dit en Exode 20/11 : “Car en six jours l’Eternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et Il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Eternel a béni le jour du repos, et l’a sanctifié.”

Un élève dans une classe d’école chrétienne demanda à son instituteur, “Comment n’importe qui pouvait-il tout créer en six jours à partir de rien?” Un autre élève, plein de discernement, lui répondit, “Mais justement, Dieu n’est pas n’importe qui!”

Chapitre 11
La création, le déluge et le monde à venir

Une prophétie contenue dans le troisième chapitre de la seconde épître de Pierre concernant les derniers jours de l’histoire de cette terre nous décrit toute la question création/évolution.

En II Pierre 3 :3-7, nous lisons : “Sachez avant tout que, dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, et marchant selon leurs propres convoitises. Ils disent: Où est la promesse de Son avènement? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création. Ils veulent ignorer, en effet, que des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, ainsi qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau, et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau ; mais, par la même parole, les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies.”

“Toutes choses continuent”

Les Ecritures nous avertissent que, dans les derniers jours, les gens diront: “tout continue comme depuis le commencement de la création”. Les évolutionnistes nous disent que la terre existe depuis des milliards d’années et que la vie commença à évoluer sur cette terre il y a des millions d’années. Beaucoup de chrétiens adoptent cette croyance. Les géologues pensent que les processus que nous voyons s’opérer dans le monde actuel se poursuivent depuis des millions d’années à environ la même vitesse et qu’ils se poursuivront probablement pour des millions d’années dans l’avenir.

Le terme technique employé dans la géologie pour désigner cette croyance est celui de “uniformisme” (“uniformitarianism” en anglais). Par exemple, le Musée du Désert à Tuscon, Arizona a non seulement un tableau présentant ce qui est censé être arrivé au cours des millions d’années passées mais, également, un tableau montrant ce qui arrivera dans l’Arizona au cours des millions d’années à venir, selon les scientifiques !

Les évolutionnistes, qu’ils soient théistes ou athées, disent que “le présent est la clé pour comprendre la passé”. En d’autres termes, ils disent que le moyen de comprendre le passé c’est d’observer ce qui se passe dans le présent. Ils disent aussi que puisque les fossiles se forment rarement dans le monde actuel, les immenses couches rocheuses contenant des milliards de fossiles recouvrant une grande partie de la surface terrestre ont dû se former au cours de millions d’années. Les évolutionnistes nous disent que, puisque nous observons des mutations de nos jours (des changements accidentels dans nos gênes), elles se sont produites dès l’aube des temps. Ainsi, les mutations doivent être l’un des mécanismes impliqués dans le postulat de la progression évolutionniste. D’un autre côté, la Bible nous dit qu’il y avait une période pendant laquelle il n’y avait pas de péché, et donc pas de mort d’animaux ni d’humains, pas de maladies, ni d’erreurs. Les mutations sont des erreurs qui ont lieu dans nos gênes, et elles sont presque toutes maléfiques.Ceux qui croient en l’évolution sont obligés de reconnaître que l’évolution a lieu à l’heure actuelle; que les processus observés de nos jours se déroulent depuis des millions d’années. Donc, pour être crédible, le chrétien qui croit en l’évolution doit aussi croire que l’homme continue à évoluer de nos jours.

Comment pouvons-nous établir, au-delà de tout doute, les détails d’un événement qui a dû avoir lieu dans le passé? L’un des moyens est de trouver des témoins ou de découvrir des compte rendus écrits par des témoins. Par conséquent, le seul moyen de savoir, avec certitude, ce qui a eu lieu dans le passé géologique est de trouver quelqu’un qui était présent à l’époque (un témoin) et qui pourrait nous dire si les processus géologiques sont toujours les mêmes ou s’ils ont été altérés. La Bible affirme être le compte rendu de Quelqu’un (Dieu) qui non seulement sait toutes choses, mais qui, aussi, a toujours été présent parce qu’Il se situe en dehors du temps. En réalité, Il a créé le temps. La Bible proclame que Dieu a agi sur les hommes par Son Esprit pour écrire Ses paroles et que ce ne sont pas simplement les paroles d’hommes mais la Parole de Dieu (I Thessaloniciens 2 :13 ; II Pierre 1 :20,21). Le livre de la Genèse se réclame être le récit divin du déroulement de la création, ainsi que d’autres événements dans l’histoire primitive de ce monde ayant un effet important sur nos circonstances présentes. Donc, le présent n’est pas la clé pour comprendre le passé. Bien plutôt, la révélation est la clé du passé.

La révélation, dans la Genèse, nous parle d’événements tels que la création, le déluge de Noé et la Tour de Babel. Ce sont ces événements qui ont fait de la géologie, la géographie et la biologie de la terre ce qu’elles sont aujourd’hui. Par conséquent, nous devons nous rendre compte que ce qui a eu lieu dans le passé est la clé pour comprendre l’état actuel du monde. L’entrée du péché dans le monde explique pourquoi nous avons la mort et pourquoi il existe des erreurs dans notre composition génétique. La dévastation globale provoquée par le déluge de Noé nous aide à comprendre le phénomène des fossiles. Les événements de la Tour de Babel nous aident à comprendre l’origine des diverses nations et cultures autour du monde.

De nos jours, les évolutionnistes nient que le compte rendu biblique puisse être pris au sérieux. Ils ont bien voulu croire que “ . . . tout demeure comme dès le commencement . . . ”. La prédiction en II Pierre 3 s’accomplit sous nos yeux.

“Ils veulent ignorer . . . ”

Dans la suite de cette prophétie, il est dit que les hommes rejetteront délibérément trois choses. Notez ce rejet délibéré ; d’ailleurs, certaines traductions parlent d’une “ignorance volontaire”. Ainsi, c’est une action délibérée de la part d’une personne de ne pas croire que :

a)    Dieu a créé la terre, qui était au départ recouverte d’eau (ce qui signifie que sa surface était fraîche au commencement et non une masse en ébullition, comme l’enseignent les évolutionnistes).

b)    Dieu a jugé ce monde une première fois par un déluge global et cataclysmique au temps de Noé.

c)    Dieu va juger ce monde à nouveau mais, cette fois-ci, ce sera par le feu.

Les gens disent souvent : “S’il y a tant d’évidences que Dieu a créé le monde et a envoyé un déluge global et cataclysmique, tous les scientifiques le croiraient certainement.” La réponse est donnée ici en II Pierre 3. Il ne s’agit pas simplement de fournir des évidences pour convaincre les gens. Nous lisons en Romains 1:20 qu’il y a suffisamment d’évidences pour convaincre tout le monde que Dieu est le Créateur, au point que nous sommes condamnés si nous ne croyons pas. De plus, Romains 1:18 nous dit que les hommes “retiennent injustement la vérité captive”. Le problème n’est pas un manque d’évidences pour convaincre les gens que la Bible est vraie ; le problème est qu’ils ne veulent pas croire à la Bible. La raison en est claire. Si les gens croyaient au Dieu de la Bible, ils devraient alors reconnaître Son autorité et observer les règles qu’Il a établies. Cependant, chaque être humain souffre du même problème : le péché commis par Adam dans le jardin d’Eden, une “maladie” dont nous avons tous hérité. Le péché d’Adam a été la rébellion contre l’autorité de Dieu. De la même manière, les gens sont en rébellion contre Dieu car, admettre que la Bible est vraie, serait un aveu de leur nature pécheresse et rebelle et de leur besoin d’être nés de nouveau et purifiés par le sang de Christ.

Il est facile d’observer cette “ignorance volontaire” en action lorsqu’on entend les débats sur la question création/évolution. Dans la plupart des cas, les évolutionnistes ne s’intéressent pas à la richesse des données, des évidences et des informations avancées par les créationnistes. Ils attaquent généralement les créationnistes en essayant de détruire leur crédibilité. Ils ne sont intéressés ni par les données, ni par un raisonnement logique ni par une évidence qui soutient la création ou qui réfute l’évolution car ils sont totalement consacrés à leur foi religieuse : l’évolution.

La géologie moderne nous dit qu’il n’y a jamais eu de déluge universel tel que la Bible le décrit. On nous dit que le grand nombre de fossiles trouvés dans les couches rocheuses sédimentaires est le résultat de millions d’années de processus géologiques. Cependant, les créationnistes ont démontré que les couches sédimentaires chargées de fossiles ont été produites par des processus catastrophiques énormes, analogues au déluge de Noé. (Récemment, vu le succès des géologues créationnistes qui ont démontré clairement que les processus agissant sur les roches pouvaient être très rapides, beaucoup de géologues évolutionnistes ont commencé à abandonner la vue “lente et graduelle” en faveur de la thèse que le monde a été façonné plutôt par un certain nombre de grandes catastrophes.) Cependant, ils s’opposent toujours autant à la thèse de la catastrophe décrite dans la Bible et sont toujours aussi “volontairement ignorants”. Pourquoi s’opposent-ils à la thèse du déluge de Noé? Parce que cette thèse implique que la Bible est véridique et, qu’ainsi, toute leur philosophie évolutionniste devra être rejetée. Ces gens sont “volontairement ignorants” des faits qui ne soutiennent pas leurs idées évolutionnistes mais qui sont conformes au modèle géologique basé sur le déluge universel proposé par la Bible. Voici un autre accomplissement de la prophétie devant nos yeux.

Selon une grande partie de la littérature scientifique, la plupart des savants pensent que le monde va poursuivre son existence pendant des millions d’années. Citons de nouveau l’exemple du Musée du Désert à Tuscon, en Arizona. Comme nous le disions précédemment, un tableau dans ce musée est censé représenter la région telle que les scientifiques l’imaginent dans plusieurs millions d’années. Les gens regardent souvent le montage et posent la question : “Comment peuvent-ils savoir ce qui se passera d’ici plusieurs millions d’années?” Evidemment, la réponse est : “Exactement de la même manière qu’ils comprennent ce qui s’est passé des millions d’années en arrière!” En fait, les scientifiques n’en savent rien ; ils le supposent. S’ils acceptaient le Dieu créateur, l’événement historique qu’a été le déluge au temps de Noé, et, par conséquent, la véracité de la Bible, leur vue sur l’histoire changerait profondément. Puisque Jésus-Christ, en Matthieu 24 : 37-39, évoque le Déluge de Noé comme un avertissement que Dieu a déjà jugé la terre et qu’Il la jugera de nouveau, il leur faudrait accepter que Dieu reviendra comme Juge. A Son retour, Il emploiera le feu comme méthode de jugement, plutôt que l’eau. L’homme pécheur, en rébellion contre Dieu, ne veut pas admettre qu’il devra se tenir un jour devant le Dieu de la création afin de rendre des comptes sur sa vie. Ainsi, en rejetant la création et le déluge de Noé, et se réclamant d’évidences “scientifiques” qui ont pour rôle de soutenir sa propre croyance, il s’efforce de trouver la paix en ignorant le jugement à venir. Mais, tout comme Dieu a créé le monde par Sa Parole et qu’Il a envoyé le déluge par Sa Parole, Il jugera ce monde par le feu.

En conclusion

La terre, le soleil, la lune et les étoiles constituent des preuves que Dieu a créé. Le témoignage des fossiles nous rappelle que Dieu a jugé au moyen de l’eau. Tout ceci devrait servir d’avertissement à chaque homme, chaque femme et chaque enfant. Tout comme Dieu a tenu Sa Parole dans le passé concernant le jugement, Il tiendra Sa promesse dans l’avenir lorsqu’Il jugera le monde.

II Pierre 3 contient une prédiction ayant trait aux derniers jours : une prédiction dont nous voyons l’accomplissement sous nos yeux. Soyons, par conséquent, plus courageux pour témoigner de notre Dieu, le Dieu de la création.

“Puisque tout cela est en voie de dissolution, combien votre conduite et votre piété doivent être saintes. Attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu . . . ” (II Pierre 3 :11-12a). Isaac Asimov, un anti-créationniste actif, a donné des avertissements concernant les créationnistes. Quant à l’idée que les créationnistes pourraient bénéficier d’un temps égal aux évolutionnistes pour présenter leurs thèses dans les écoles, il a dit : “ temps égal aujourd’hui, demain le monde”. Isaac Asimov a raison ! Nous sommes là pour convaincre le monde que Jésus-Christ est le créateur. Isaac Asimov est l’un des signataires du Manifeste humaniste — il est là pour convaincre le monde que Jésus-Christ n’est pas le créateur.

Nous sommes engagés à convaincre les gens comme Isaac Asimov que Jésus-Christ est le créateur. Pourquoi ? Parce que nous aimons nous battre ? Parce que nous aimons la controverse ? Non, c’est parce que nous savons que ceux qui ne se confient pas dans le Seigneur passeront l’éternité séparés de Lui. Et qu’arrivera-t-il à ceux d’entre nous qui acceptons le salut offert par Christ ? “Ils seront Son peuple, et Dieu Lui-même sera avec eux et sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu” (Apocalypse 21 :3b-4).

Annexe 1
Vingt arguments qui démontrent l’incompatibilité entre le récit de la Genèse et la théorie de l’évolution

Beaucoup de gens croient pouvoir ajouter l’évolution à la Bible. Ils pensent qu’ils pourront ainsi expliquer que l’origine de la vie vient du processus évolutionniste dont Dieu s’est servi. Cette position est connue sous le nom : “évolution théiste”. Une théorie similaire est promulguée par ceux qui ne croient pas que l’évolution ait pu tout faire. Il s’agit de la théorie de la création progressive. Selon cette idée, Dieu est intervenu directement à divers moments du processus évolutionniste. A chacune de Ses interventions, Il a créé quelque chose de nouveau que l’évolution n’aurait pas pu produire par elle-même. La création progressive implique que le plan de Dieu à l’origine n’était pas adéquat pour que le processus évolutionniste avance par lui-même. Nous verrons que les arguments contre l’évolution théiste s’appliquent aussi à cette hypothèse, surtout en ce qui concerne la lutte et la mort caractérisant le monde animal avant l’apparition de l’homme. Mais ces théories ne trouvent aucun soutien dans les Ecritures.

1. Aucune mort avant la chute d’Adam

La théorie de l’évolution enseigne que, pendant des millions d’années avant l’existence de l’homme, des êtres vivaient et mouraient. Ils ont lutté et survécu, ont tué et ont été tués. C’était un monde sans pitié — “la nature à dents et à griffes rougies”. Cette histoire de l’évolution est une histoire de mort. Selon cette hypothèse, la mort était là “depuis le commencement”. La Bible, en revanche, enseigne clairement que la mort, surtout la mort physique et spirituelle de l’homme, n’est entrée dans le monde que suite au péché du premier homme, Adam.

En Romains 5 :12, l’apôtre Paul a écrit : “C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché . . . ”. En I Corinthiens 15 :21-22, nous lisons : “Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ.” En Genèse 3 :22-23 : “L’Eternel Dieu dit : Voici l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement. Et l’Eternel Dieu le chassa du jardin d’Eden, pour qu’il cultive la terre, d’où il avait été pris.” Adam a été renvoyé du jardin pour qu’il ne puisse pas devenir immortel. En d’autres termes, il devait mourir.

Mais qu’en est-il des animaux ? La mort faisait-elle partie du monde des animaux créés ? Je crois, pour plusieurs raisons, que la mort des animaux, aussi bien que celle des hommes, ne pouvait avoir lieu avant la Chute.

  1. Les animaux auraient-ils pu mourir de vieillesse ? Non, avant la Chute, les animaux n’auraient pas pu mourir de vieillesse, car Romains 8 nous rappelle que la corruption et la décadence ne sont entrées dans le monde qu’avec le péché. Mourir par vieillesse signifierait que les corps des animaux s’usaient et que la corruption existait. Ceci ne cadrerait pas avec la description que tout, dans la création de Dieu, était “bon” avant la venue du péché. Esaïe 51 :6 nous dit qu’après le péché “ . . . la terre tombera en lambeaux comme un vêtement . . . ” En Romains 8 :21-22, nous lisons qu’à cause du péché “jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement”. Ainsi, il est évident que la totalité de la création, y compris toutes les créatures vivantes, a été assujettie à “la servitude de la corruption” à cause de la malédiction suite au péché d’Adam. Par conséquent, la mort par vieillesse a commencé suite à cette malédiction.

    Puisque nous vivons dans un monde où tout s’use, il est difficile de comprendre comment le vieillissement pouvait être évité dans le monde antédiluvien. Cependant, nous entrevoyons la réponse en Deutéronome 8 :4 . Dieu rappelait aux Israélites que, pendant leur pérégrination dans le désert, “ton vêtement ne s’est pas usé sur toi, et ton pied ne s’est point enflé, pendant ces quarante années”. De toute évidence, Dieu a préservé son peuple de manière inhabituelle et surnaturelle pendant cette période particulière.

    Nous ne voyons pas ce phénomène de nos jours. Nos vêtements s’usent rapidement. Mais lorsque Dieu soutient quelque chose de manière totale, cette usure n’a pas lieu. Il est évident qu’avant la Chute, tout avait été créé “bon”, et rien ne s’était usé.

  2. Ni Adam, ni aucun animal n’était carnivore. Les animaux et le premier couple avaient reçu l’ordre de ne manger que des végétaux (Genèse 1 :29,30). Aussi, du fait que Dieu avait tout créé “bon”, les animaux ne pouvaient pas s’entre-tuer pour le plaisir de tuer car c’eût été en opposition avec le “bien”. Dieu, étant un Dieu bon, n’aurait pas créé des animaux pour que le plus fort détruise le plus faible dans une lutte pour la survie. Aussi, puisque tout était créé bon, il n’y avait pas de maladies pour tuer les animaux ou les hommes. Les maladies contribuent à l’usure de nos corps aujourd’hui mais elles n’existaient pas avant la chute.

  3. Les animaux auraient-ils pu mourir accidentellement ? De nouveau, ceci serait en opposition au concept du “bien”. Une telle question ne tient pas compte de la souveraineté et de la grandeur de Dieu. Comme nous l’avons vu, Dieu peut soutenir les choses pour que même les vêtements ne s’usent pas. Avant l’entrée du péché dans le monde, il n’était même pas question de la mort — Dieu exerçait le contrôle total sur la création, et la soutenait à 100% ! Il n’y avait ni corruption, ni pourrissement. Par conséquent, la mort n’était même pas une possibilité. Adam a été créé à l’image d’un Dieu qui prend soin de tout et les animaux étaient sous sa responsabilité. Il prenait soin d’eux. La mort et l’effusion du sang sont entrés dans le monde comme le jugement de Dieu sur la rébellion de l’homme. Mais, en même temps, la mort était le moyen par lequel l’homme devait être racheté. Donc, la mort ne pouvait avoir existé avant la chute de l’homme.

Il n’y avait pas de sang versé avant le péché d’Adam : tout était parfait et la mort ne faisait pas partie de l’existence des animaux. Cependant, Adam a péché et Dieu, en donnant son alliance à Adam, a posé la condition que la mort devait être le salaire de la désobéissance. Ensuite, nous lisons que Dieu Lui-même a été le premier à verser le sang car Il donna à Adam et à Eve des vêtements en peaux d’animaux pour couvrir leur nudité (Genèse 3 :21). Aucun commandement spécifique ne nous est rapporté mais nous savons qu’ “Abel fit une offrande des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L’Eternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande” (Genèse 4 :4). Il est évident que l’exigence du sang d’un animal était comprise par Caïn aussi bien que par Abel. L’écrivain de l’Epître aux Hébreux observe que : “sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon”. Dieu a accompli les deux conditions qu’Il a établies après la Chute : (a) l’homme devait mourir pour payer la pénalité de ses péchés et, (b) la Semence de la femme écraserait la tête du serpent et le serpent blesserait Son talon. Par conséquent, la mort et l’effusion du sang sont les conséquences du péché. Christ, le dernier Adam, a porté la pénalité du péché par Sa mort en versant Son sang sur la croix. Mais Il a également triomphé de la mort par Sa glorieuse résurrection pour la rédemption de l’homme. Si la mort et le sang versé existaient avant le péché de l’homme, le message de la rédemption deviendrait un non-sens.

L’évolution enseigne que la mort et le versement du sang existaient virtuellement depuis le commencement. La lutte parmi les animaux pour leur survie — versant le sang et se mangeant entre eux — faisait partie des mécanismes d’évolution qui ont amené l’homme à l’existence. Ceci est contraire au récit biblique.

L’évolution dit que la mort, ainsi que la lutte pour la survie du plus fort, ont amené l’homme à l’existence; la Bible dit que les péchés de l’homme l’ont mené à la mort. Ces deux points de vue sont contradictoires. Si l’évolution est vraie, alors la mort de Christ n’a plus de sens.

2. Adam n’est pas tombé “vers le haut”

Les chrétiens parlent de la “chute” d’Adam. La chute d’Adam signifie que, lorsque Dieu a tout créé, tout était parfait. Cependant, à cause de son acte, Adam était responsable d’une catastrophe qui a affecté toute la création. Romains 8 :22 dit, “Nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement”. A cause du péché d’Adam, Dieu a maudit toute la création, y compris les étoiles, les fourmis, les éléphants et les humains.

En Genèse nous lisons, “L’Eternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail . . . Le sol est maudit à cause de toi” (Gen. 3 :17). Dieu a placé une malédiction sur le monde à cause de la rébellion d’Adam. Par conséquent, la création est passée d’un état de perfection à un état de malédiction. Suite à cette malédiction, toute la création s’est dégradée. Elle soupire et souffre des douleurs.

En d’autres termes, les choses vont de mal en pis et non de mieux en mieux. La croyance évolutionniste nous dit que les choses vont en s’améliorant — la vie évolue vers des formes de plus en plus complexes. Pour les chrétiens qui croient à l’évolution, l’homme devrait être en train de s’améliorer — et non de se dégrader. Au fond, si Adam avait fait partie d’un processus évolutionniste, comment aurait-il pu tomber vers le haut ? Qu’est-ce que le péché ? Le péché est-il une caractéristique animale héritée, ou est-ce le résultat de la chute de l’homme par la désobéissance ?

A mesure que les scientifiques observent ce qui se passe dans le monde, ils trouvent que toute notre composition génétique dégénère. Les tares génétiques nous causent de plus en plus de problèmes physiologiques.

3. De nouveaux cieux et une nouvelle terre

En Actes 3 :21, nous lisons : “Jésus Christ (doit rester) . . . au ciel jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes d’autrefois”. La Bible parle d’une époque où la création sera restaurée — c’est à dire, ramenée à ce qu’elle était autrefois. Ceci montre que quelque chose va très mal avec le monde d’aujourd’hui. Pour les chrétiens évolutionnistes, les paroles de Paul concernant la création “qui soupire et qui souffre les douleurs de l’enfantement” n’ont aucun sens.

Il en est de même lorsqu’il est question de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre où la justice habitera, comme le dit l’Ecriture. Pourquoi y aurait-il de nouveaux cieux et une nouvelle terre, s’il n’y avait pas de problèmes avec la terre actuelle ? Esaïe 11 :6-9 nous décrit les conditions de la nouvelle terre : “Le loup habitera avec l’agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau, et le bétail qu’on engraisse seront ensemble, et un petit enfant les conduira. La vache et l’ourse auront un même pâturage, leurs petits un même gîte, et le lion, comme le boeuf, mangera de la paille. Le nourrisson s’ébattra sur l’antre de la vipère, et l’enfant sevré mettra sa main dans la caverne du basilic. Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte ; car la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent.” Le passage cité indique que les animaux ne se mangeront pas les uns les autres mais qu’ils mangeront des végétaux et qu’il n’y aura ni violence ni souffrance.

Apocalypse 22/3 nous dit : “Il n’y aura plus d’anathème.” Apocalypse 21 :4 affirme, “(Dieu) essuiera toute larme de leurs yeux et la mort ne sera plus. Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.”

La description de la restauration de toutes choses peut être résumée comme suit : pas de mort, pas de souffrance, aucun versement de sang, aucune malédiction, des animaux végétariens, aucune larme, aucun cri, aucune douleur. Ceci n’est certainement pas une description du monde d’aujourd’hui. C’est pourtant la description d’une restauration, la création ramenée à son état premier.

Lorsque nous lisons les deux premiers chapitres de la Genèse, nous trouvons une description de la création originelle — aucune mort, aucune violence, des animaux végétariens. En d’autres termes, le monde dans lequel nous vivons actuellement sera restauré à ce qu’il était à l’origine car il a de graves défauts à l’heure actuelle. Pour une personne qui accepte l’évolution, qu’est-ce qui sera restauré : la mort, la lutte et la violence que nous voyons aujourd’hui ? Ce serait évidemment un non-sens à l’égard de la description des nouveaux cieux et de la nouvelle terre donnée dans les Ecritures.

4. Les animaux ont été créés pour être végétariens

Lorsque nous observons le monde actuel, nous remarquons que beaucoup d’animaux sont carnivores. L’homme mange aussi la chair des animaux. La violence parmi les animaux a été décrite par un poète comme “la nature à dents et à griffes rougies”. Les évolutionnistes appellent cette lutte “la survie du plus fort”. Ils la voient comme faisant partie du processus évolutionniste. Pour les évolutionnistes théistes, les animaux carnivores font partie de cette “création” dont Dieu s’est apparemment servie. Leur lutte a contribué à l’évolution de l’homme.

Cependant, en Genèse 1 :29-30, Dieu dit à Adam et Eve : “Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture. Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.”

Les hommes et les animaux ont été créés pour être végétariens. Ceci, bien sûr, est conforme au fait qu’il n’y avait pas de mort avant la chute d’Adam. Mais la mort est le résultat de l’entrée du péché dans le monde. Le péché a affecté le monde au point que Dieu a provoqué un déluge sur la terre. Genèse 6 :12-13 dit : “Dieu regarda la terre, et voici elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. Alors Dieu dit à Noé : la fin de toute chair est arrêtée devant moi ; car ils ont rempli la terre de violence ; voici, je vais les détruire avec la terre.” Une partie de cette violence pourrait concerner les animaux qui commençaient à s’entre-tuer, et à tuer l’homme, et vice-versa. En réalité, Dieu a donné la permission à l’homme de manger de la viande juste après le déluge de Noé. Genèse 9 :3 nous dit, “tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l’herbe verte.”

Beaucoup de gens pensent que puisque les animaux ont certains types de dents, ils ont dû être créés pour être carnivores. Cependant, de nos jours, il y a de nombreux animaux herbivores qui ont des canines acérées. A l’origine, les dents de ces animaux servaient à manger les plantes que Dieu leur destinait. Suite à la chute, certains animaux sont maintenant carnivores. La Bible n’exclut pas la possibilité qu’au moment de la chute, Dieu ait agi directement sur la biologie des créatures par rapport à leurs habitudes alimentaires.

5. La création est terminée

La Bible enseigne clairement que Dieu a terminé Son oeuvre créatrice le sixième jour. “Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Dieu acheva au septième jour Son oeuvre, qu’Il avait faite : et Il Se reposa le septième jour de toute Son oeuvre, qu’Il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et Il le sanctifia, parce qu’en ce jour Il Se reposa de toute Son oeuvre qu’Il avait créée en la faisant” (Genèse 2 :1-3).

L’oeuvre créatrice de Dieu s’est achevée à la fin du sixième jour, lorsque Dieu termina tout ce qu’Il avait prévu faire. Cependant, à cause de la chute de l’homme, Dieu oeuvre actuellement à la réconciliation.

Ceux qui croient que Dieu s’est servi de l’évolution croient que les mêmes processus employés par Dieu dans cette soi-disant “création” évolutionniste sont encore à l’oeuvre de nos jours. Lorsque l’évolutionniste regarde le monde aujourd’hui, il observe des mutations (des erreurs ou des changements génétiques) et une sélection naturelle (la survie du plus fort) ; il les voit comme une partie des mécanismes de l’évolution. Avec le temps, grâce à la sélection naturelle et les mutations, on dit que les organismes peuvent changer d’une espèce à une autre. L’évolutionniste emploie donc les processus qu’il observe aujourd’hui pour extrapoler vers le passé. Il croit que ces processus, ayant lieu sur des millions d’années, sont les mécanismes de base de l’évolution.

Les chrétiens qui disent que Dieu a employé le processus de l’évolution pour amener à l’existence toutes choses, y compris l’homme, ont un vrai problème. Si l’évolution n’est plus à l’oeuvre (c’est-à-dire, si Dieu n’est pas en train de créer par évolution), il n’y a aucune base pour extrapoler vers le passé, même pour dire que l’évolution a eu lieu dans le passé, puisque de nos jours on ne peut en observer aucun mécanisme.

Autrement dit, la théorie évolutionniste moderne affirme que l’évolution continue, donc, que l’homme doit être en train d’évoluer de nos jours! Par conséquent, si un chrétien accepte l’évolution, il doit aussi accepter que Dieu se serve de l’évolution de nos jours et qu’Il poursuive, à l’heure actuelle, Son oeuvre créatrice. Mais Dieu nous dit qu’Il a achevé Sa création. Voici un vrai dilemme pour l’évolutionniste théiste.

6. Adam vient de la poussière ; Eve vient d’une côte

Nous lisons en Genèse 2 :7 de quelle manière Dieu créa le premier homme. “L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint une âme vivante.”

Selon ce verset, pris au pied de la lettre, Dieu a créé le premier homme, Adam, à partir de la poussière de la terre. Sa femme, Eve, a été créée différemment. “Alors l’Eternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; Il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’Il avait prise de l’homme, et Il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! On l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme” (Genèse 2 :21-23).

La première femme, Eve, a été créée à partir d’une côte d’Adam. De nombreux chrétiens ayant accepté l’évolution disent que la “poussière” dans le récit de la Genèse représente les éléments chimiques employés par Dieu pour démarrer le processus évolutionniste. Donc, Genèse 2 :7 représenterait le résumé du processus de l’évolution : à partir d’éléments chimiques pour aboutir à l’homme. Et pourtant ceux qui tiennent ce raisonnement sont confrontés à un problème insurmontable : si la “poussière devenant Adam” représente “les éléments chimiques devenant l’homme”, alors que représente le schéma de “la côte devenant Eve” ? Pour être logique et conséquent, il faut une explication adéquate, et il n’y en a pas si l’on accepte le concept évolutionniste. Eve n’a pas été formée de la poussière mais à partir d’un homme créé qui avait toutes ses fonctions vitales.

7. Retourner à la poussière

Certaines personnes disent que la “poussière” en Genèse 2 :7 représente l’animal (du genre gorille) dans lequel Dieu a soufflé afin d’en faire un homme (Adam). Selon cette théorie, quand la Bible dit que Dieu prit de la poussière pour former Adam, c’est le symbole du processus évolutionniste par lequel ces êtres ont évolué vers le stade de l’homme. Mais de nouveau, il faut être conséquent. Genèse 3 :19 affirme : “C’est à la sueur de ton front que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes à la terre d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière.”

Si la poussière utilisée par Dieu pour créer Adam symbolise une créature semblable à un gorille, alors, selon la Bible à quoi devra retourner Adam lorsqu’il retournera à la poussière ? Le symbolisme de cette hypothèse évolutionniste devient ridicule en sens inverse. A quelle forme animale l’homme retournerait-il ? N’importe qui peut observer qu’à notre mort, nous redevenons poussière - tout comme le dit la Bible. La poussière de la terre, à laquelle nous retournons, est précisément celle de laquelle nous sommes issus !

8. Dieu est bon

En Genèse 1 :31, Dieu dit que Sa création était “très bonne”. Que voulait-il dire par l’adjectif “bon” ? Le seul moyen de le savoir est de comparer l’usage du mot “bon” avec d’autres usages de ce mot dans la Bible. Jésus a dit en Luc 18:19, “Il n’y a de bon que Dieu seul”. Le Psaume 25 :8 nous dit : “L’Eternel est bon et droit.” Par conséquent, lorsque Dieu prononça Sa création “bonne”, elle devait refléter les attributs d’un Dieu qui est bon. Lorsque nous regardons les attributs de Dieu, nous les voyons démontrés par Jésus-Christ dans le Nouveau Testament : Il soignait les malades, guérissait les souffrants, ressuscitait les morts et aidait les faibles. C’est un Dieu plein de compassion, de bonté et d’amour.

Pensons maintenant aux méthodes de l’évolution : l’élimination des faibles, la survie des plus forts, la mort et la lutte d’une progression évolutionniste, l’élimination des sujets inaptes, etc. Dieu aurait-Il employé cette méthode pour faire paraître et progresser toutes les formes de vie, et surtout l’aurait-Il décrite comme “bonne” ? Bien sûr que non — ceci serait totalement inconséquent avec la nature de Dieu telle qu’elle est révélée dans les Ecritures. Les chrétiens qui croient que Dieu S’est servi de l’évolution doivent Le considérer comme un ogre !

9. La Genèse est de l’histoire littérale

Beaucoup de gens affirment que le livre de la Genèse n’a qu’un sens symbolique — c’est une sorte d’analogie. Ils pensent que ce que dit la Genèse n’est pas important ; seule compte sa signification symbolique. En fait, la Genèse ne peut rien signifier du tout si elle ne dit pas au moins quelque chose ! Beaucoup de chrétiens disent que la Genèse est là uniquement pour nous enseigner que Dieu est le Créateur mais le langage en est symbolique car, en réalité, les mots signifient que Dieu s’est servi du processus évolutionniste.

Cependant, si nous appliquons cette idée — que la Genèse est seulement du symbolisme — alors, il faut se poser la question, “Où apprenons-nous que Dieu est le Créateur ?” Nous pouvons, bien entendu, aller à Genèse 1 :1 qui dit, “Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.” Mais si la Genèse est uniquement du symbolisme, pour être logique avec nous-mêmes, nous devons nous poser la question suivante : si les paroles “Dieu créa” sont aussi symboliques, que signifie cette affirmation ?

Lorsque les gens disent que la Genèse n’est que symbolisme, ils sont inconséquents car ils acceptent certaines parties comme littérales (telles que “Dieu créa”) et d’autres parties comme symboliques ! Si le texte de la Genèse n’est qu’image, il a dû au moins être rédigé dans un but précis. Donc, chaque phrase qui est censée être symbolique doit être un symbole de quelque chose. Ceci implique qu’à chaque verset, il faut se demander : “Que signifie cette phrase ? Quel est le sens derrière chaque symbole ? Par exemple, que symbolise le processus selon lequel une côte devient Eve ?” Cela n’a aucun sens. Soit, vous le prenez au sens littéral, soit vous ne pouvez pas en comprendre la signification car le symbole n’a aucune raison d’exister.

10. Toutes les doctrines sont fondées sur la Genèse

N’importe quelle étude des doctrines bibliques de base démontrera qu’au fond, toutes les doctrine sont basées, directement ou indirectement, sur le livre de la Genèse.

Dans l’Evangile selon Jean 5 :46-47, Jésus-Christ a dit, “Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit à mon sujet. Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ?” Jésus affirmait que les écrits de Moïse devaient être acceptés pour comprendre ce qu’Il disait car toutes les doctrines qu’Il enseignait avaient leur fondement dans le livre de la Genèse. Par exemple, en Matthieu 19 :4-6, nous lisons Sa réponse à la question sur le mariage et le divorce : “N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.”

Le mariage a son fondement dans la Genèse ; le premier mariage ordonné par Dieu est celui d’Adam et d’Eve. Pour comprendre la signification du mariage, nous devons en comprendre et accepter la base littérale et l’origine telles qu’elles sont contenues dans le livre de la Genèse.

Christ est mort sur la croix à cause de la présence du péché et de la mort, car il était nécessaire qu’Il verse son sang pour la rémission des péchés. L’origine et la base de cette doctrine se trouvent dans le livre de la Genèse. Nous portons des habits, parce que Dieu nous les a donnés suite au péché de l’homme. Nous en lisons le récit dans le livre de la Genèse. Pour comprendre la doctrine chrétienne, nous devons comprendre les fondements de la doctrine donnés dans le livre de la Genèse. Si la Genèse ne peut être prise au sens littéral, il n’y a alors aucun fondement pour la doctrine chrétienne et, par conséquent, elle perd toute sa signification.

Beaucoup de gens essaient de dire que, dans le Nouveau Testament, Jésus ne faisait que citer les écrits de son époque — que Lui-même ne croyait pas au message littéral de la Genèse. Ils pensent que du fait que les Juifs croyaient aux écrits de Moïse et à la Genèse, que Jésus les citait pour s’adapter à eux. La Bible enseigne, cependant, que Jésus-Christ est “le chemin, la vérité, et la vie” (Jean 14 :6). Jésus-Christ est la vérité.

Affirmer que Jésus aurait enseigné consciemment un mythe comme un fait revient à appeler Jésus-Christ un menteur. Jésus-Christ n’était pas seulement un homme. Il n’était pas un pécheur ; Il était le “Dieu-homme” parfait. Les chrétiens qui disent que Jésus ne faisait que citer les mythes de Son époque pourraient songer jusqu’où peut mener leur thèse : ne sont-ils pas, au fond, en train de traiter Jésus de menteur?

Il y a d’autres exemples que Jésus a cités, en faisant référence à la Genèse, montrant par là qu’il l’acceptait pleinement. En Matthieu 24 :37-39, Jésus a dit, “Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vienne et les emporte tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme.”

11. Les allusions au livre de la Genèse dans le Nouveau Testament

Le texte du Nouveau Testament fait de nombreuses allusions au livre de la Genèse, reconnaissant l’historicité littérale et la vérité de ce livre. Tout au long du Nouveau Testament, au moins 65 textes de la Genèse sont cités directement ou indirectement. Plus de cent fois, il est rapporté des événements des onze premiers chapitres de la Genèse.

Chacun des auteurs du Nouveau Testament fait allusion au texte de la Genèse chapitres 1 à 11. Chacun de ces chapitres-là est mentionné dans certaines sections du Nouveau Testament.

Tout au long de l’Ancien et du Nouveau Testament, le livre de la Genèse est cité plus que tout autre livre de la Bible. Ceci en dit long sur son importance. Nous y voyons la preuve que tous les écrivains bibliques croyaient à la véracité du livre de la Genèse. A six reprises au moins, Jésus a soit cité, soit fait allusion à un aspect du texte des onze premiers chapitres de la Genèse.

12. Des “jours” ne peuvent pas être des millions d’années

Beaucoup de chrétiens estiment que les jours, dans le récit de la création représentent des millions d’années de l’histoire de la terre. Ils disent que Dieu n’a pas créé l’univers en six jours littéraux mais en six périodes de temps, représentant les millions d’années, ce dont parlent les évolutionnistes.

Tout d’abord, il faut reconnaître que la science ne peut pas prouver l’âge de la terre. Il y a trop de suppositions derrière toutes les méthodes de datation, ce qu’ignorent la plupart des gens. Beaucoup d’évidences scientifiques soutiennent l’hypothèse d’une terre jeune. Mais la Bible elle-même enseigne très clairement que les jours de création dans le livre de la Genèse sont des jours ordinaires et littéraux d’environ vingt-quatre heures.

Le mot hébreu pour jour, “yom”, peut signifier soit un jour ordinaire, soit une période de temps indéfini. Par contre, ce mot ne signifie jamais une période de temps d’une durée précise. Le terme peut signifier un temps plus long qu’un jour, mais seulement dans un sens très indéfini ou non-mesuré (ex. comme aux jours des Juges ou le Jour de l’Eternel). En Exode 20 :11, il nous est dit que l’Eternel créa la terre en six jours et S’est reposé le septième. Il a ainsi établi le modèle de la semaine de sept jours, que nous observons encore aujourd’hui. Dieu n’a pas dit qu’Il a créé pendant six millions d’années, suivi d’un repos d’un million d’années, nous disant d’en faire de même ! C’est encore moins logique de supposer qu’Il a travaillé pendant six périodes de temps indéterminées.

Il y a d’autres preuves démontrant que ces jours-là devaient être des jours ordinaires. Par exemple, Adam fut créé le sixième jour. Il a donc vécu toute la journée du sixième jour, puis, tout le septième jour et 930 ans avant de mourir. Si chaque jour représentait un million d’années, nous avons un gros problème. Précisons ici que le texte en II Pierre 3 :8 qui compare un jour à mille ans ne définit pas un jour comme une période de mille ans. En réalité, pris dans son contexte, II Pierre 3 :8 n’a rien à faire avec les jours de la création mais avec le fait que Dieu se situe en dehors du temps.

Le mot “jour”, lorsqu’il est employé pour la première fois dans le livre de la Genèse, ne peut pas avoir un sens symbolique. En effet, un terme ne peut pas être employé d’une manière symbolique la première fois qu’il apparaît dans un récit. Il ne peut être utilisé de la sorte que lorsqu’il a déjà un sens littéral bien établi. Le mot “jour” porte cette définition bien précise lorsqu’il est employé pour la première fois dans le premier chapitre de la Genèse. Les termes “soir” et “matin” ne peuvent avoir qu’un sens littéral.

En Genèse 1 :14-19, concernant le quatrième jour de la création, le mot “jour” est employé cinq fois en rapport avec des jours, des nuits, des saisons et des années. Si le mot “jour” ne signifie pas un jour ordinaire, alors le texte n’a absolument aucun sens.

13. . . . Selon son espèce . . .

En Genèse 1, la phrase “selon son espèce” ou “selon leur espèce” revient au moins dix fois. Cette phrase est employée à l’égard des animaux et des plantes telles qu’ils doivent se reproduire sur la terre. La Bible enseigne clairement que Dieu a créé des espèces fixes d’animaux et de plantes et, chacune, devait se reproduire selon son espèce. Une espèce ne pouvait pas en devenir une autre. Aujourd’hui, nous savons qu’il peut y avoir une grande variété de sujets à l’intérieur d’une espèce mais des frontières précises existent. En fait, le système de classification que nous utilisons pour nommer des animaux et des plantes, par groupes, était initialement employé dans l’enseignement biblique concernant la fixité des espèces, comme l’a démontré dans son oeuvre Carl Linneaus (1707-1778).

Personne n’a jamais constaté un organisme en phase de transition entre deux espèces, qu’il soit vivant ou fossilisé. Ce que nous observons ce sont des groupes distincts d’animaux et de plantes, comme nous pourrions nous y attendre vu l’enseignement de la Bible. Ceux qui croient à l’évolution doivent inventer des théories supplémentaires pour expliquer l’absence d’organismes en phase de transition (ex. “nous ne les avons pas encore trouvés”, ou “l’évolution s’est opérée à une telle vitesse qu’il n’existe pas de formes intermédiaires”).

14. L’évolution et la Genèse ont des séquences différentes

Pour ceux qui essaient d’harmoniser l’évolution avec la Genèse, l’ordre de l’évolution doit se comparer avec l’ordre des événements dans la Genèse. Il y a un certain nombre de problèmes ici. Les éléments chronologiques de l’évolution sont en conflit flagrant avec l’ordre décrit dans la Genèse. Par exemple, la Genèse dit que Dieu créa des arbres fruitiers et les plantes le troisième jour. Les poissons ne sont apparus que le cinquième jour. L’évolution enseigne que les poissons sont apparus avant les arbres fruitiers. L’évolution enseigne que la première forme de vie est apparue dans la mer et que, après des millions d’années, la vie s’est établie sur la terre. La Bible enseigne qu’à la création, la terre était entièrement couverte d’eau ; l’évolution enseigne que la terre était à l’origine une masse de métal fondu. L’ordre des événements selon la théorie de l’évolution ne s’harmonise en aucun cas avec celui du récit de la Genèse.

15. La terre vint en premier, non le soleil

Selon une théorie évolutionniste, la terre apparut il y a 20 milliards d’années suite au « Big Bang » (une explosion initiale). Le soleil se serait formé en premier, suivi de la terre qui était, à l’origine, une masse de métal fondu. La Bible enseigne, en revanche, que lorsque Dieu a créé les cieux et la terre, il n’y avait pas encore de soleil. La lumière fut créée le premier jour mais, le soleil, conçu pour être le porte-lumière de ce système solaire, n’a pas été créé avant le quatrième jour. A sa création, la terre était recouverte d’eau. En II Pierre 3 :5-6, nous avons une prédiction concernant les derniers jours. Pierre nous dit que les hommes vont choisir délibérément d’oublier que la terre fut créée recouverte d’eau. La théorie du Big Bang et le récit biblique de la création sont en conflit total.

16. Génèse 1 et 2 — des récits complémentaires et non contradictoires

Puisque Moïse n’était pas un témoin oculaire de la création, ni du déluge de Noé, ni des événements de la Tour de Babel, etc. on peut présumer que la Genèse était un ensemble d’archives primitives rassemblées en une seule publication par la main de Moïse, sous la direction du Saint-Esprit.

Dans le Nouveau Testament, Jésus fait référence à Moïse en tant que rédacteur du Pentateuque (les cinq premiers livres de la Bible). Des évidences convaincantes démontrent que Moïse était, en effet, responsable du livre de la Genèse. A plusieurs reprises, dans le livre de la Genèse, on trouve l’expression : “Voici les origines . . . ”(voir Genèse 2 :4). A partir des évidences externes, telles que l’usage de ce qui est appelé le système colophon en Mésopotamie, les linguistes disent que ces passages de liaison (“voici les générations de . . . ”) terminent chaque section du récit. En d’autres termes, ils marquent une sorte de signature à la plupart des sections. Ainsi, en Genèse 1-2, la première section couvre Genèse 1 :1 — 2 :4a, et la deuxième section, Genèse 2 :4a — 5 .

On prétend que les deux premiers chapitres de la Genèse donnent deux récits contradictoires de la création. Il est pourtant facile de voir que ces récits ne sont pas contradictoires mais bien plutôt complémentaires. Genèse 1 :1 à 2 :4a est un compte rendu chronologique (premier, second, troisième, etc.) des jours de la création. En Genèse 2 :4b, le second récit donne une description plus détaillée de certains aspects du texte du premier chapitre. Ce second compte rendu n’a pas d’objectif chronologique pour chaque jour de la création. En fait, il nous fournit beaucoup de détails concernant l’homme et le jardin, afin d’établir le cadre dans lequel se déroulera la chute de l’homme au troisième chapitre.

Le second compte rendu est indispensable pour comprendre ce qui s’est passé en Genèse 3. Le récit du chapitre deux nous donne les détails précis sur la manière dont Dieu a fait l’homme et la femme, nous aidant ainsi à mieux comprendre la nature de la relation conjugale. Placer un compte rendu général avant un récit détaillé n’est pas un phénomène unique aux deux premiers chapitres de la Genèse. Nous le trouvons encore en Genèse 10 :2-32, qui nous expose une répartition géographique de la population. Ce texte est suivi de Genèse 11 :1-10, où sont racontés les événements de Babel à la troisième génération de la généalogie détaillée en Genèse 10.

Notons qu’en Matthieu 19 :4-5, lorsque Jésus a répondu à la question concernant le mariage et le divorce, Il a cité les deux premiers chapitres de la Genèse, montrant ainsi qu’Il les estimait complémentaires et définitifs. En Matthieu 19 :4, Jésus dit, “N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme ?” (cf. Genèse 1 :27). En Matthieu 19 :5, Il continue, “C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair” (cf.Genèse 2 :24).

17. Adam pouvait écrire

Ceux qui croient à l’évolution spéculent qu’à mesure que l’homme évoluait, il devait apprendre d’abord à émettre des sons, puis à écrire. Il devait employer des outils faits de pierre et apprendre l’agriculture avant de développer ce qu’on pourrait appeler “une technologie avancée”. Cependant, la Bible décrit Adam comme un individu hautement développé. Par exemple, nous notons en Genèse 2 :20 que “l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs”. De toute évidence, Adam pouvait parler ; il avait un langage complexe et nuancé.

De plus, en Genèse 3 :20, nous apprenons qu’Adam a donné le nom d’Eve à sa femme, car elle était la mère de tous les vivants. En Genèse 5 :1, nous lisons ces mots : “Voici le livre de la postérité (litt. un compte rendu écrit de la lignée) d’Adam”.

On peut supposer qu’Adam a écrit tous les détails que Dieu lui avait donnés concernant la création originelle. Il aurait donc enregistré par écrit les autres événements sous la direction de Dieu. Moïse aurait obtenu plus tard ce matériel et l’aurait compilé pour l’inclure dans le livre de la Genèse. S’il en était ainsi, Noé a dû embarquer les précieux documents écrits par Adam, que ce soient des originaux ou des copies.

Remarquons aussi que les descendants d’Adam fabriquaient des instruments de musique et travaillaient le fer et l’airain. En Genèse 4 :21-22, il est dit que Jubal “ . . . fut le père de tous ceux qui jouent de la harpe et du chalumeau” et que “Tubal-Caïn . . . forgeait tous les instruments d’airain et de fer.” Manifestement, ils n’étaient pas les sauvages primitifs du processus évolutionniste.

18. Le déluge de Noé était universel et non local

Les chrétiens qui acceptent la vue évolutionniste de l’histoire de la terre croient que les milliards de fossiles trouvés sur terre sont le résultat des processus qui ont eu lieu sur des millions d’années. Ces processus auraient permis la formation lente de couches sédimentaires dans lesquelles furent emprisonnés des organismes qui se sont fossilisés par la suite. Par conséquent, lorsque ces chrétiens arrivent aux chapitres six à neuf de la Genèse, portant sur le déluge de Noé, ils ont un problème. Si un déluge universel a vraiment eu lieu, il aurait déchiré les fossiles qui ont été lentement déposés et les aurait détruits. Par ailleurs, la Bible enseigne qu’il n’y avait pas de mort avant le péché d’Adam. Les fossiles n’auraient donc pas pu se former pendant les millions d’années qui auraient précédé le péché d’Adam.

Cependant, il faut une explication à ces millions d’animaux et de plantes, pressés par l’eau dans des couches successives sur toute la terre. Un déluge universel, tel que celui du temps de Noé, est certainement une excellente explication. Les chrétiens qui acceptent le compte rendu des fossiles comme le résultat de millions d’années de processus lents disent généralement que le déluge de Noé n’était que de portée locale et non universelle. Pourtant, la Bible enseigne clairement que les eaux couvraient “toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel entier” (Genèse 7 :19).

De plus, Genèse 9 :13 nous parle de l’alliance de l’arc-en-ciel. Dieu a placé cet arc dans le ciel comme signe qu’Il ne détruirait plus jamais la terre par un déluge. Nous avons pourtant vu beaucoup de déluges depuis celui-là, mais Dieu n’a pas renié Son alliance, puisqu’Il ne peut pas mentir. Par conséquent, ces textes ne peuvent pas concerner un événement local mais un déluge qui ne se reproduira plus jamais — un déluge universel !

19. L’évolution théiste est essentiellement : Dieu ajouté à l’évolution athée.

En réalité, l’évolution théiste n’est pas différente de l’évolution athée ; Dieu est simplement ajouté à la théorie. Les chrétiens qui croient que Dieu s’est servi de l’évolution acceptent ce que leur dit la thèse de l’athéisme. On ajoute Dieu à cette dernière et puis on ré-interprète la Bible. Si l’on comprend la nature de l’homme, qu’il est pécheur et qu’il a un préjugé contre Dieu, sachant qu’il n’y a “point de juste, pas même un seul” (Rom. 3 :10), il faut se méfier de toute vue des origines qui jouit d’un consensus d’opinion parmi les non-chrétiens. Puisque la Bible est la Parole de Dieu — de ce Dieu qui sait tout, qui a toujours été là, et qui ne ment jamais — toutes nos croyances et toutes nos pensées doivent être évaluées à la lumière de cette Parole. Pour comprendre n'importe quel domaine de la vie, nous devons adopter une philosophie chrétienne. Elle s’appuie sur les paroles du Dieu qui était présent et non sur les paroles des hommes qui n’y étaient pas.

20. Tous les peuples descendent d’Adam.

A cause de leur croyance en l’évolution, il y a des chrétiens qui considèrent que certaines cultures dans ce monde sont “primitives” dans le sens évolutionniste. Elles n’auraient pas “évolué” autant que d’autres. Et pourtant, la Bible nous enseigne qu’Adam était le premier homme (I Corinthiens 15 :45). Il n’y a pas diverses races d’hommes, comme le suggère l’évolution. Romains 5 :12 nous rappelle que le péché d’un homme (Adam) a entraîné la mort sur tous les hommes car tous ont péché. Les diverses cultures du monde se sont développées depuis l’époque de la Tour de Babel. C’est là où les êtres humains ont commencé à parler diverses langues, ce qui les a obligés à se regrouper dans divers endroits du globe.

Chaque être humain a le même ancêtre : Adam. De ce fait, chaque homme a le même problème de péché et le même besoin d’un Sauveur.

Josué a posé une question au peuple d’Israël ; elle nous concerne également. Qui est l’objet de notre foi ? “Et si vous ne trouvez pas bon de servir l’Eternel, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, ou les dieux que servaient vos pères au-delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens, dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l’Eternel.” (Josué 24 :15).

Posons-nous cette même question en l’adaptant à notre sujet. “Choisissez aujourd’hui qui vous voulez croire : les hommes qui sont des créatures pécheresses et qui n’étaient pas présents au début de toutes choses ou bien le Dieu qui sait tout, qui était sur place et qui nous a révélé tout ce qu’il nous est nécessaire de connaître.”

Annexe 2
Pourquoi Dieu a-t-Il pris six jours ?

Lorsque l’on prend le premier chapitre de la Genèse au pied de la lettre, le texte laisse entendre que l’Eternel a créé le monde, l’univers et tout ce qu’ils contiennent, en six jours ordinaires de 24 heures chacun. Cependant, la vue qui prétend que chacun de ces “jours” aurait duré des milliers, des millions, voire des milliards d’années s’est répandue dans nos églises. La longueur de ces jours, est-ce important au fond ? Est-il possible de déterminer s’il s’agissait de jours ordinaires ou de longues périodes de temps ?

Qu’est- ce qu’un “jour” ?

Le terme “jour” en Genèse 1 est le mot hébreu “yom”. Il désigne soit un jour (dans sa durée ordinaire de 24 heures), soit la partie éclairée d’un jour de 24 heures (le jour par rapport à la nuit). Le mot est parfois employé pour désigner une période de temps indéfinie (comme “aux temps des Juges” ou “au Jour de l’Eternel”). Sans exception, dans l’hébreu de l’Ancien Testament, le mot “yom” ne désigne jamais une “période” (c’est-à-dire, qu’il n’est jamais utilisé pour indiquer une longue période caractérisée par un début et une fin spécifiques). Le terme hébreu “olam” désigne une longue période de temps. En outre, même si le mot “yom” était parfois employé dans un sens indéfini, il est clair que dans son récit de la création, l’auteur a employé le terme “jour” dans son sens littéral et habituel.

Certains disent que le mot « jour » dans le livre de la Genèse a pu être employé dans un sens symbolique et ne doit pas être interprété littéralement. Ils ignorent peut-être qu’un mot ne peut jamais être utilisé de manière symbolique la première fois qu’il apparaît dans un texte ! En fait, un mot ne peut avoir un sens symbolique que lorsqu’il possède déjà une signification littérale bien établie. Dans le Nouveau Testament, nous lisons que Jésus est la “porte”. Nous en comprenons la signification parce que nous savons que le mot “porte” signifie une entrée. Du fait que nous comprenons sa signification littérale, nous pouvons l’employer dans un sens symbolique pour faire comprendre que Jésus-Christ est littéralement l’entrée au ciel. Le mot “porte” n’aurait jamais pu être employé de cette manière s’il n’avait pas auparavant le sens littéral que tout le monde connaît. Ainsi, le mot “jour” ne peut être employé dans un sens symbolique la première fois qu’il apparaît dans le récit de la Genèse. Dieu, en introduisant ce mot dans le récit, le définit en même temps qu’Il l’invente. C’est, en effet, la raison pour laquelle l’écrivain de la Genèse s’est donné la peine de définir clairement le mot “jour” la première fois qu’il l’a employé. En Genèse 1 :4 nous lisons que Dieu appela la lumière “jour” et les ténèbres “nuit”. Autrement dit, les termes étaient soigneusement définis. La première fois que le mot “jour” est employé, il est défini comme “la lumière” pour le distinguer “des ténèbres” qui sont appelées “nuit”. Le verset 5 conclut avec ces mots : “Il y eut un soir, et il y eut un matin ; c’était le premier jour”. Cette phrase revient pour décrire les cinq autres jours du récit et démontre qu'il y avait un cycle clairement établi de jours et de nuits (des périodes de lumière et des périodes de ténèbres).

Un jour et le soleil

Mais comment a-t-il pu y avoir un jour et une nuit si le soleil n’existait pas encore ? En effet, Genèse 1 nous dit que le soleil n’avait pas été créé avant le quatrième jour. Genèse 1 :3 nous dit que Dieu créa la lumière le premier jour et la phrase “soir et matin” montre qu’il y avait des périodes alternant lumière et ténèbres. Donc, la lumière existait et elle venait d’une certaine direction sur une terre en rotation. Le résultat était le cycle diurne-nocturne. Cependant, il ne nous est pas dit d’où venait cette lumière. Le quatrième jour, narré en Genèse 1 :14-19, nous parle de la création du soleil qui aurait servi de source de lumière à partir de ce moment-là.

Le soleil devait donc présider le jour qui existait déjà. Le jour restait le même ; seul l’éclairage venait d’une autre source lumineuse. Les trois premiers jours de la création (avant l’apparition du soleil) étaient du même genre que les trois jours de création en présence du soleil.

Peut-être que l’Eternel a délibérément réservé la création du soleil pour le quatrième jour parce qu’Il savait, qu’à travers les âges, les civilisations essaieraient d’adorer le soleil comme source de toute vie. Non seulement cela mais les théories modernes nous disent que le soleil a précédé la terre. Dieu nous montre qu’Il a créé la terre et la lumière au début. Il les a maintenues dans un cycle jour-nuit. Le soleil, par contre, n’a été créé qu’au quatrième jour comme un outil à Sa disposition pour être le porte-lumière dès ce moment-là.

Beaucoup de gens croient que la science a prouvé que la terre est vieille de plusieurs milliards d’années. C’est sans doute l’une des principales raisons pour laquelle les gens ne prennent pas les jours de la Genèse comme des jours ordinaires. Mais cette thèse est sans fondement. Aucune méthode de datation ne peut déterminer l’âge de la terre. De plus, beaucoup d’évidences soutiennent l’hypothèse d’une terre jeune, âgée peut-être de quelques milliers d’années seulement.

Au fait, ceux qui disent qu’un jour pourrait signifier plusieurs millions d’années, doivent répondre à la question : “Et qu’est-ce qu’une nuit ?”

Pourquoi six jours ?

Dieu est un être infini. Ceci signifie qu’Il a une puissance infinie, une connaissance infinie, une sagesse infinie. Evidemment, Dieu pouvait faire tout ce qu’Il voulait. Il aurait pu créer tout l’univers, la terre et tout ce qu’elle contient instantanément. Peut-être devrait-on se demander pourquoi Dieu a pris six jours ? Après tout, c’est bien curieux qu’un être infini mette six jours pour créer n’importe quoi ! La réponse peut être trouvée en Exode 20 :11. Exode 20 contient les Dix Commandements ; rappelons-nous que ces commandements ont été littéralement inscrits sur la pierre par le doigt de Dieu. En Exode, nous lisons : “Lorsque l’Eternel eut achevé de parler à Moïse sur le Mont Sinaï, Il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierres, écrites du doigt de Dieu (Exode 31 :18). Le quatrième commandement, en Exode 20 :9, nous dit que nous devons travailler six jours et nous reposer un jour. La raison d’être de ce commandement se trouve au verset 11 : “Car en six jours l’Eternel a fait les cieux et la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais Il se reposa le septième jour. C’est pourquoi Dieu bénit le sabbat et le sanctifia”. Ceci est une allusion directe à la semaine de création par Dieu en Genèse 1. Pour être conséquent, la signification du mot “jour” en Genèse 1 doit rester la même ici aussi. Si vous pensez que le terme “jour” indique une longue période de temps en Genèse, nous avons déjà démontré que ce mot peut uniquement être utilisé pour désigner un temps indéfini ou indéterminé et non un temps défini, quelle que soit sa durée. Autrement, il faudrait lire Exode 20 :9-11 ainsi : “ . . . Tu travailleras pendant 6 périodes de temps indéfinies et tu te reposeras pendant une septième période de temps indéterminée.” Ceci n’a aucun sens. En acceptant ces jours comme des jours ordinaires, nous comprenons bien ce que Dieu nous dit : Il a travaillé pendant 6 jours ordinaires et Il s’est reposé pendant un jour ordinaire pour établir un précédent pour l’homme. Ceci constitue le modèle de notre semaine de sept jours, modèle que nous conservons encore aujourd’hui.

Contradictions jour-âge

Il y a beaucoup d’illogismes si l’on considère que les jours de la Genèse sont de longues périodes de temps. Par exemple, Genèse 1 :26-28 nous dit que l’Eternel créa Adam le sixième jour. Selon cette thèse, Adam aurait vécu le reste du sixième jour et tout le septième jour. Nous lisons en Genèse 5 :5 qu’il mourut à l’âge de neuf cent trente ans. (Nous ne sommes plus au septième jour, comme certains l’ont compris à tort, car Genèse 2 :2 nous dit que Dieu se reposa de Son oeuvre créatrice, et non qu’Il se repose de Son oeuvre de création.) Si chaque jour représentait un million d’années, cela soulèverait des problèmes insolubles. Même si un jour ne représentait que mille ans, l’âge attribué à Adam selon ce texte n’aurait aucun sens.

Un jour est comme mille ans . . .

Pour soutenir cet argument, certains évoquent II Pierre 3 :8 où il est dit que “ . . . devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour ”. Nombreux sont ceux qui enseignent ou, du moins, laissent entendre que les jours dans le récit de la création en Genèse doivent être de mille ans chacun. Ce raisonnement, cependant, est erroné. En Psaume 90 :4, nous lisons un verset semblable : “Car mille ans sont, à tes yeux, comme le jour d’hier, quand il n’est plus, et comme une veille de la nuit.” Dans les textes de II Pierre 3 et au Psaume 90, le contexte indique que Dieu n’est limité ni par les processus naturels, ni par le temps. Au contraire, Dieu est en dehors du temps, car Il a créé le temps. Ni l’un ni l’autre de ces textes ne parle des jours de création en Genèse, ils précisent que Dieu n’est pas assujetti au temps. En II Pierre 3, le contexte est en rapport avec le retour de Christ, indiquant le fait que, pour Dieu, un jour est tout comme mille ans et que mille ans sont tout comme un jour. Il est en dehors du temps. Ceci n’a rien à voir avec les jours de la création dans la Genèse.

De plus, en II Pierre 3 :8, le terme “jour” est mis en contraste avec “mille ans”. Le mot “jour” revêt ainsi un sens littéral qui lui permet d’être mis en opposition avec le terme “mille ans”. On ne pourrait pas en faire la comparaison s’ils n’avaient pas tous deux un sens littéral. L’apôtre insiste donc sur le fait que Dieu peut faire en très peu de temps ce qui prendrait aux hommes ou à la nature un temps infini, si toutefois ils pouvaient le faire. Notons, en passant, que les évolutionnistes essaient de faire croire que les processus naturels, basés sur le hasard, ont mis des millions d’années à s’accomplir. Beaucoup de chrétiens ont accepté la thèse de ces millions d’années, les incorporant au récit biblique afin de dire que Dieu a mis des millions d’années pour tout créer. Cependant, le but du texte en II Pierre 3 :8 est de montrer que Dieu n’est pas limité dans le temps, tandis que l’évolution nécessite au contraire beaucoup de temps.

Jours et années

En Genèse 1 : 14, nous lisons : “Dieu dit, Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue du ciel, pour séparer le jour d’avec la nuit ; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années.” Si le mot “jour” ici ne signifie pas un jour ordinaire, alors le mot “années” employé dans le même verset n’aurait aucune signification.

Jour et alliance

En Jérémie 33 :25-26 nous lisons : “Ainsi parle l’Eternel : Si je n’ai pas fait mon alliance avec le jour et avec la nuit, si je n’ai pas établi les lois des cieux et de la terre, alors aussi je rejetterai la postérité de Jacob et de David, mon serviteur, et ne je prendrai plus dans sa postérité ceux qui domineront sur les descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Car je ramènerai leurs captifs, et j’aurai pitié d’eux.” Le Seigneur dit à Jérémie qu’Il a une alliance avec le jour et la nuit, alliance qui ne peut être annulée et elle est en rapport avec une promesse aux descendants de David, y compris Celui auquel était promis le trône (Christ). Cette alliance, entre Dieu d’une part, le jour et la nuit d’autre part, a commencé en Genèse 1 car Dieu a défini et a inventé le jour et la nuit quand Il les a créés. Dans ce récit, nous trouvons la seule indication claire quant à l’origine du jour et de la nuit dans les Ecritures. Donc, ce récit doit marquer le début de l’alliance. Si donc cette alliance entre le jour et la nuit n’existait pas, ( Dieu dit clairement qu’elle existe tandis qu’elle n’existerait pas si les jours de la création n’étaient pas des jours ordinaires) alors la promesse faite par l’Eternel à Israël s’appuierait sur un non-sens.

La durée du jour a-t-elle de l’importance ?

En conclusion, est-il vraiment important que l’on considère ces jours comme des périodes de 24 heures ? La réponse est un “ Oui” retentissant ! C’est notre manière d’interpréter la Bible qui est en jeu. Par exemple, si nous ne les acceptons pas comme des jours ordinaires, nous devons nous poser la question : “Que sont ces jours ?” La réponse sera : “Nous ne savons pas”. Si nous interprétons le texte ainsi, pour être conséquents, il nous faudrait appliquer la même méthode aux autres textes. Par exemple, lorsqu’il est dit que Dieu façonna Adam de la poussière — qu’est-ce que cela signifie ? Si cette phrase n’a aucun sens littéral, alors nous ne saurons jamais ce qu’elle signifie ! Nous devons prendre le texte de la Genèse dans son sens littéral. Notons aussi que l’on ne peut pas “interpréter littéralement” un texte car une “interprétation littérale” est une contradiction de termes. Soit on le prend littéralement, soit on l’interprète ! Il est essentiel que nous le comprenions de manière littérale, à moins que le sens soit clairement un sens symbolique. Lorsque le sens est imagé, cela paraîtra clairement dans le contexte ou bien le texte lui-même le dira.

Si une personne dit que nous ne savons pas ce que signifie le mot “jour”, peut-elle accuser quelqu’un d’autre qui y voit des jours de 24 heures ? Non, car celui qui les accepte comme des jours ordinaires sait au moins ce que signifie le mot. Celui qui ne sait pas ce que signifie le mot “jour” ne peut accuser personne d’avoir tort.

Les gens essaient de trouver un autre sens au mot “jour” pour faire de la place dans le récit de la création pour les longs âges de la géologie évolutionniste. Cette pensée comporte néanmoins d’importants problèmes car ces âges sont représentés par des fossiles, lesquels donnent un récit de lutte et de mort. Par conséquent, le problème de lutte et de mort avant Adam demeure entier.

Lorsque les gens acceptent l’enseignement de la Genèse de manière littérale et comprennent que les jours de la création sont des jours ordinaires, ils n’ont aucun problème pour comprendre le reste de la Genèse.

“Car en six jours l’Eternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et Il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Eternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié” (Exode 20 :11).