Publié à l’origine dans :
Creation Ex Nihilo 19(4):42–43
septembre–novembere 1997
Voir aussi article du 25 mars 2002 :
« Evolutionist questions AiG report: Have red blood
cells really been found in T. rex fossils? » (Évolutionniste
met en question rapport de Réponses dans la Genèse intitulé :
A-t-on vraiment trouvé des globules rouges dans les fossiles
de T. rex ?)
De vrais globules rouges provenant d’ossements fossilisés
d’un Tyrannosaurus rex ? Avec des traces d’hémoglobine
(protéine porteuse d’oxygène qui donne au sang sa couleur) ?
Idée absurde pour ceux qui croient que ces vestiges de dinosaures
datent d’au moins 65 millions d’années.
Par contre, ceux qui croient à la Genèse ne sont, bien
sûr, pas du tout troublés, car pour eux les vestiges de
dinosaures ont tout au plus quelques milliers d’années.
Dans un article récent1
publié par des scientifiques de l’Université de l’État du
Montana, les auteurs ont apparemment de la peine à retenir
leurs excitations et à faire preuve de prudence professionnelle
devant les résultats de leurs travaux qui semblent indiquer
de manière convaincante, la présence de sang chez un spécimen
de T. rex.
Tout a commencé lorsqu’un
squelette remarquablement bien préservé d’un T. rex
a été déterré en 1990 aux États Unis. L’analyse des ossements
transportés au laboratoire de l’Université de l’État du
Montana a révélé que « certaines zones profondes du
grand os d’une patte ne sont pas entièrement fossilisées ».
Le fait d’avoir trouvé des ossements non fossilisés d’un
dinosaure constitue déjà un élément qui cadre mieux avec
l’hypothèse d’une date récente pour les fossiles (voir encart).
Mais laissons plutôt la parole à Mary Schweitzer, la scientifique
la plus concernée par cette trouvaille, pour qu’elle nous
relate son expérience lorsque à tour de rôle ses collègues
ont examiné au microscope une fine lamelle de ces ossements
de T. rex comportant des canaux de vaisseaux sanguins.
« L’étonnement a envahi le laboratoire, car je venais
de repérer quelque chose dans les vaisseaux que personne
n’avait remarqué jusque là : De minuscules objets ronds
et d’un rouge translucide avec un centre foncé. Puis un
collègue, au premier coup d’œil dans la lunette, s’est exclamé
« Mais, ce sont des globules rouges que tu as là, ce
sont des globules rouges2
Schweitzer fait part de ses doutes à son patron, Jack Horner.
Comment peut-il s’agir de vrais globules rouges ? Ce
célèbre paléontologue surnommé Jack aux Dinosaures lui lance
un défi : qu’elle tente de prouver qu’il s’agit d’autre
chose. Aujourd’hui, elle doit cependant avouer : « Nous
n’avons toujours pas réussi à le faire ».
Évidemment, il serait tentant de rechercher de l’ADN de
dinosaure dans un spécimen de ce genre. Mais des fragments
d’ADN provenant de champignons, de bactéries et d’empreintes
digitales humaines se trouvent aussi un peu partout. Bien
que l’équipe du Montana ait en effet trouvé parmi les traces
d’ADN de champignons, d’insectes et de bactéries un certain
nombre de séquences non identifiables d’ADN, elle n’était
pas en mesure d’affirmer qu’il ne s’agissait pas de séquences
brouillées d’organismes contemporains. Cependant, ce problème
ne se pose pas pour l’hémoglobine, c’est à dire la protéine
qui donne au sang sa couleur rouge et qui transporte l’oxygène.
L’équipe a donc recherché cette substance dans l’os du fossile.
Les preuves de survie de l’hémoglobine dans ces ossements
de dinosaure (mettant ainsi gravement en doute la notion
de « millions d’années ») sont, pour l’instant,
les suivantes :
Les preuves de la présence d’hémoglobine
et de globules rouges dont la forme demeure reconnaissable
aujourd’hui dans des éléments non fossilisés d’ossements
de dinosaure constituent un témoignage très convaincant
contre la notion même de dinosaures remontant à des millions
d’années. Cette découverte en dit long en faveur du récit
biblique d’une création récente.
Prétendre qu’un os pourrait rester intact
pendant des millions d’années sans se fossiliser (se minéraliser)
ce serait exiger de l’imagination un effort excessif. Ce
rapport sur des globules rouges dans une section d’un os
de dinosaure ne constitue pas la première trouvaille de
ce genre.
Déjà en 19923,
la biologiste le docteur Margaret Helder informait les lecteurs
de la revue Creation que des découvertes d’ossements
« frais », c’est à dire non fossilisés, de dinosaures
faisaient l’objet de documentation.
Plus récemment et suite à ces rapports, Réponses dans la
Genèse, à envoyer en Alaska une équipe avec Buddy Davis
pour déterrer des ossements également non fossilisés.4
Reférénces et notes
1. M. Schweitzer
et I. Staedter, « The Real Jurassic Park », Earth,
juin 1997 pp. 55–57. Retour au texte.
2. En réalité,
un pathologiste professionnel était le premier à remarquer
les globules rouges lorsque, par hasard, il désirait voir
au microscope un morceau d’os si « ancien ». Retour au texte.
3. Creation
14(3):16. Les sources non-chrétiennes étaient, notamment,
un résumé des Geological Society of America Proceedings
(compte rendu). 17:548, ainsi que K. Davies in Journal
of Paleontology 6l(1):198–200. Retour au texte.
4. Voir entretien
avec Buddy Davis, Creation 19(3)49–51,1997.
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